Alhadji Ali : « Le Cameroun, à travers l’ART, est le régulateur garant de l’ARTAC »

(TIC Mag) – L’Equato-guinéen Don Hermogenes Nzang Esono, président de l’ORTEL (l’Organe de régulation des télécommunications de la Guinée équatoriale), a été élu président de l’ARTAC au terme de première session extraordinaire de la Conférence des régulateurs de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC) qui s’est tenue du 06 au 07 août 2018 à Malabo en Guinée équatoriale. Un secrétariat permanent a également été institué. Il sera dirigé par le Camerounais ALHADJI ALI, cadre à l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun. TIC Mag l’a rencontré pour évoquer les principaux défis de cette organisation qui renaît de ses cendres.

TIC Mag : Après l’élection récente d’un président exécutif à la tête de l’ARTAC, quelle est la nouvelle dynamique impulsée au sein de l’ARTAC ?

Alhadji Ali : Avant tout, j’aimerai rendre grâce au Dieu tout puissant par la volonté duquel je suis le nouveau secrétaire général de l’Artac. Ensuite, j’exprime ma gratitude et ma reconnaissance au DG de l’ART, Philémon Zo’o Zame, pour la confiance qu’il a placé en moi en me proposant comme candidat au poste de secrétaire permanent de l’ARTAC. Je remercie enfin l’ensemble des membres de l’ARtac qui ont bien voulu valider cette proposition. L’Artac est entrée dans un profond sommeil depuis quelques années. La réunion de la première conférence des régulateurs de l’ARTAC à Malabo était l’occasion de réveiller l’ARTAC de son sommeil.

Bien entendu, cela a été une occasion de lancement pour la reprise des activités de l’ARTAC. Qui dit reprise, dit redynamisation. Pour ce faire, quelques actions ont été mises sur pied. Notamment, la retouche des statuts pour donner à l’ARTAC une meilleure visibilité sur le terrain. Il y a eu une constitution des groupes de travail sur des thématiques bien précises sur lesquels l’ARTAC est appelée à travailler. C’est sur cette dynamique que nous allons nous reposer pour relancer les activités de l’ARTAC.

TIC Mag : Sur le plan sous-régional, quelles sont les premières problématiques sur lesquels va s’appesantir l’ARTAC ?

Alhadji Ali : Les premières problématiques qui ont été convenues à Malabo sont en premier lieu la coordination des fréquences aux frontières et en second lieu la réduction des coûts de roaming dans la sous-région.

TIC Mag : Quel est précisément le rôle du secrétaire permanent de l’ARTAC ?

Alhadji Ali : Avant d’y arriver, j’aimerai donner la configuration de l’organisation de l’ARTAC. Elle a comme organe la Conférence des régulateurs qui est son organe suprême, en dessous de laquelle il y a un bureau exécutif avec à sa tête un président, un vice-président et un secrétariat permanent. Le rôle du secrétariat permanent est de mettre en œuvre les objectifs et exécuter les plans d’actions tels que convenus par la Conférence des régulateurs. C’est un rôle administratif. Une sorte de cheville ouvrière de l’ARTAC.

TIC Mag : Quelle sera la part d’actions du Cameroun dans la relance des activités de l’ARTAC ?

Alhadji Ali : Le Cameroun, à travers l’ART, est le régulateur garant de l’ARTAC. A ce titre, il héberge le secrétariat permanent. Et comme je l’ai indiqué tout à l’heure, ce secrétariat est la cheville ouvrière de l’ARTAC. La réussite de l’ARTAC dépend énormément de l’appui que le régulateur camerounais va apporter au secrétariat permanent qui est en son sein. Nous savons qu’en matière de télécoms en Afrique centrale, le Cameroun constitue une locomotive. Si la locomotive marche bien, les wagons vont suivre. Le travail qui est attendu de l’ART est donc très important dans la relance des activités de l’ARTAC et dans la bonne marche des activités de cette organisation.

Propos recueillis par A. M. (TIC Mag)


L’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale est née à l’issue d’une assemblée générale tenue à Yaoundé les 24 et 25 novembre 2004. Elle ambitionne de réunir les régulateurs télécoms de l’ensemble des 10 pays de la Communauté des États de l’Afrique centrale et le Rwanda.

Parmi ses objectifs, le partage d’expérience entre régulateurs télécoms, la mise en place de structures législatives et réglementaires modernes pour la fourniture des services de télécommunications dans les Etats des pays membres ou encore l’intégration graduelle des mécanismes réglementaires à l’intégration des marchés des télécommunications de la sous-région en vue de la réduction des coûts et en vue d’une meilleure qualité de service.

Par TIC Mag

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