samedi 3 juin 2017

Jacob Sindze : « L’avenir de l’assurance se trouve dans les nouvelles technologies »

(TIC Mag) – A l’occasion de la première édition du Salon AssurTech, TIC Mag a approché le Directeur général du groupe Area Assurances, qui évoque le rôle grandissant que jouent les TIC dans le secteur de l’assurance aujourd’hui. Aussi, il donne son avis sur la manière dont les TIC vont révolutionner le marché de l’assurance.

TIC Mag : Quelle a été la raison du choix de la nouvelle application InsurAssurance afin de développer vos services et produits d’assurance via le numérique  ?

Jacob Sindze : Area Assurances est toujours à l’avant-garde de l’innovation dans notre secteur. Si vous regardez dans un passé pas très lointain, nous avions fait l’assurance des Smartphones, ce que nous avions appelé à l’époque « Area Smartphone Secure », nous avons également innové en essayant de mettre un produit adapté aux motos et aux taxis dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant avec l’ensemble des motos-taxis et autres transporteurs. Nous avons également essayé une innovation à l’endroit des PME / PMI. Il nous semblait donc tout à fait légitime à ce moment où le monde vit à une vitesse très très rapide vers la technologie de trouver des solutions d’assurance tenant compte de l’accélération de l’Internet et de la digitalisation. C’est pour cela que tout naturellement nous nous sommes tournés vers cette solution qui est celle de demain pour l’activité de l’assurance.

Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, malgré le fait que l’assurance soit extrêmement réglementée, nous pensons que la digitalisation c’est la solution de demain pour le développement de l’assurance dans notre pays.

TIC Mag : En ce moment, comment Area utilise les solutions numériques pour écouler ses services et produits ?

J.S. : Nous sommes encore à une phase de balbutiement. Simplement parce que les gens ne sont pas encore habitués à souscrire une assurance en ligne, aussi bien les jeunes que les moins jeunes. Donc, c’est encore la phase des essais.

TIC Mag : Dans ce contexte, quel peut être la place des évènements comme AssurTech qui vient de tenir sa toute première édition au Cameroun ?

J.S. : L’événement AssurTech a une importance capitale pour l’avenir de l’assurance au Cameroun. Parce que nous avons vu que les taux classiques sont limitatifs. Et donc, il faut trouver de nouvelles solutions, notamment des solutions qui engagent la jeunesse et qui sont adaptées à leur mode de vie. Or, cette jeunesse est extrêmement Androïd et a même une longeur d’avance par rapport aux précédentes générations sur ce marché. Alors, il y a pas de solutions qui vaille en dehors de l’Internet.

TIC Mag : Quelle est la place des jeunes dans vos projets de développement ?

J.S. : Pour vous développer, vous avez besoin de jeunes. Ce sont sur les jeunes qu’il faut compter pour avoir de nouvelles parts de marché.

TIC Mag : Certaines personnes sont réticentes à s’approprier les outils du numérique au motif qu’ils seraient assez complexes et coûteux. Estimez-vous que la mise en place des solutions numériques proposées sont assez onéreuses ?

J.S. : Nous ne réfléchissons pas en termes d’onérosité. Les nouvelles technologies vont tellement vite que trois ou six mois après, même les coûts de pénétration ont diminués de 3 à 4/5e. Donc, c’est un investissement rentable, pour peu qu’on s’y mette. Encore qu’aujourd’hui, les connexions Internet sont disponibles partout et à tous.

TIC Mag : Aujourd’hui, dans certains pays, des opérateurs mobiles proposent des services et solutions de micro assurance en partenariat avec les compagnies d’assurance. D’après vous, quelle serait la solution la plus adaptée pour exercer le plus sereinement sur ce marché en utilisant le numérique ? Développer ses propres solutions numériques ou alors entrer en partenariat avec les compagnies de téléphonie mobile ?

J.S. : Notons tout d’abord que la réglementation n’autorise pas les opérateurs mobiles à proposer des solutions d’assurance. C’est interdit. Il faut un agrément de l’autorité de tutelle pour permettre à un individu d’exécuter une opération d’assurance. Et la tutelle ainsi que la CIMA cherchent des solutions pour résoudre ce problème. Sinon, nous serons complètement décalés.

TIC Mag : Au Kénya, il y a la solution de microassurance Linda Jamii ( de Safaricom qui developpe M-pesa ) mise sur pied en 2014 et où l’on retrouve comme partenaires pour sa mise en place opérateur télécom et compagnies d’assurances. Dans le contexte camerounais, est-ce une solution envisageable pour le moment?

J.S. : Notre avis est que nous pouvons essayer les best practices observées ailleurs, à l’exemple de cette solution kényane. Cela peut être l’une des possibilités qui s’offrent parmi tant d’autres.

TIC Mag : Quel est le positionnement de Area Assurances face aux innovations technologiques d’aujourd’hui et de demain ?

J.S. : Nous pensons que pour nos clients, tout ce qui est moderne et tout ce qui est actuel est le bienvenu. C’est certainement un processus qui va aller dans le sens de l’amélioration de la prestation dont ils bénéficient déjà et qu’ils continueront de bénéficier demain. Donc, c’est un plus et nous leur rassurons que grâce aux solutions IT, ils auront un meilleur service demain.

Propos recueillis par J.T. et B-O.D.

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