vendredi 2 juin 2017

Cameroun : A AssurTech, Protais Ayangma présente Mica Assurances, une plateforme numérique de commercialisation des produits de microassurance

(TIC Mag) – Imaginez un marché en ligne où vous pouvez souscrire à un produit d’assurance d’une compagnie de votre choix ou encore où vous pouvez régler vos primes d’assurance via mobile sans toutefois avoir besoin de vous déplacer en agence. Certains parlent de plateforme de marché, d’autres ont d’application d’e-commerce spécialisée dans les produits d’assurance. De micro assurance, notamment. De manière générale, les avis des professionnels d’assurance sont plutôt admiratifs de la proposition du cabinet de conseil en assurances P2A (Prévoyance – Assistance – Assurance) de Protais Ayangma, ancien directeur général de Saham Assurance. Sa proposition, c’est Mica Assurances. Une application qui sera disponible sur le Play Store dans un mois.

Présentée officiellement le 31 mai 2017 à Douala en marge du forum Assurtech, un événement organisé par P2A pour présenter « les technologies qui assurent », cette application veut participer à la démocratisation des produits d’assurances au Cameroun. De microassurances précisément.

D’après les explications de Protais Ayangma qui a fait appel aux jeunes développeurs d’Abbia Digital, pour mettre en place cette plateforme, l’application Mica Assurances permettra aux populations d’accéder à plusieurs offres d’assurance de différentes compagnies du pays. L’application cible les jeunes mototaximen qui veulent s’assurer, les chefs de famille qui veulent assurer femmes et enfants, mais aussi les particuliers.

Aussi, elle permettra aux compagnies d’assurances de mieux commercialiser et faire connaître leurs produits et services d’assurance auprès du grand public. Ceci en utilisant les outils numériques qui s’offrent aujourd’hui à de nombreux Camerounais.

Accessibilité, disponibilité et rapidité

Explications de Protais Ayangma, promoteur de l’application : « Il y a cinq millions de personnes assurables. Il faut les toucher ces personnes non assurées. C’est le grand nombre que nous visons. Il appartiendra à chaque compagnie de mettre ses produits d’assurance sur cette plateforme.  Quand vous allez sur une place de marché, c’est beaucoup plus simple de trouver un produit d’assurance. On ne saura même pas qu’on est sur la plateforme. On y trouvera par exemple Activa Assurances. Et sur la plateforme, on retrouvera les éléments et questionnaires qu’Activa demande généralement. L’utilisateur pourra donc remplir son formulaire et payer la prime à partir de son terminal, ordinateur ou smartphone. Il n’a pas besoin de se rendre en agence ».

D’après le DG de P2A, cette application propose l’accessibilité, la disponibilité et la rapidité. « Lorsque le samedi vous avez oublié de payer votre prime d’assurance, vous pouvez le régler à partir de chez vous en utilisant votre plateforme mobile. Il n’y a donc pas déperdition, parce qu’il y a la date et l’heure de règlement. Car avec le fameux l’article 13, l’assurance n’est valable qu’après paiement. Nous sommes par exemple en période de vacances. L’on voit des banderoles des assureurs un peu partout en ville. Tout le monde ne les voit pas et en plus cela enlaidit un peu la ville. Sur la plateforme digitale que nous proposons, vous pouvez voir quels offres d’assurance voyage existent, combien cela coûte et vous avez la possibilité de souscrire à l’offre qui répond à vos attentes », illustre Protais Ayangma.

En somme, un service à valeur ajoutée dans le secteur de l’assurance. Son promoteur affirme que c’est un projet qui a pris beaucoup de temps. Et l’équipe de développeurs continue de travailler pour la sécuriser davantage les paiements.

Avec les call-box ?

Des experts comme Chrétien Tabetsing d’Alliance Financial affirment que c’est une initiative louable et proposent que les plus de 500 000 « call-boxeurs » (distributeurs de crédit de communication) du Cameroun aient la possibilité de proposer cette application aux clients. Mais, Chrétien Tabetsing s’interroge si la réglementation ne sera pas un frein dans le déploiement du service.

Blaise Abel Ezoo Engolo, directeur en charge des Assurances au ministère des Finances, représentant du ministre, qui a prononcé le mot de clôture d’Assurtech répond. « Parlant des distributeurs des produits d’assurance, si l’on prend le cas des call-boxeurs, ils ne seront pas là pour convaincre. Ils vont simplement présenter le produit au potentiel client. Le régulateur intègre ce souci de vulgariser les produits d’assurance dans le sens d’accompagner les acteurs de secteur et non pas pour être un frein. La régulation est là pour accompagner ce qui est irréversible. La tutelle encourage l’introduction du digital dans le secteur de l’assurance », affirme-t-il.

Le challenge est donc dans le camp de Protais Ayangma et de son équipe qui espèrent tirer un pourcentage « même de 1% » sur les transactions qui passeront via la plateforme. Il propose en plus InsurAfrica une autre application interne que les compagnies d’assurance peuvent indépendamment intégrer sur leur site web pour proposer et commercialiser leurs produits d’assurance en ligne et sur tous les terminaux. Et le revoilà actif dans le secteur de l’assurance, après La Citoyenne, Colina Assurances et Saham Assurances. Mais, avec cette fois-ci un ancrage plus prononcé dans le digital.

B-O.D.

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