dimanche 3 avril 2016

La Commission économique pour l'Afrique et la Commission de l'Union africaine organisent la Semaine du développement de l'Afrique à Addis Abeba du 31 mars au 5 avril au Centre de conférences de l'ONU





Les réunions annuelles de la Conférence des ministres des  Finances et de l'Économie  permettent d'aborder les questions les plus importantes concernant le développement économique du continent.

Cette année, les discussions portent essentiellement sur l'Agenda 2063, stratégie globale pour le développement de l'Afrique, ainsi que sur les Objectifs de développement durable.

Les dirigeants africains et étrangers s'engagent à nouveau à poursuivre une voie de développement plus durable dans le cadre de l'Agenda 2030. 

Les États membres de l'Union africaine confirment  également leur adhésion à l'Agenda 2063. La Semaine du développement de l'Afrique est l'occasion de réfléchir aux moyens permettant une approche plus intégrée et plus harmonieuse de la mise en œuvre, du suivi et de l'évaluation des programmes de développement du continent. Parallèlement à ces réunions ministérielles, 23 événements sont organisés.

La CEA lance opportunément ses remarquables publications sur les pays africains, une analyse détaillée de la situation macroéconomique et des opportunités d'investissement dans chaque pays étudié. Une autre nouveauté, l'indice de l'intégration régionale en Afrique, classe les pays selon leur intégration économique dans leur région.

Les auteurs de l'indice - fruit d'une collaboration entre la CEA, l'Union africaine et la Banque africaine de développement - affirment que l'intégration régionale est une priorité absolue pour le développement durable de l'Afrique. Ce rapport est le premier outil systématique de mesure des progrès réalisés par les 54 pays africains pour mettre en place les cadres nécessaires à l'intégration régionale. « L'Afrique se transforme et devient un continent mieux 'connecté', plus compétitif et plus favorable aux affaires. L'Indice de l'intégration régionale  mesure les progrès d'une Afrique en mutation », indique le rapport.

Parmi les autres sujets abordés, figurent l'Accord de Paris sur les changements climatiques et la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.
D'autres secteurs sont couverts, en particulier l'industrialisation, l'intégration régionale, les migrations, l'énergie, la banque, ainsi que l'amélioration de la collecte et de l'utilisation des données et statistiques.

Une session intéressante est prévue sur la corruption. Les discussions seront facilitées par le rapport sur la gouvernance qui vient d'être publié et qui a pour titre " Mesure de la corruption en Afrique". Le rapport soutient que les approches actuelles utilisées pour mesurer la corruption sont essentiellement fondées sur les perceptions et ne tiennent pas assez compte de la dimension internationale du phénomène en Afrique. Les auteurs exhortent les pays africains à s'engager à améliorer leur gouvernance, plutôt que d'accuser les uns et les autres de corruption.

Il faut mentionner  également la prestigieuse Conférence annuelle  Adedeji. Secrétaire exécutif de la CEA entre 1975 et1978, Dr Adebayo Adedeji a contribué à renforcer le prestige de l'Institution et à élargir son rôle en Afrique et dans le monde. Cette année, la conférence sera présentée par Ha-Joon Chang, économiste international du développement, connu pour ses idées "que l'on ne vous dit jamais sur le capitalisme".

Pour plus d'informations sur la Semaine du développement africain: http://www.uneca.org/cfm2016

Réactions :