mercredi 10 février 2016

[Côte d’Ivoire] Nouveau carrefour de la Cyberdéfense des Etats Francophones


La cybercriminalité  tue l’économique numérique. Il est indéniable que les TIC facilitent la vie mais  il faut être prudent et veiller à ce que ces innovations technologiques ne soient pas utilisées pour commettre des crimes. 
Devant l’escalade de la violence et le nombre croissant d’actes de terrorisme,  l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et l’ARTCI organisent du 8 au 10 février un séminaire de réflexion, afin de prendre des dispositions pratiques pour une meilleure cyberdéfense de tous les états membres de
l’espace francophone.
 A Bassam, ville historique et première capitale de la Côte d’Ivoire, plusieurs experts en cybersécurité venus  monde entier se penchent sur la question de  la cybercriminalité.
« La cybercriminalité est en pleine essor avec avec tous ces recrutements de terroristes qui se font via internet  par le truchement  des réseaux sociaux. Il est important que les autorités prennent des dispositions  nécessaires en vue de mettre en place un système de défense et de sécurité qui pourra contrarier et freiner  ce phénomène » a souligné monsieur le ministre d’état de l’intérieur et de la sécurité Hamed Bakayoko pendant son allocution ce lundi 08 février.
Pour Bruno Koné - ministre de l’économie numérique qui a précédé le ministre d’état Hamed Bakayoko, en laissant le pupitre successivement au maire de la ville de Bassam et  Adama Wane Administrateur de l’OIF- tous dans leur discours n’ont  pas manqué de relever que la cybercriminalité est un danger permanent qui guette les nations.

Séminaire de l'OIF et l'ARTCI sur la lutte contre la cybercriminalité

 C’est la raison pour laquelle ils attendent  beaucoup de ces trois jours de  réflexion.  « Ce séminaire doit  permettre aux experts présents  d’échanger et de partager  leur expérience sur les différentes stratégies que l’on peut mettre en place  pour traquer les  cybercriminels.  Mais également apporter des solutions concrètes comme l’identification de tous les abonnés au téléphone mobile qui aujourd’hui est un instrument tangible pour connaitre l’auteur d’une menace quelconque » poursuit Hamed Bakayoko.
 L’exemple du compte twitter de la grande chaine de télévision française piraté récemment  et plusieurs sites  internet institutionnels de l’état Burkinabé  illustre bien qu’aucune entité étatique ou privée n’est épargnée  par ces menaces.
« Il faut donc de la vigilance  et de l’anticipation  pour freiner les cybercriminels et garantir une bonne utilisation d’internet » exhorte le ministre Bruno Koné   les participants de ce séminaire.


Jacques KOUAO

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