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samedi 31 janvier 2015

Ndèye Aminata Sène Chef de la Cellule Informatique – CDP : « Les réseaux sociaux présentent des risques énormes … »



Ndèye Aminata Sène est la Chef de la Cellule Informatique de la Commission des données personnelles au Sénégal. L'équipe de socialnetlink.org l'a rencontrée lors de la table-ronde sur les sept ans de la loi ayant institué la CDP en janvier 2008. Elle nous parle, à l'occasion de la journée internationale de la protection des données, des dangers liés à la divulgation des informations personnelles et confidentielles sur les réseaux sociaux, les moyens de se prévenir dans l'utilisation de ceux-ci et les défis auxquels, aujourd'hui, la CDP fait face.


Quels sont, aujourd'hui, les dangers et risques qui pèsent sur l'utilisation des réseaux sociaux au Sénégal ?


Ce que nous avons, aujourd'hui, remarqué au sein de la commission des données personnelles, c'est que les réseaux sociaux bien qu'ils soient plus utiles de communiquer, de partager avec nos proches présentent des risques. Ceux-ci sont liés entre autres à l'usurpation d'identité, au chantage, des harcèlements.


Quelles solutions proposez-vous aux utilisateurs pour se prévenir de ces dangers et risques sur l'utilisation des réseaux sociaux ?


Pour se prévenir des dangers liés aux réseaux sociaux, il faut de la prudence mais également l'attention au niveau des paramètres de confidentialité. Cela permet à tous les utilisateurs de ne pas accéder aux paramètres de confidentialité.


Quels sont les défis qui s'imposent aujourd'hui à la CDP pour protéger les données personnelles au Sénégal ?


Les défis auxquels la CDP est confrontée sont liés entre autres aux réseaux sociaux et au cloud computing. Ce dernier consiste à délocaliser les services de stockage des données des entreprises et également il y a la sécurité des données. Par exemple le fait que tout le monde peut accéder aux données de l'entreprise plus facilement avec sa tablette, son smartphone et autres. Nous exigeons que les responsables de traitement mettent en place des mesures afin de protéger les données des citoyens.


(Source : Social Net Link, 29 janvier 2015)







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Le M-commerce gagne du terrain en Afrique



Ericsson a récemment lancé son rapport Consumer Lab (Laboratoire de la consommation) concernant le Mobile-Commerce (m-commerce) sur les marchés émergents en 2015. Le rapport s'intéresse aux attitudes des consommateurs envers l'adoption du commerce mobile dans les marchés émergents.


La conclusion majeure du rapport est qu'il y a une tendance commune qui se dégage dans les marchés émergeants : la perception selon laquelle le système bancaire n'est établi que pour les riches. Voici les 5 autres conclusions importantes des équipes d'Ericsson sur la question :


Une forte urbanisation : Selon le rapport, l'urbanisation s'accélère avec un nombre croissant de personnes dans les marchés émergents en mouvement partant des zones rurales vers les villes.


Une économie informelle : l'économie informelle est encore très présente dans les marchés émergeants et conduit à un revenu instable. En effet, la tendance est que les travailleurs dans les marchés émergents sont payés à l'heure ou à la commission.


Paiement en espèce : Payer en espèce est très courant dans les marchés émergeants mais n'est pas sans risque. En effet, l'achat de biens et le règlement des factures en argent comptant est commun dans ces marchés et offre la vitesse, la transparence et la capacité de négocier. Par contre, le payement en cash est une option rapide lorsque le client et le marchand sont sur le même lieu. Mais quand ils sont séparés, le processus est lent et peu pratique.


Des raisons d'utiliser le m-commerce : Parmi les raisons d'utiliser le commerce mobile pour les consommateurs dans les marchés émergents, il y a le potentiel de rapidité et de commodité concernant les services financiers mobiles. Il y a également la réduction du risque de se faire voler. Il est très important que les personnes aient un service qui soit fiable, sûre et rapide.


Les idées reçues : Le principal obstacle d'adoption est d'avoir de fausses idées sur le service. Les utilisateurs s'inquiètent au sujet des escroqueries potentielles ou menaces sur la sécurité de leurs informations. Beaucoup croient aussi qu'il faut être riche ou avoir un tant soit peu d'argent pour utiliser le service.


Concernant les statistiques sur l'utilisation du m-commerce dans les marchés émergeants, le rapport indique que 68 % de la population du Kenya ont effectué des services financiers sur leurs mobiles, suivi de 13 % en Afrique du Sud et de 12 % au Ghana.


(Source : Social Net Link, 29 janvier 2015)







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Protection de Données personnelles : Plus de 100 dossiers sur la table de la CDP



260 dossiers en une année. Tel est le nombre de dossiers reçus par la Commission des données personnelles entre 2014 et cette année. Ce chiffre a été donné, hier , par son Président lors de la table-ronde sur les sept ans de la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur les données à caractère personnel à l'occasion de la journée internationale de la protection des données personnelles.


« Rien que pour 2014, la CDP a reçu 260 dossiers dont 91 déclarations, 74 demandes d'autorisation en bonne et due forme, 32 demandes d'avis et 43 pliantes », a précisé Mouhamadou Lô dans son mot de bienvenue. Cela prouve, selon le président de la commission, que la protection des données personnelles se matérialise aujourd'hui au Sénégal. Avant de préciser les natures des dossiers. « Les dossiers portent, d'après Mouhamadou Lô, sur le système de vidéosurveillance, le fichier du personnel, les bases de données des clients, le contrôle d'accès par badge, le jeu prospection publicité, la collecte des données via les sites web, les plateformes SMS ».


Sur la protection des données liées à la vidéosurveillance, le respect de la législation est de mise. « « C'est une obligation. Il faut que la personne qui décide de mettre le processus de vidéosurveillance respecte la législation. La première préoccupation est de faire la déclaration devant la CDP », a conseillé le président de la CDP.


La Commission des données personnelles a été instituée par la loi n°2008-12 janvier 2008 sur les données à caractère personnel. Cependant, elle n'a commencé pleinement à travailler qu'en décembre 2013. Elle est composée de onze membres. Ils sont choisis en fonction de leurs compétences à la Présidence de la République, l'Assemblée nationale, la Cour suprême, au Patronat, à l'Ordre des Organisations de défense des droits de l'homme, l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE) et à la Primature.


(Source : Social Net Link, 29 janvier 2015)







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Sassoum Niang, Directrice Kaymu Sénégal : « Nous voudrions que tout Sénégalais qui vend quelque chose soit relayé sur Kaymu »



Le défi pour Kaymu est de permettre à tout vendeur de disposer d'une boutique virtuelle et d'une boutique réelle. C'est du moins l'ambition de Sassoum Niang, Directrice de cet espace d'échanges et de ventes en ligne présent dans une trentaine de pays en Afrique et une soixantaine dans le monde. Dans une interview qu'elle a bien voulu accorder à l'équipe de socialnetlink.org, elle évoque entre autres les procédés de ventes en ligne, les relations entre Kaymu et ses partenaires commerçants.


Pouvez-vous présenter votre plateforme ?


Kaymu est une communauté d'échanges en ligne. Il y a des vendeurs et des acheteurs. Les vendeurs peuvent être des particuliers comme des magasins. Par exemple, ça peut être un commerçant ambulant, une dame qui va au Maroc et achète une valise de marchandises ou un étudiant qui a un téléphone à vendre. Quant aux acheteurs, ce sont l'ensemble des Sénégalais. Notre but est de mettre en relation les vendeurs et les acheteurs, créer un lieu où ils peuvent se rencontrer et échanger.


D'où est venu le nom Kaymu ?


Kaymu est un algorithme qui doit avoir un nom qui ne doit pas avoir de sens pour qu'il n'ait pas de possibilité d'interprétations hasardeuses. Mais en Wolof, Kaymu trouve une signification. Ça veut dire « Viens et crée de l'emploi ».


Pourquoi Kaymu a voulu s'implanter au Sénégal ?


Les Sénégalais sont des gens qui aiment la nouveauté et tout ce qui est lié aux technologies. Ils sont toujours au-devant de la mode. Tout ce qui marche dans le monde peut marcher au Sénégal.


Quels sont les types de produits que les partenaires de Kaymu mettent sur le marché ?


Tout. Ce sont les vendeurs qui disposent des produits. C'est tout ce qui se trouve actuellement sur le marché sénégalais que ce soit au niveau de Plaza, à Sandaga ou dans des bureaux où les gens vont acheter des marchandises. Tous ces produits se trouvent sur Kaymu.


Comment se fait l'achat en ligne sur Kaymu ?


Il suffit de chercher un produit que vous aimez sur Kaymu. Si vous le voyez, il suffit de cliquer là-dessus. Ensuite, vous choisissez s'il doit être livré chez vous ou si vous allez vous-même chercher dans un magasin. Après le choix de l'acheteur, nous coordonnons avec le service-livraison pour qu'il lui livre chez ce dernier et il doit payer au moment de la livraison. Le produit mis en ligne est gratuit jusqu'à la vente. Tout temps, chacun peut être vendeur sur Kaymu et tous les Sénégalais des commerçants en même temps. Tout le monde pense qu'il faut une carte de crédit pour payer en ligne, ce n'est pas le cas chez Kaymu. Combien de produits Kaymu vend-il par jour ?


Actuellement, nous sommes à une centaine par jour. Nous trouvons peu ce chiffre. Nous aimerions qu'il ait une hausse prochainement. L'idée est d'augmenter le nombre de vente de manière significative tous les mois au moins 1/3. Il faut que tous ceux qui veulent acheter se retrouvent sur Kaymu.


La clientèle est-elle, aujourd'hui, des services que vous lui rendez ?


A priori, oui. Comme Kaymu est un nouveau service, nous accompagnons les vendeurs pour qu'ils comprennent comment il fonctionne et l'intérêt de savoir qu'il y a un client virtuel et un client réel. C'est un défi pour nous.


De plus en plus, des arnaques sont fréquentes sur Internet. Comment faites-vous auprès des internautes pour les convaincre de croire à la vente en ligne sur Internet ?


Nous avons un contrôle en avant. Les produits ne sont pas directement mis en ligne. Avant qu'ils ne soient en ligne, nous appelons d'abord pour connaître l'identité et l'adresse du vendeur. Par la suite, nous validons le contre-client et le contre-vendeur. Le service-client appelle systématiquement les clients qui ont acheté. Notre service-vendeur appelle aussi toutes les personnes qui mettent en avant. Entre le moment de mettre en ligne et le moment en ligne, il y a un processus de validation.


A quoi consistent, de nos jours, les nouveautés sur Kaymu ?


Ce sont nos nouveaux produits en ligne. Une fois que nous avons créé un compte et que nous avons payé, nous recevons une newsletter, un courriel qui informe les visiteurs sur les nouveaux produits. En fonction de ce qu'ils achètent, le courriel montre ce qu'ils peuvent acheter d'équivalent. Il y a aussi des courriels où nous demandons aux visiteurs de nous dire ce qu'ils pensent de nos services.


Kaymu existe-il sur les applications mobiles ?


Oui. Nous avons une application pour Android et BlackBerry. Et celle pour IOS arrive en courant d'année.


Perspectives pour cette année pour Kaymu ?


Kaymu est le lieu et la communauté d'échanges et de vente n°1. Pour le moment, nous sommes déjà le premier en matière de la qualité des services. Nous voudrions que tout Sénégalais qui vend quelque chose soit relayé sur Kaymu que ce soit un téléphone, une tablette… Le reflexe est que tout commerçant dise qu'il va ouvrir deux boutiques en même temps : une boutique réelle et une boutique virtuelle en même temps.


(Source : Social Net Link, 31 janvier 2015)







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Moustapha Diop, patron de 37cinq : « Certaines chaînes de télévision vont disparaître »



Les chaînes de télévision qui ne se mettront pas à l'heure du numérique vont disparaître. C'est ce qu'a laissé entendre Moustapha Diop, consultant de la Télévision numérique terrestre (TNT) et ancien directeur des programmes de la 2STV. Interpellé au cours de la conférence de presse sur un tournoi de lutte organisé par RDV, Moustapha Diop, par ailleurs patron de 37cinq, rappelle que le passage de l'analogie au numérique sera fait en juin prochain.


Au Sénégal, quand est-ce qu'on va passer de l'analogie au numérique ?


Le passage de l'analogie au numérique au Sénégal sera effectif le 17 juin 2015. En février prochain, les régions de Dakar, Thiès et Diourbel vont passer en phase expérimentale. Le projet est largement partagé au Sénégal parce qu'il y a un comité national du passage au numérique mis en place depuis 5 ans. J'étais dans ce comité lorsque j'étais à la 2STV.


En quoi le numérique se différencie de l'analogie ?


Les sondages, la production, la télévision numérique va faciliter certaines choses. On peut dire sur un programme que c'est regardé par N téléspectateurs sur une chaîne. Ce qui fait la spécificité du numérique. La qualité de diffusion n'est pas la même. La qualité doit être de haute définition. C'est ce qui fait qu'on dise que certaines chaînes vont disparaître. Parce qu'il faut avoir les moyens de sa politique pour faire du numérique. Le numérique c'est des moyens. Avec le numérique, vu les investissements faits en parallèle qui répondent aux normes analogiques tels les récepteurs et les émetteurs, si ce n'est pas adapté, ce n'est plus possible. Le numérique permet de multiplier tous les signaux pour qu'on en vienne à un seul canal. Et le décodeur de multiplier le signal. Il appartient à Excaf de transporter le signal de tout le monde à un seul point. C'est comme si c'est un seul bus qui va à Diamianiadio. Tu ne partiras pas à Dimaniadio si tu n'y montes pas. Il y a des services mis en place par Excaf qui permettent de bloquer l'image d'un combat pour la remettre en marche une fois si l'on a fini de prier, pour ne rien rater de ce combat. Le numérique permet de multiplexer tous les signaux, la 2Stv, la Tfm… pour qu'on en vienne à un seul canal. Et le décodeur permettra de multiplier le signal, de le distribuer entre le 2Stv et les autres. A l'envoi de la réception, le téléspectateur ou le foyer reçoit tous les signaux par un seul canal.


Doit-on forcément changer les postes classiques pour les remplacer avec les écrans plats ?


On ne doit pas fondamentalement changer de poste téléviseur. Mais il y a une politique d'accompagnement, ce qui fait que les décodeurs peuvent être subventionnés. L'Etat est également en train d'élaborer une politique d'accompagnement pour avoir des téléviseurs permettant de recevoir les signaux numériques. Nonobstant cela, même ceux qui ont des télévisions qui ont des tuners et totalement smart, doivent avoir des décodeurs. Parce que le signal arrive crypté à la base. Si quelqu'un n'a pas de décodeur, il ne peut pas décrypter. Les antennes classiques vont rester. Aujourd'hui, vous allez en France, un peu partout en Europe, ce sont les mêmes antennes. C'est pourquoi on l'appelle la télévision numérique. Il y a possibilité de le recevoir par satellite. D'ailleurs, il y a une diffusion satellitaire et une diffusion optique. Cela permet si jamais sur le satellite il pleut ou en période de tempête, que le téléspectateur ne perde pas le signal. Pour parer à cela, il y a la fibre optique. Dans tout le Sénégal, c'est paramétré comme ça. Dans les zones de diffusion, il y a deux types de diffusion par voie satellitaire et par voie optique qui permet d'avoir un doublon. Avec ce doublon, si l'une a un problème, l'autre prend le relais. La mission d'Excaf est de mettre toutes les chaînes dessus. Maintenant, c'est des questions de qualité. Les qualités de contenu et de contenant sont des questions à maîtriser par les chaînes de télévision. Il faut qu'elles arrivent à les alimenter régulièrement. Je pense que certaines chaînes de télévision vont disparaître.


Lesquelles ?


Je ne vais aucunement le dire. Aujourd'hui, l'Etat a donné une fréquence à 19 chaînes de télévision qui existent au Sénégal. Les 19 chaînes sont susceptibles de passer au numérique. Tout dépend de la politique d'encadrement des entreprises. C'est des investissements à la base. On était avec des téléphones qui ne servaient qu'à appeler. On est passé à la vidéo, à la photo, il faut se mettre au diapason du numérique…


Amadou Mbodji


(Source : Le Quotidien, 30 janvier 2015)







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Orange va investir 13 milliards en fonds d'amorçage dans des Startups



Comme l'a récemment annoncé Stéphane Richard, PDG du groupe, les Startups seront au centre de la réflexion d'Orange pour les années à venir.


Ainsi, l'opérateur télécoms vient d'annoncer la création d'Orange Digital Ventures, un pôle d'investissement qui a « pour mission de détecter et d'accompagner des start-ups en phase de développement initial, en leur apportant le soutien financier dont elles ont besoin à un moment clé. »


Le fonds cible « des start-ups qui transforment le secteur des télécoms et du numérique avec des solutions innovantes, des technologies disruptives ou grâce à l'invention de nouveaux modèles économiques. » avec des tickets allant de 500.000 à 3 millions d'euros afin de prendre des participations minoritaires.


Selon le site Internet dédié au fonds, l'ambition du groupe est globale : « nous aspirons à investir dans les startups quelle que soit leur zone géographique d'origine. De Tokyo à San Francisco, en passant par Abidjan, nous nous appuyons sur la présence d'Orange à l'international afin de garantir la meilleure expertise possible. Nous portons un intérêt particulier aux services à destination des pays d'Afrique et du Moyen-Orient ».


Durant les derniers mois, Orange a bien démontré son intérêt pour les jeunes pousses en lançant des initiatives comme Orange Fab, un programme d'accélération de startups, lancé d'abord à San Francisco, puis en France, en Pologne, en Côte d'Ivoire, en Israël et en Asie, à travers lequel il a accompagné 70 startups.


(Source : Aafrique ITnews->http://ift.tt/NageEj], 28 janvier 2015)







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Protection des donnees à caractére personnel : 43 plaintes à l'étude



Toute information relative à une personne physique identifiée ou identifiable directement ou indirectement, par référence à un numéro d'identification ou à un ou plusieurs éléments, propres à son identité physique, physiologique, génétique, culturelle, sociale ou économique se doit d'être protégée.


Mais la Commission de protection des données à caractère personnel (Cdp), instituée par la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008 est méconnue des citoyens.


Les données à caractère personnel font souvent l'objet de violation délibérée des esprits malveillants, à usage nuisible. Pour les contrecarrer, voire amoindrir les accointances, le Sénégal a mis sur pied une autorité administrative indépendante (Aai) instituée par la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la Protection des données à caractère personnel.


Pour la matérialisation cette loi, la Commission de protection des données à caractère personnel (Cdp) a été mis en place. En cette Journée internationale de la protection des données à caractère personnel, célébrée hier mercredi, coïncidant à un an d'exercice de la structure, l'Aai fait état de quelques 43 plaintes reçues en étude, accusant entre autres opérateurs téléphoniques, vidéosurveillance dans les entreprises, internet, réseaux sociaux...


Ainsi Mouhamadou Lô, le président de la Cdp, a déclare : « nous avons reçu quelques 43 plaintes qui font office de malversation à des fins de chantage, par exemple l'installation des caméras dans les sociétés, le piratage des réseaux sociaux... ».


Il poursuit : « aujourd'hui, nous appelons tous les citoyens désirant se faire justice de se rapprocher de la structure aux fins que leurs revendications soient prise en compte avec toute diligence requise », a-t-il indiqué.


Lui emboitant le pas, Yaye Fatou Camara, responsable des Affaires juridiques et contentieux à la Cdp, révèle que « le plus grand nombre des plaintes que nous recevons vient des réseaux sociaux comme facebook, twitter, youtube, myspace, flickr, linked in, Daily motion... ».


« En ce jour dédié à la protection des données à caractère personnel, nous saisissons l'occasion pour organiser une journée portes ouvertes afin d'échanger, de sensibiliser les usagers aux méfaits des réseaux sociaux mais aussi les dispositions à prendre pour se prémunir des éventualités », a-t-elle indiqué.


Jean Pierre Malou


(Source : Sud Quotidien, 29 janvier 2015)







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vendredi 30 janvier 2015

La sécurité des ordinateurs passe-t-elle par un clavier intelligent?



Pour ajouter un niveau à la sécurité des appareils informatiques, deux chercheurs ont développé un clavier capable de reconnaître qui l’utilise. L’objet pourrait même produire sa propre énergie.




Il s’agit peut-être de la prochaine avancée en matière de sécurité informatique. Deux ingénieurs du Georgia Tech Institute of Technology ont mis au point un clavier qui enregistre la spécificité des mouvements de chaque individu. En d’autres mots, le clavier sait qui l’utilise.





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Matures, les start-ups high-tech israéliennes séduisent les investisseurs



Les start-ups israéliennes high-tech ont sollicité les fonds en capital risque et les investisseurs privés en 2014. Avec succès, puisque leur niveau de financement affiche 3,4 milliards de dollars, un record.






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Le m-commerce redéfinit l’expérience client et les usages



Les tendances du commerce sur mobile permettent de simplifier le processus d’achat et de permettre aux consommateurs d’utiliser des alternatives de paiement.




Le cabinet d’études des tendances PSFK Labs a publié le Mobile Commerce Playbook en partenariat avec Braintree, entreprise spécialisée dans les plateformes de paiement.





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jeudi 29 janvier 2015

Gamtel focalise sa nouvelle stratégie de croissance sur la fibre optique



L'opérateur historique des télécommunications de Gambie, Gamtel, à la traîne face aux opérateurs de téléphonie mobile en termes de revenu et parts de marché, a annoncé qu'il focalisera sa croissance sur la fibre optique. Lors de la présentation de ses comptes, devant l'Assemblée nationale, le 26 janvier 2015, Baboucarr Sanyang, le directeur général de Gamtel, a expliqué que l'entreprise compte beaucoup sur le large réseau de la CEDEAO pour se refaire une santé financière.


Avec les 970 kilomètres de fibre optique dont la Gambie va bénéficier, ce projet régional d'interconnexion des pays d'Afrique de l'Ouest, Gamtel pourra fournir des services télécoms haut débit à ses consommateurs sur toute l'étendue du pays. Les abonnés pourront jouir de communication voix de très bonne qualité sur fixe, Internet rapide, et accéder même à la télévision comme c'est le cas dans d'autres pays. Le directeur général est certain que « ces services de haute facture généreront davantage de revenus » pour l'opérateur historique et sa filiale mobile Gamcel.


Afin de relever les défis financiers qui se dressent devant Gamtel, Baboucarr Sanyang a révélé que l'entreprise a discuté avec la Banque mondiale qui a accepté de l'aider. L'institution financière internationale va lui fournir un soutien humain. Le gros des ingénieurs de Gamtel ayant été débauché par les sociétés de téléphonie mobile, le personnel fourni par la Banque Mondiale viendra transférer au nouveau personnel de l'entreprise son expertise dans la gestion du réseau et la rentabilisation des services télécoms.


(Source : Agence Ecofin, 29 janvier 2015)




Commentaire de Jean-Louis Fullsack


On marche sur la tête ! On « découvre » après deux décennies de déréglementation que l'opérateur historique n'a plus le potentiel humain (ni encore moins matériel, mais cela n'est pas dit) pour assurer ses tâches fondamentales d'exploitation et de développement –forcément à base de câbles à fibres optiques (FO)- de son réseau de télécommunication national ! Et cela dans un pays enclavé dans le Sénégal qui, lui, est un exemple d'investissement à bon escient et dont l'opérateur historique joue à plein son rôle d'opérateur public, appuyé sur un réseau important de câbles à FO ! La frontière entre ces deux Etats est pourtant assez « poreuse » ….


Mais la surprise devient interrogation quand on apprend que « le personnel fourni par la Banque mondiale viendra transférer au nouveau personnel de l'entreprise son expertise (sic) dans la gestion de réseau ». N'est-ce pas la tâche fondamentale de l'UIT ? Où est son Bureau du développement, dirigé depuis plus de vingt ans par un africain ? Et que fait le Bureau de l'UIT pour la Sous-région, basé à Dakar, à une heure et demie de route par voiture légère de Banjul … tout comme l'ESMT de Dakar-Rufisque ? Rappelons pour mémoire que la Gambie est Etat membre de l'UIT, et apparemment à jour de ses cotisations.


Avant que la Banque mondiale et, à sa suite l'UIT, n'aient imposé la déréglementation sans aucune étude préalable, un tel décalage –en fait, une vraie régression- n'aurait pas eu lieu ; la coopération technique aurait été mise en œuvre par l'UIT et aurait assuré toute l'assistance nécessaire à Gamtel.


Mais après ce constat désolant et les regrets de la « coop'tech », il faut reprendre le fil de l'actualité. Or, il se trouve que les télécoms en Afrique nous offrent en même temps un exemple aux antipodes de cette histoire navrante. Cela se passe en Afrique de l'Est et concerne l'interconnexion entre le Kenya et le Sud Soudan, et par conséquent l'accès de ce dernier au réseau mondial via les câbles sous-marins passant par Mombasa. Aux termes du Mémorandum signé par les Ministres des deux pays, c'est le Kenya qui jouera le rôle du « grand frère » et aidera le jeune Etat à réaliser sa première liaison à fibres optiques ! Sous l'œil bienveillant … de la Banque mondiale qui cofinancera ce projet. Car en Afrique de l'Est aussi l'UIT est aux abonnés absents. On félicitera d'autant plus chaudement le Kenya pour cette preuve de fraternité africaine, tant proclamée … mais si rare dans la réalité.


On se met alors à rêver : et si le Sénégal s'inspirait de l'exemple du pays-frère de l'Est africain et si Sonatel assistait Gamtel dans sa migration vers le réseau FO national, formation du personnel incluse en poussant sur le terrain un troisième larron : l'ESMT ? Quelle belle musique africaine entendrait-on alors grâce à cette harmonie (n'est-ce pas Youssou N'Dour ?) !


En écrivant cela, je ne peux m'empêcher de rappeler un lointain souvenir (musical) « cueilli » à Brazzaville en 1984. Le pianiste attitré du Méridien, dans lequel je logeais lors de mes missions UIT au Congo, était un grand et joyeux gambien, Wilfrid de son prénom. Il nous arrivait de partager le repas ou un verre, et il aimait me rappeler qu'il militait activement pour le rapprochement (et plus si affinités …) entre son pays et le Sénégal pour former un grand pays : la Sénégambie. Et il se mettait alors à son piano pour interpréter, avec gravité mais brillamment, l'hymne national de ce pays dont il rêvait, qu'il avait composé ! J'ai une pensée émue pour cet artiste musicien et très agréable compagnon de discussions, en rédigeant ce long commentaire. Décidément, il faudrait un Wilfrid de la même conviction parmi les responsables des télécoms sénégalais et gambiens. Et, pourquoi pas, un grand nombre de Wilfrids dans les autres pays d'Afrique !


Strasbourg, le 29 janvier 2015

Jean-Louis Fullsack

Ancien Expert principal et Coordonnateur de Projets UIT

Président du CESIR

Chaire Unesco de l'Université de Strasbourg







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Michel de Rosen, Eutelsat : "Partager nos fréquences avec les opérateurs mobile est contraire aux intérêts de l'Afrique"



Vent debout contre un partage de fréquences de la bande C - une plage du spectre électromagnétique entre 3 et 7 gigahertz (GHz) - avec les opérateurs mobile, Michel de Rosen, le PDG de l'opérateur européen de satellites Eutelsat, espère convaincre les États africains de se rallier à sa position.


En novembre, l'Union internationale des télécoms (UIT) pourrait décider, lors de la conférence mondiale des radiocommunications (WRC 2015), du partage de la bande C entre les opérateurs de satellites et les opérateurs de téléphonie mobile. Cette plage du spectre électromagnétique, comprise entre 3 et 7 gigahertz, est traditionnellement réservée aux opérateurs satellitaires.


Selon Michel de Rosen, PDG de l'opérateur satellitaire européen Eutelsat (1,35 milliard d'euros de chiffre d'affaires), cette mesure entraînera des interférences entre les deux usages et compromettra des services essentiels aux ONG, à l'aviation civile, aux télévisions ainsi qu'aux secteurs pétroliers, miniers et bancaires. Pour rallier un maximum d'États à sa position, il participe en tant que représentant des opérateurs de satellites pour l'Europe, l'Afrique, le Moyen-Orient et la Russie à la réunion préparatoire organisée du 26 au 30 janvier par l'Union africaine des télécommunications à Abuja.


Pourquoi les opérateurs réclament-ils le partage de la bande C, traditionnellement dévolue aux opérateurs de satellites ?


Les opérateurs de téléphonie mobile voient croître les échanges de données de manière très importante. Du coup, ils voient grand et veulent être certains de bénéficier de fréquences, même au-delà de leurs besoins réels. Les chiffres de trafic avancés dans leurs prévisions sont surévalués. Un groupe de travail de l'UIT projette par exemple la population urbaine du Nigéria entre 121 et 222 millions en 2020, quand une étude des Nations Unies table sur 46 millions. Sur l'ensemble du monde, moins de 50 % du spectre attribué aux télécommunications mobiles fait l'objet de licences d'exploitation, et un pourcentage encore moindre est effectivement utilisé.


Pourquoi contestez-vous le partage de la bande C ?


Des études ont montré qu'il est impossible de faire cohabiter les services des opérateurs mobile et des opérateurs de satellite sans créer des interférences.


Pourtant, les opérateurs de satellite pourraient techniquement libérer une partie des fréquences...


Encore une fois, cela ne se justifie absolument pas. D'autant qu'il n'y a aucune garantie que les opérateurs télécoms les utiliseront. C'est même contraire à l'intérêt général. En Afrique, la bande C est particulièrement utile car elle permet des transmissions très robustes qui résistent aux intempéries dans les zones tropicales.


Quelques chiffres pour vous convaincre. Chaque année, en RD Congo,en Angola et au Nigeria, 20 millions de passagers voyagent sur des avions qui utilisent la bande C pour leurs échanges radio. Toujours dans ces trois pays, on dénombre près de 2 000 sites miniers et gaziers qui dépendent de ces fréquences pour leurs communications. Sans parler des 16 millions de foyers qui reçoivent la télévision grâce au satellite.


Je pourrais multiplier les exemples. En cas de catastrophes naturelles, les transmissions en bande C sont les seules à pouvoir être garanties à 100 %.


Certains pays ont-ils déjà rallié votre position ?


Je ne veux pas parler en leurs noms. Plusieurs organisations ont en revanche déjà fait part de leur opposition à ce projet. C'est le cas de l'Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar), qui gère la sécurité aérienne sur le continent ou encore de l'Association internationale des diffuseurs (AIB).


Est-ce que la bande C est importante pour les opérateurs de satellite ?


C'est extrêmement important. Actuellement sur 72 satellites couvrant l'Afrique subsaharienne, 50 offrent des couvertures en bande C. Au demeurant, si nous ne défendions que nos seuls intérêts, je ne pense pas que notre démarche aurait pu fédérer au-delà de notre industrie.


Julien Clémençot


(Source : Jeune Afrique, 28 janvier 2015)




La peur de l'engrenage


Techniquement, rien n'empêche les opérateurs de satellites de libérer une partie de la bande C ( fréquences de 3,4-4,2 GHz en liaison descendante et 5,85-6,7 GHz en liaison montante) au profit des opérateurs de téléphonie mobile. Repartis sur des fréquences différentes, les deux usages pourraient co-exister. Mais pour les leaders de cette industrie, ce serait ouvrir la boite de Pandore.


Ils sont ainsi persuadés que les opérateurs mobiles poursuivraient leur offensive en réclamant à terme d'autres fréquences sur la bande C. Début 2014, Intelsat estimait qu'au cours des 5 dernières années, les opérateurs de satellites avaient investi environ 15 milliards de dollars pour le lancement de 52 satellites en bande C. Une fois les satellites lancés dans l'espace, ils restent opérationnels pour des périodes allant jusqu'à 20 ans et les fréquences dans lesquelles ils opèrent ne peuvent être changées.


Pour en savoir plus sur les usages de la bande C et les arguments des opérateurs de satellites en faveur du statu quo : Cliquez ici







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« Le crowdfunding permet d’injecter des millions d’euros dans l’économie réelle »



Qu’il repose sur un système de don ou de prêt rémunérateur, le crowdfunding prend de l’ampleur. Vincent Ricordeau, fondateur de la première plateforme française KissKissBankBank, fait état de l’évolution du phénomène.




L'Atelier : Quand avez-vous lancé KissKissBankBank et qu’est-ce qui vous a inspiré ce projet à l’époque ?





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7% des Français ont déjà contribué à une collecte en crowdfunding



Un sondage réalisé à l’occasion du 22e salon des entrepreneurs de Paris révèle un intérêt certain des particuliers et entreprises françaises pour le financement participatif, pratique encore jeune mais déjà en vogue.




D’après un sondage mené par l’Institut Think à l’occasion du 22e Salon des Entrepreneurs de Paris, les deux tiers des Français connaissent le crowdfunding et 7% d’entre eux disent avoir déjà donné, prêté ou investi de l’argent sur une plateforme de financement participatif.





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Les agrégateurs de contenus mettent l’accent sur la personnalisation



L’annonce de la fonctionnalité nommée Discover de Snapchat met en lumière une nouvelle génération d’agrégateurs de contenus, et même plus généralement de médias.




L’agrégateur de contenus le plus célèbre dans les années 2000 s’appuyait sur la technologie des flux RSS (pour Really Simple Syndication pour sa version la plus récente) : l’utilisateur s’abonnait à un flux émis par un de ses centres d’intérêts (blog, journal …) et ce dernier recevait toutes les informations poussées via ce flux.





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mercredi 28 janvier 2015

Orange va investir 13 milliards en fonds d’amorçage dans des Startups

Comme l’a récemment annoncé Stéphane Richard, PDG du groupe, les Startups seront au centre de la réflexion d’Orange pour les années à venir. Ainsi, l’opérateur télécoms vient d’annoncer la création d’Orange Digital Ventures, un pôle d’investissement qui a « pour mission de détecter et d’accompagner […]


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Thierry Breton : « Notre ambition c'est de créer une plateforme numérique à Dakar »



Ancien ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, actuellement Directeur Général d'ATOS, Monsieur Thierry Breton soutient que son groupe, qui s'active dans le domaine de la création de plateformes numériques, va s'installer à Dakar, pour l'année 2015, avec près de 200 ingénieurs.


Votre groupe est un des partenaires de la 5e édition du IT Forum de Dakar, parlez-nous de votre groupe et de votre présence à ce forum ?


ATOS est un groupe de 95 000 salariés, présent dans 77 pays dans le monde, qui fournit toutes les compétences dans tous les domaines de l'informatique. Que ce soit en intégration de système, en conseil, en développement de logiciel, en cyber sécurité. Bull fait partie de notre groupe et l'ambition du groupe ATOS est de pouvoir contribuer à jouer un rôle important en Afrique subsaharienne en partant du Sénégal. Donc, ma présence à ce forum, c'était pour expliquer ma vision du développement, non seulement du Sénégal mais aussi ce qu'ATOS veut faire au Sénégal dans les années à venir pour être un partenaire important dans le domaine des IT. ATOS déploie des technologies qui accélèrent le développement de ses clients et les aide à réaliser leur vision de l'entreprise du futur.


Alors, qu'est-ce que ATOS peut apporter au développement de l'économie numérique au Sénégal ?


Je connais bien le Sénégal et j'apprécie énormément votre dynamisme, le niveau de vos infrastructure, la qualité de votre système éducatif, aussi le fait d'avoir un opérateur comme Sonatel qui joue un rôle significatif dans la distribution et la gestion des réseaux. Idem pour ses concurrents qui sont un vecteur important pour la numérisation. Vous avez des ressources très significatives, des jeunes bien formés qui ont envie de participer à cet aventure du numérique. J'ai estimé que c'est mon rôle et mon devoir, c'est qu'ATOS contribue à ce développement. Donc, nous avons l'ambition de développer une plateforme numérique à Dakar. Nous voulons ainsi créer un centre de compétences et développement logiciel de plusieurs centaines d'ingénieurs. Nous en avons a déjà embauché 50 cette année et on espère arriver à 200 ou 400 avant la fin de l'année. D'ici 2017, j'espère atteindre 1000 ingénieurs à Dakar et peut-être dépasser les 2000 en 2020. Donc, on sent qu'il y a une vraie capacité de jeunes qui sont très motivés, très bien formés et notre ambition, c'est développer un centre de développement logiciel pour contribuer à ce que ces ingénieurs développent des logiciels pour tous les clients mondiaux du groupe ATOS, en partant du Sénégal. Ce projet s'inscrit complétement dans le cadre du plan porté par le président Macky Sall, le PSE.


Bien entendu, nous pouvons le faire pour d'autres pays d'Afrique subsaharienne.


Donc, c'est une installation physique à Dakar ?


Le groupe ATOS est pratiquement présent dans tous les pays d'Afrique à travers Bull, puisque Bull fait partie du groupe ATOS et est présent dans la quasi-totalité de ces pays africains. Moi qui connais et aime bien le Sénégal, j'ai voulu que nos activités d'accélération de développement ou encore nos compétences puissent rayonner à partir de Dakar. Depuis de très nombreux d'années, nous sommes au Sénégal à travers Bull. Maintenant, je veux donner une dimension supplémentaire à travers ATOS.


Souleymane Ndiaye


(Source : Réussir Business, 27 janvier 2015)







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Journée mondiale de la protection des données personnelles : La CDP plaide pour la sensibilisation



Le Sénégal, à l'instar des autre pays dotés d'une commission de protection des données personnelles, célèbre la Journée mondiale de la protection des données à caractère personnel le Mercredi 28 Janvier 2015. Au Sénégal, la CDP a décidé de convier les étudiants des grandes écoles autour d'une table ronde sur le thème : « Loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur les données à caractère personnel », 7 ans après : quel bilan ?''. En effet, cette célébration qui coïncide à quelques jours près avec l'anniversaire de l'adoption des textes de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur les données à caractère personnel, est une excellente opportunité pour les acteurs du secteur de faire le bilan de l'état de la protection au Sénégal 7 ans après , avec à la clé la première année d'exercice de la CDP.


À cette occasion, la Commission de protection des Données Personnelles(CDP) du Sénégal compte sensibiliser les étudiants, les structures publiques et aux entreprises privées de l'importance de protéger les renseignements personnels tout au long de leur cycle de vie. La Journée est l'occasion d'aborder toutes les interrogations relatives à la protection des données. En effet, que ce soit dans le cadre du travail, dans leurs relations avec l'administration, dans le domaine de la santé, lorsqu'ils achètent des biens et des services, lorsqu'ils voyagent ou surfent sur Internet, nos passeports sont désormais les données personnelles fournies.


(Source : CDP, 28 janvier 2015)







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E-commerce : Un corridor électronique pour booster les échanges commerciaux entre le Sénégal et la Malaisie



L'Agence sénégalaise pour la promotion des exportations et l'entreprise GAÏNDE 2000 ont tenu, ce matin aux Résidences Mamoune, un atelier sur le e-commerce entre le Sénégal et la Malaisie. Cet atelier, selon le Directeur de l'ASEPEX, Mbaye Diouf est une phase avant-projet pour faciliter les échanges électroniques commerciaux entre les deux pays. « L'Objectif de l'atelier est de mettre en valeur le projet du corridor électronique », informe-t-il.


L'initiative de mettre en place le corridor du commerce électronique entre le Sénégal et la Malaisie est une idée conjointe de l'ASEPEX et GAÏNDE 2000. Ce projet, une fois réalisé, va permettre aux deux pays de mener la chaîne logistique des formalités du commerce dématérialisé. D'après Amadou Mbaye Diop, directeur du développement national de GAÏNDE 2000, le choix porté sur la Malaisie s'explique par les convergences technologiques, les performances des guichets uniques dans les deux pays.


« C'est sur la base de ce que nous avons capitalisé au niveau de nos guichets uniques qu'on a décidé de mettre en place notre corridor électronique pour permettre aux marchandises qui circulent entre le Sénégal et la Malaise de pouvoir le faire avec le maximum de confort possible », explique Amadou Mbaye Diop.


Le projet, qui va durer dix-huit mois pour son déploiement, doit se dérouler autour de trois composantes, selon le directeur du développement national de GAÏNDE 2000. Une plateforme de e-commerce sera mise sur pied pour faciliter l'accès au commerce au plus grand nombre. Elle va permettre également, selon Amadou Mbaye Diop « à chaque opérateur au Sénégal d'avoir une présence sur Internet avec un site marchand pour pouvoir exposer ses produits, recevoir ses commandes et ses paiements ».


Un portail de services logistiques sera mis en œuvre pour faciliter l'accès aux acteurs concernés dans les deux pays. Enfin, un autre portail sera mis en place pour les services administratifs. Cette troisième composante du projet sera mise en ligne pour les opérateurs économiques Import/Export de connaître le déroulement des formalités administratives.


(Source : Social Net Link, 27 janvier 2015)







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« Nettoyage » des sites, les professionnels mitigés



Face à la recrudescence des commentaires à caractère insultant et parfois haineux sur les forums des sites internet du Sénégal, un centre ouvre ces portes à Rufisque pour en substance, filtrer les messages postés par les internautes.


Dans un article paru dans notre édition d'hier, intitulé « les commentaires sur le web sous surveillance : Rufisque espionne le Sénégal », le reporter de Wal Fadjri a notamment interrogé les jeunes qui travaillent pour ce centre de modération.


Pape Amadou Bitèye explique que le centre s'est doté de moyens humains et techniques pour modérer tous les commentaires des sites du Sénégal ainsi que des réseaux sociaux.


Interpellés sur la faisabilité de cette modération sur le plan national, quatre professionnels ont donné leurs avis sur le sujet. Pour les uns et les autres, c'est le travail énorme que cela représente de gérer cette modération qui a été souligné.


Président de l'Association de la presse en Ligne (Appel), Ibrahima Lissa Faye ne sait pas comment cela va être mis en pratique.


« Je ne vois pas comment ces jeunes peuvent s'y prendre pour modérer à temps réel des milliers de commentaires sur ces sites. Ni en termes de ressources humaines, ni en termes de solutions techniques », fait-il savoir.


Pour lui, il faudrait que les jeunes du Centre de modération de Rufisque possèdent des droits en tant qu'administrateurs de tous les sites du Sénégal ainsi que les réseaux sociaux, « sinon chacun à partir de chez lui, peut enlever des commentaires qui lui sont préjudiciables, ce qui techniquement n'est pas possible parce que l'on ne peut pas savoir de manière prémonitoire ce que les gens vont écrire ». Un projet presque « utopique », selon le journaliste.


Le professeur Modou Fall, technicien des Tic à l'Université Cheikh Anta Diop, est plus partagé sur le sujet. Même s'il reconnaît d'une part qu'une modération à l'échelle nationale constitue un travail de titan, il n'occulte pas la possibilité de filtrer des messages par le biais d'une machine, comme l'a fait, selon lui, des pays comme la Chine au niveau étatique.


Pour cela, préconise-t-il, il faudrait que le centre emploie des jeunes à temps plein. Ces derniers doivent se relayer toute la journée, comme dans les centres d'appels. « Une équipe du matin, une équipe de l'après-midi et une équipe de nuit », précise Fall.


Même avec ces ressources humaines, il rappelle par ailleurs que le serveur qui doit signaler des commentaires offensants, doit être « mapper avec des mots clés considérés comme indésirables et qu'une fois ces mots entrés dans la machine, cela le signalera à l'équipe de veille, qui se chargera de filtrer le message ».


Sur ce dernier point, l'informaticien administrateur de réseau du groupe Wal Fadjri, Daour Diène abonde dans le même sens.


Il maintient que l'équipe doit posséder une bonne application pour leur permettre de filtrer les commentaires en soulignant que « comme aucune application n'est parfaite, elle peut parfois laisser passer des mots répertoriés comme indésirables ».


En guise d'exemple, il faut souligner que même sur des sites comme Facebook, le processus de modération des messages n'est pas souvent automatique.


Il faut signaler un commentaire, considéré comme « un abus » à Facebook, celui-ci vérifie, parfois selon la législation en rigueur dans le pays concerné si c'est bien le cas.


Si Facebook juge le message abusif, il envoie un message à la personne l'ayant posté, lui demandant de le retirer, ou s'en occupe lui-même.


Scheina Adaya


(Source : Wal Fadjri, 27 janvier 2015)







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Eutelsat : met en garde les Etats africains



Par la voie de son PDG Michel de Rosen, Eutelsat a mis en garde les Etats africains contre les risques que ferait courir une nouvelle redistribution des ressources nécessaires aux communications en bande C en faveur des opérateurs de téléphonie mobile sur leur continent.


Les délégués des pays africains étaient réunis au Nigéria pour une réunion organisée par l'Union Africaine des télécommunications afin de préparer la Conférence mondiale des radiocommunications prévue du 2 au 27 novembre 2015 à Genève.


Au cours de cette réunion, les Etats africains définiront leur position sur l'accès à la bande C, actuellement allouée aux opérateurs satellitaires et dont les opérateurs de téléphone mobile réclament l'attribution.


Michel de Rosen a rappelé que la bande C était utilisée actuellement pour des usages vitaux, qu'il s'agisse du contrôle aérien, de la mise en place de communications en cas de catastrophe naturelle, de l'utilisation de réseaux de communication par les administrations ou les entreprises, de la diffusion de la télévision et de l'accès à internet pour les populations éloignées des centres urbains.


L'attribution de la bande C à d'autres opérateurs que les opérateurs de satellite 'ne représente pas un élargissement de l'exploitation de la bande par de nouveaux services. Elle représente la fin d'un service, sans aucune garantie que de nouveaux services de téléphonie mobile seront mis en place sur cette bande. C'est une logique perdant - perdant, exactement opposée aux objectifs prétendument visés', a-t-il déclaré.


(Source : Le Figaro, 28 janvier 2015)







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mardi 27 janvier 2015

Classement de la presse en ligne Sénégalaise : Et le numéro 1 est….Dakaractu.com



Selon Alexa Internet principalement connu pour fournir des statistiques sur le trafic du Web mondial le site d'actualité qui figure désormais en tête du classement des portails au Sénégal n'est ni plus, ni moins que …votre site d'informations préféré Dakaractu.com.


En effet, après 3 années de dur labeur nous devenons n°1 dans le classement des sites au Sénégal. Dakaractu selon des confrères que nous avons visités, est aussi le site qui a le plus d'influence au Sénégal auprès des ambassades, banques, sociétés, autorités étatiques, mais aussi auprès du sénégalais lamda. Mais tout cela n'aurait pu être possible sans vous chers lecteurs ! Félicitations à vous aussi pour votre fidélité et nous vous disons que le meilleur reste à venir…


(Source : Dakar Actu, 27 janvier 2015)







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Ce qu'il faut savoir sur la portabilité des numéros de téléphone en Afrique



En téléphonie, la portabilité est la possibilité pour un abonné de conserver son numéro de téléphone en cas de changement d'opérateur.


On distingue trois cas de figure :


- Le transfert du numéro d' un opérateur de téléphonie mobile vers un autre


- Le transfert d'un numéro d'un opérateur fixe vers un opérateur de téléphonie mobile. Ce type de portabilité intervient lorsqu'un abonné du téléphone fixe abandonne complètement l'usage du téléphone fixe pour passer au téléphone mobile. Cette situation de transfert implique un « dégroupage total » : La portabilité -dans cette hypothèse- vise à transférer le numéro fixe de l'abonné directement vers le numéro utilisé par son téléphone mobile.


- Le transfert d'un numéro fixe d'un opérateur à l'autre ou d'une région à l'autre chez le même opérateur. (wikipedia)


Mode d'emploi


Dans plusieurs pays où elle a déjà été mise sur pieds, l'usager doit d'abord – gratuitement – résilier son contrat avec l'opérateur dont il divorce avant de pouvoir profiter de sa nouvelle union.


Si au début, le changement d'opérateur intervenait plusieurs jours après la demande, la portabilité est désormais beaucoup plus rapide dans les pays où elle est déjà disponible.


Pour plusieurs spécialistes, la portabilité n'est fonctionnelle et utile en Afrique que si le processus est gratuit, rapide et sans complication.


Un outil de pression pour les régulateurs


Dans plusieurs nations africaines, la lancement de la portabilité n'a pas suscité un grand engouement auprès des populations. En effet, plusieurs consommateurs ont estimé le processus caduc, mettant en avant la médiocrité ambiante de l'environnement des Télécoms ou leur manque de compréhension des tarifs appliqués par les opérateurs.


Selon les réticents, il ne servait à rien de quitter un mauvais service pour en rejoindre un qui serait pire. Pour d'autres, la solution des téléphones pouvant accueillir 2, 3 ou 4 cartes SIM leur permettait déjà de profiter des plaisirs de la portabilité. En réponse à cela, les autorités de régulation ont tenu à mettre en avant la pression qui serait automatiquement imposée aux opérateurs qui, effrayés par le départ de leurs abonnés tiendraient à faire un meilleur travail.


En effet, outre les taxes qui peuvent leur être imposées, les opérateurs prendraient le départ d'un abonné vers un réseau concurrent comme la pire chose qui pourrait arriver.


Ainsi, lorsque le processus est bien implémenté, la portabilité est une aubaine pour les consommateurs qui peuvent changer d'opérateurs sans courir le risque de perdre le contact avec leur réseau.


De plus en plus d'Africains pourront bientôt profiter des avantages du changement d'opérateur.


Selon une interview conduite par le magazine Business Times, le Rwanda compte bientôt introduire la portabilité des numéros mobiles. Jean Baptiste Mutabazi, du Rwanda Utilities Regulatory Authority (RURA), a annoncé le recrutement d'un consultant pour mener l'étude de faisabilité du projet et ce qu'il en coûterait à un abonné.


Sénégal Ayant déjà été repoussée à maintes reprises, le directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP),M. Abdou Karim Sall, a annoncé que la portabilité serait opérationnelle d'ici février 2015.


Cameroun Alors qu'un avis de consultation international pour la fourniture, l'installation et l'exploitation d'une base de données centralisée avait déjà été lancé en fin 2013, le processus tarde encore à être mis en place.


En fin Septembre, le directeur général de l'Agence de régulation des télécommunications (ART) avait rendu public un appel d'offres pour le recrutement d'un prestataire « en vue de l'appui logistique de l'ART à la mise en œuvre d'une campagne de communication sur la portabilité des numéros au Cameroun ». Selon le site JournalduCameroun.com, le délai pour l'envoi des offres était fixé au 03 octobre alors que le prestataire retenu avait deux mois pour exécuter la campagne.


Côte d'Ivoire L'Autorité de régulation du pays – l'ARTCI- a également lancé une consultation publique relative à la portabilité des numéros mobiles en Côte d'Ivoire. Toute contribution à la consultation publique devait parvenir au plus tard le 17 février 2013, selon le site Internet du régulateur.


Qu'en est-il de ceux qui ont déjà activé la portabilité ?


Au Ghana, elle est opérationnelle depuis le 7 juillet 2011. Mise en place par l'Autorité nationale des communications (NCA, National Communications Authority), les plus récentes données indiquent que la portabilité y est mise en œuvre dans un laps de temps compris entre 2 et 22 minutes, avec une moyenne tournant autour de 7 à 8 minutes.


Au Kenya, la commission des communications du Kenya (CCK) a autorisé le lancement du projet depuis le 1er avril 2012.


Au Maroc, elle remonte à la fin 2007 et concerne aussi bien les numéros du mobile que du fixe.


Au Nigeria, la Commission de régulation des communications (NCC) a lancé la portabilité en Avril 2013, après quelques tâtonnements, alors qu'en Afrique du Sud, l'expérience date de novembre 2006.


(Source : Afrique ITnews, 27 janvier 2015)







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La CDP continue son éducation des jeunes sur l'importance des données personnelles



La Journée internationale de protection des données personnelles est une initiative mondiale célébrée le 28 janvier de chaque année.


À l'instar de plusieurs autres entités de protection des données personnelles à travers le monde, au Sénégal la Commission de protection des données personnelles (CDP) compte célébrer cette journée ce mercredi sur le thème : ‘'Loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur les données à caractère personnel'', 7 ans après : quel bilan ?'' en recevant les étudiants des grandes écoles autour d'une table ronde.


Cette journée coïncide à quelques jours près avec la célébration de l'anniversaire de l'adoption des textes de loi sur les données personnelles. Un communiqué reçu par l'Agence de Presse Sénégalaise indique que cette rencontre est une excellente opportunité pour les acteurs du secteur de faire le bilan de l'état de la protection au Sénégal 7 ans après le vote de ladite loi.


Conformément à la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 qui concerne la protection des données à caractère personnel, les missions assignées à la Commission de Protection des Données Personnelles (CDP) sont la veille, la sensibilisation, le contrôle et l'investigation.


(Source : Afrique ITnews, 27 janvier 2015)







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Nairobi, première ville africaine dans le classement 2015 des 21 villes les plus intelligentes du monde



Dans son classement 2015 des 21 villes les plus intelligentes du monde, Smart21, Intelligent Community Forum, le think tank qui étudie le développement économique et social des communautés du 21ème siècle, désigne Nairobi, la capitale du Kenya, comme la première ville africaine intelligente du continent. Les villes sont désignées en fonction de trois critères que sont l'innovation, l'éducation et la technologie, dans la résolution des problèmes de la communauté.


Dans une interview accordée au site d'informations itwebafrica.com, Louis Zacharilla, le co-fondateur d'Intelligent Community Forum, a expliqué que Nairobi a réuni tous les critères pour une transformation en profondeur la société kenyane. La population active est formée pour permettre à la classe moyenne d'accéder à un assez bon niveau de vie, les gouvernements locaux, les entreprises publiques et privées innovent en utilisant les technologies large bande pour faciliter la vie des populations, l'environnement est favorable à l'éclosion de start-ups technologiques qui peuvent créer des emplois et des richesses.


Enfin, les efforts des autorités pour faciliter l'inclusion numérique des populations, à Nairobi et dans le reste du pays, sont une raison de plus qui justifie la sélection de la capitale kenyane dans ce palmarès.


(Source : Agence Ecofin, 27 janvier 2015)







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Autopartage en Allemagne: croissance au rendez vous mais poids modéré



L'autopartage ne bouleversera pas l'industrie automobile allemande d'ici l'horizon 2020. Les constructeurs et les concessionnaires ont pourtant une carte à jouer.




Trois entreprises du secteur automobile en Allemagne, TÜV Rheinland, BBE Automotive et FSP se sont penchés sur l'avenir de l'autopartage en Allemagne et son impact sur le secteur automobile.




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Gabon: Airtel relie Libreville et Port Gentil à la fibre optique

Les abonnés d’Airtel à Libreville et Port-Gentil peuvent désormais bénéficier d’un accès au haut débit Internet. En effet, la semaine passée, Airtel Gabon a connecté les villes sus-citées au réseau ACE (Africa Coast Europe). L’ACE est un câble sous-marin desservant la côte occidentale de l’Afrique, […]


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Dans quelle mesure les investisseurs peuvent-ils influencer la création de start-ups ?



Inspirée par le célèbre incubateur californien Y Combinator, une newsletter permet aux investisseurs de souffler leurs idées de projets aux entrepreneurs.




Trouver une idée de start-up n’est pas un exercice difficile en soi pour qui a la fibre entrepreneuriale. Les entrepreneurs en ont généralement plus d’une seule dans leur besace.





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lundi 26 janvier 2015

Le groupe Atos compte s'installer dans la "Diamniadio valley"



Près d'un mois après l'annonce de la mise en place de la « Diamniadio Valley », certaines grandes entreprises comptent déjà s'y installer. Parmi elles, le groupe français Atos.


En effet, au cours de l'IT Forum 2015 organisé par Cio Mag qui a eu lieu le 22 janvier dernier, Thierry Breton, PDG d'Atos et ancien ministre français des finances, a annoncé que le groupe français comptait installer une plateforme numérique dans la future « Diamniadio Valley » où près de 60 milliards de francs CFA devraient être mobilisés pour faire du Sénégal « une destination privilégiée de l'innovation et de la recherche » dans le domaine des TIC.


« Le groupe est déjà présent au Sénégal, notamment à travers l'entreprise Bull qui fait partie d'Atos, et qui est présent au Sénégal depuis une dizaine d'année. Au-delà de cette présence nous souhaitons développer une plateforme numérique pour offrir aux ingénieurs sénégalais la possibilité de travailler dans le développement de logiciels pour de grands programmes mondiaux. » a annoncé M Breton.


Questionné sur le sujet des infrastructures dans les Etats africains, il a souligné que pour pleinement profiter de l'essor des TIC en Afrique, les Etats devaient prioriser la formation : » Dans un premier temps je pense qu'il doit y avoir de bonnes infrastructures de formation dans des domaines qui sont de forts gisements d'emploi, à forte valeur ajoutée. Tout ce qui concerne la formation est extrêmement important et il faut inciter les jeunes à s'orienter de plus en plus vers des domaines scientifiques notamment tout ce qui concerne le numérique. ».


Il a également ajouté que « Le deuxième élément concerne la qualité des réseaux numériques. Les acteurs de ce domaine doivent entrer dans un processus d'amélioration continu de ces dernières. L'Etat doit en outre mettre en place une régulation favorable qui incite les opérateurs à investir ».


« Il faut avoir un environnement réglementaire juridique et fiscal qui soit favorable et cela s'inscrit dans la ligne politique du Plan Sénégal Émergent présenté par le Président Macky Sall. Il est également important de dépasser le cadre national dans la mesure où lorsqu'on parle de numérique, cloud, Big Data, cela implique un groupe de pays qui partagent la même vison notamment en terme de régulation, de protection des données, et je pense que le Sénégal devrait prendre le leadership sur cette réflexion pour mettre en place une Afrique numérique. »


La première phase de ce projet de ville numérique appuyé par la Banque Africaine de Developpement (BAD), devrait disposer de 25 hectares dans cette première phase, mais compterait s'étendre dans le futur.


(Source : Afrique ITnews, 26 janvier 2015)







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Yaya Abdoul Kane à propos de la ville numérique à Diamniadio : « Notre ambition, démarrer le projet dans le premier semestre de 2015 »



Le projet de ville numérique à Diamniadio commence à prendre forme. Selon le ministre des Télécommunications et des Postes, l'étude de faisabilité du projet - estimé à une soixantaine de milliards de FCfa - est déjà bouclée et la requête de financement envoyée à la Banque africaine de développement (Bad). La signature de convention est prévue d'ici à deux mois.


En partenariat avec la Banque africaine de développement (Bad), le Sénégal espère mobiliser une soixantaine de milliards de FCfa pour, dans un premier temps, créer un parc de technologies numériques qui sera installé à Diamniadio sur 25 hectares - 100 hectares à long terme - et, dans un deuxième temps, se déployer dans toutes les régions.


L'annonce a été faite hier par le ministre des Télécommunications et des Postes, à l'ouverture de la 5ème édition de l'It forum qui porte sur le thème : « La transformation digitale, un gisement de croissance et de compétitivité pour le Sénégal ».


« Nous avons déjà finalisé l'étude de faisabilité et la requête de financement a été envoyée à la Bad. D'ici à un ou deux mois nous pourrons signer la convention de financement, explique Yaya Abdoul Kane. Notre ambition, c'est de démarrer le projet dans le premier semestre de 2015 ».


Il informe qu'il y a d'autres partenaires techniques et financiers qui sont prêts à accompagner le Sénégal dans cette dynamique non seulement pour concrétiser le projet de parc numérique de Diamniadio mais aussi pour créer d'autres parcs de technologies numériques sur l'étendue du territoire national.


« Nous avons récemment reçu une délégation de Korean technology (Kt) et nous avons convenu de créer ces projets, de chercher ensemble des financements et les mettre en œuvre.


Nous avons donc bon espoir que d'ici à la fin de l'année, nous pourrons mobiliser d'autres fonds qui, non seulement pourront nous permettre de finaliser le projet de ville numérique, mais également d'investir sur d'autres projets porteurs », poursuit Yaya Abdoul Kane. L'ambition, « c'est d'explorer toutes les opportunités qu'offre le numérique pour accélérer la transformation des autres secteurs ».


Explorer toutes les opportunités du numérique


Selon le ministre, le numérique est, aujourd'hui, un vecteur de croissance et de développement. « C'est un secteur transversal qui doit sous-tendre les autres secteurs d'activité en termes de création d'emplois, de valeur ajoutée, mais également de services. C'est pourquoi, nous avons pensé que pour faire du numérique un vecteur de développement, il fallait qu'on développe des infrastructures pour promouvoir ce secteur. Et pour cela, nous avons pensé qu'il était opportun de créer un espace où l'on mettra toutes les infrastructures nécessaires, des centres d'incubation pour capter les financements extérieurs et où nos jeunes talents pourront être accompagnés pour développer des applications des contenus locaux », explique M. Kane. L'objectif final étant d'arriver à une ville numérique. De l'avis du ministre, le Sénégal peut s'inspirer du modèle coréen qui a réussi, avec ce qu'on appelle l'économie créative, à se développer. « Nous n'avons pas beaucoup de ressources naturelles mais nous pouvons compter sur le numérique pour développer notre pays », soutient-il.


Atos décide de s'installer au Sénégal, 3.000 emplois en vue


Thierry Breton, le Pdg du groupe Atos, l'un des leaders mondiaux du numérique, annonce la création d'une plateforme numérique dans ce parc numérique de Diamniadio qui couvrira l'Afrique subsaharienne. Le groupe compte ainsi créer une cinquantaine d'emplois cette année (1 000 d'ici à trois ans). « Le 21ème siècle sera le siècle de la donnée, véritable "or numérique". Et mon ambition, c'est de faire en sorte que le Sénégal devienne un exportateur de services informatiques à l'image de l'Inde », explique Thierry Breton. Une décision accueillie avec enthousiasme par le ministre des Télécommunications et des Postes : « Nous pensons que c'est une bonne chose puisque l'ambition du président de la République, c'est de créer des emplois décents pour les jeunes. Si Atos vient donc s'installer, non seulement il va créer des emplois, mais aussi, finalement, les hauts ingénieurs qui seront formés dans cette plateforme pourront créer des entreprises, de la valeur ajoutée et, in fine, des emplois », espère-t-il.


Seydou Ka


(Source : Le Soleil, 23 février 2015)







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Premier « afterwork » culturel du s.n. ART : Etre artiste ou l'eternel combat ?



La vocation d'un concept comme le S.N ART est d'instaurer une réflexion autour des défis qui s'imposent aux acteurs culturels. La rencontre se tiendra tous les derniers jeudis de chaque mois, dans un décor différent.


Le choix de la thématique dépendra surtout de l'actualité, mais ce qui compte c'est de pouvoir créer des conditions qui permettent de financer les activités et autres projets culturels. Et de faire en sorte que les artistes, journalistes et opérateurs culturels puissent se retrouver.


L'initiative est commune à la revue d'art Afrikadaa et à la plateforme Agendakar. La première soirée du genre, animée par la journaliste Laure Malecot, a eu lieu avant-hier jeudi 22 janvier au Raw Material Company, autour du thème de l'art engagé ou comment « renouer avec l'art militant ». Annoncée sur le programme, l'écrivaine Ken Bugul sera « empêchée ».


Parler d'engagement artistique peut faire songer à ce courant littéraire qui s'empara de la littérature dès le XIXe siècle, mais c'était aussi l'esprit de la rencontre qui s'est tenue dans la soirée d'avant-hier jeudi 22 janvier 2015, au « Raw Material Company ». Trois artistes se sont adressés à un public venu les écouter, mais certainement aussi pour les interpeller sur leurs prises de position et combats idéologiques.


Boubacar Touré Mandémory raconte qu'il n'a jamais vraiment appris à tenir un appareil photo : c'est un « autodidacte ». D'abord photographe de presse, on lui doit toute une série d'images consacrées à Rufisque, et où il signe la chronique d'« une ville en décrépitude ». Il y dénonce le laxisme des autorités tout comme il est scandalisé par l'incivisme de madame et monsieur tout-le-monde.


Il y a aussi la rappeuse Moona Yanni qui dit qu'elle entretient une relation « très intime avec (sa) musique », et que son être se cache dans chaque interstice de chacune de ses compositions. Elle avoue aussi avoir eu une attitude un peu superficielle à ses débuts, avec sans doute l'excuse de la jeunesse. Mais la « nouvelle » Moona a d'autres préoccupations : elle pense que de nombreux conflits et autres brasiers en Afrique, ont des racines « ethniques ». Où ce qui pose problème finalement, c'est moins l'appartenance identitaire que la représentation que l'on nous renvoie. L'enjeu selon elle, c'est de pouvoir se réapproprier « nos images, nos vies, nos destinées ».


C'est sans doute pour cette raison que la Côte d'Ivoire (le Niger aussi) va accueillir « une extension du Journal télévisé rappé : pour que l'information se démocratise. Le rappeur Keyti, que cette parodie de J.T (qu'il coprésente avec le rappeur Xuman) a rendu célèbre, pense que la dépendance de nos propres chaînes de télévision vis-à-vis de médias occidentaux qui proposent souvent « leur regard » de l'actualité africaine, est inconcevable. C'est la « porte ouverte à toutes les manipulations et autres déformations ».


Engagement commercial


Mais lorsqu'il parle d'« engagement commercial », ses mots sont un peu moins philosophes et d'un réalisme quasi cynique. Toujours un peu circonspect face aux grandes théories et autres concepts aussi « fourre-tout » que celui d' « engagement »... S'engager lorsqu'on est un artiste ne signifie pas selon lui que l'on doive se laisser mourir, pour mériter son titre et son statut. L'artiste-« il ne faut pas l'idéaliser » dit-il-ne vit pas que de ses idéaux, et l'art, dit Keyti, « n'est pas suicide ». On peut avoir et l'éthique, et l'argent. Quelqu'un dans le public dira d'ailleurs qu'il faut parfois être autonome financièrement pour se sentir libre de ne subir aucune pression.


Keyti explique aussi que lorsque Xuman et lui ont eu l'idée de construire leur Journal rappé qui connaît un véritable succès, ce qui comptait pour eux c'était de « faire de la musique, mais autrement (... ), de s'amuser sans prétention ».Concevoir un scénario qui pourrait marcher évidemment, mais avec le souci de faire quelque chose qui leur « ressemble, et qui soit utile ». Rédactrice en chef de la revue d'art contemporain Afrikadaa, Carole Diop, qui est à l'origine de cette rencontre prévue pour être mensuelle, pense que les artistes n'ont pas toujours des espaces d'échanges et que ce concept leur permettra de réfléchir à des opportunités de projets entre eux, en d'autres termes de créer une synergie.


Aux trois artistes elle parlera de « renouer avec l'art militant », dans un contexte où eux ne sont pas toujours « forcément connectés à leur société ». Moona est convaincue que « le rap sénégalais » est naturellement social, militant. Keyti dit, quant à lui, que l'artiste « n'est même pas tenu d'être engagé ». N'allez pas parler à Boubacar Touré Mandémory d'un « déterminisme social » qui influencerait ses images. « Mes photos naissent au gré du vent et au gré de mes humeurs » dira-t-il, même si on lui répliquera que le simple fait d'avoir photographié Rufisque « en décrépitude », c'était déjà un parti pris : il aurait pu prendre d'autres images.


La discussion avec le public portera aussi sur toutes les initiatives militantes et autres combats qui naissent en ligne et se développent sur les réseaux sociaux, sur fond de cyber-activisme. Lors de cette soirée d'ailleurs, certains membres d'un même groupe virtuel se rencontreront pour la première fois, dans la « vraie » vie. La grande crainte pour eux, c'est souvent la possible récupération politique de leurs mouvements citoyens. Keyti pense quant à lui que l'enjeu de toutes ces luttes, c'est qu'elles ne s'éternisent pas sur la toile où tout n'est que provisoire. A un moment, il faut descendre sur le « terrain ».


Théodora Sy Sambou


(Source : Sud Quotidien, 24 février 2015)







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Abdou Salam Fall, fondateur du numéro un des portails d'information



Abdou Salam Fall, 38 ans, est le fondateur de SeneWeb. Il jure ne courir "ni pour l'argent ni pour le pouvoir, mais juste pour satisfaire une passion pour l'informatique, née par hasard".


"Tête en l'air"


Le bureau du boss est un sacré bazar. Situé au premier étage d'une villa de Sicap Karack, la pièce n'a rien d'un refuge de déco addict. Divers objets jetés sur les canapés couleur crème. Ici un livre négligemment posé, là une télécommande et des stylos qui trainent. Sur la table de travail, une pile de documents et deux ordi (fixe et portable). Des cartons vides de jus de fruits, quelques noyaux asséchés de dattes et, soupçon de coquetterie, une bouteille d'eau de parfum Calvin Klein…


On se croirait dans la chambre d'un ado fâché avec l'ordre et la discipline ou dans le repaire d'un geek en rupture de ban. Et pourtant on est bien dans l'antre d'Abdou Salam Fall, le fondateur du portail d'information SeneWeb. "Désolé pour le désordre. Vous savez, je suis un peu tête en l'air", se justifie-t-il, visiblement gêné.


Ses employés l'appellent Salam. Il reçoit en bas de jogging cendre, polo noir et pieds nus. S'exprime en mixant wolof-français-anglais. Et, souvent, en moulinant l'air avec ses bras. Surtout connu pour sa discrétion, il mène sa vie en ermite. Loin des mondanités et des médias. Rares sont les Sénégalais qui le connaissent. Et beaucoup parmi ceux qui ont entendu parler de lui n'arrivent pas à mettre un visage sur son nom. "J'ai toujours préféré me mettre en retrait au profit du site. Il vaut mieux que les gens parlent de SeneWeb plutôt que de moi", s'excuse-t-il presque en se calant dans son fauteuil ergonomique.


Son oncle Ibrahima Samb a une autre explication de cette discrétion : "Salam est naturellement modeste. Il lui arrive par exemple de payer les études d'un membre de la famille sans qu'on le sache à moins que l'intéressé ne le révèle lui-même à la fin de son cursus. Et les gens sont souvent surpris lorsqu'ils découvrent qu'il fait partie des patrons de presse qui comptent au Sénégal. Il est tellement simple."


Et ça marche. SeneWeb est le portail sénégalais le plus cliqué. Il enregistre, selon une estimation de son patron, près d'un demi million de visites par jour. Il est le numéro un de sa catégorie, damant le pion en terme d'affluence, voire d'influence, à tous les médias traditionnels.


Mais malgré cette position dominante, Salam vise davantage de parts de marché. Histoire de maintenir à bonne distance la concurrence. Laquelle est de plus en plus rude depuis que les sites d'infos sénégalais ont essaimé sur la toile. La recette pour monter plus haut ? "Nous devons nous réinventer, être plus créatifs », indique le jeune patron de presse (38 ans le 3 décembre dernier). Nous avons mis en place notre propre rédaction ; nous produisons maintenant une bonne partie de nos contenus et travaillons également sur quelques innovations."


Il allume son ordi pour dévoiler, non sans fierté, la prochaine version du portail : "une plateforme plus vivante, plus dépouillée". Qui adopte le principe de la grande Une avec un gros titre. De nouvelles rubriques et davantage d'interactivité. Quant à l'Adn de site, le forum de discussions, un temps voué à la poubelle, il reste. "Merci de ne pas prendre de photo, nous demande-t-il gentiment en levant ses yeux de son ordi. Nous voulons réserver la primeur à nos visiteurs le jour du lancement de la nouvelle version du site."


Initialement prévu début de janvier, ce lancement a été repoussé à la fin du mois. À cause des hackers d'Anonymous- SeneWeb a été touché pendant quelques heures par la vague de piratage dont 20 000 sites ont été victimes dans le monde-, mais surtout grâce au rédacteur en chef du portail, Daouda Mine. "Lorsqu'il a fini de travailler sur la nouvelle version, informe Mine, Salam nous a soumis le projet. Nous lui avons fait des suggestions, notamment au plan du contenu éditorial, et il en a tenu compte. D'où le report."


Salarié à SeneWeb


Pour réussir cette transition, le patron de SeneWeb n'a pas lésiné sur les moyens. Il a arraché àL'Observateur son rédacteur en chef- Daouda Mine donc-, puisé quelques éléments au Populaire et convaincu, notamment, le talentueux photographe de SenePlus, Boubacar Badji, de faire le grand écart entre les deux portails.


Sur le terrain du foot, on aurait dit qu'il a affolé le Mercato. Et que, pour réussir son coup, il a fait chauffer le chéquier, toutes proportions gardées, à la manière des Qatariens qui rudoient le fair-play financier sur le marché européen des transferts de footballeurs. Proposant des salaires qu'il qualifie de "juste décents", un cadre de travail "où il fait bon vivre", du "matériel de qualité" et quelques petits bonus comme offrir chaque jour à ses employés petit déjeuner et déjeuner.


"Franchement je ne sais pas exactement combien tout cela coûte, mais je sais que c'est un investissement utile, indique-t-il sans se mouiller sur le montant de la facture. L'important pour moi est que les gens soient dans de bonnes conditions pour travailler." Daouda Mine acquiesce : "Il a respecté tous ses engagements vis-à-vis de moi et de la rédaction. Il a mis à disposition les moyens de travail et m'a donné carte blanche pour procéder à un recrutement conséquent."


Mais si Salam dut casser sa tirelire pour lifter son portail, il lui a fallu aussi s'investir personnellement. À fond. Depuis janvier 2013, il a tout plaqué pour SeneWeb. Tenant les manettes à plein temps moyennant, "pour la première fois depuis la création du site", un salaire mensuel qu'il ne révèlera pas. "Je préfère garder ça pour moi", murmure-t-il. Cachotier.


Il concède néanmoins un indice : "Je me suis toujours dit que le jour où le site me permettra de gagner autant d'argent que je pourrais en gagner ailleurs, je laisserai tout tomber pour m'en occuper en full time." Sourire malicieux. En déduire que, logiquement, il ne touche pas des miettes à SeneWeb, puisqu'il y a plus d'une dizaine d'années, Salam a émargé à 45 000 dollars annuels (plus de 22 millions de francs Cfa, soit près de 2 millions par mois) pour un contrat avec le gouvernement américain.


Le fondateur de SeneWeb s'échine à mériter sa paie. Il passe des heures dans son bureau qu'il rejoint souvent dès 9 heures du matin. Coordonne les activités de ses équipes, se consacre à la programmation (sa prédilection) et travaille sur de nouveaux projets. Et "quand le boulot l'exige", il passe la nuit dans ses locaux où il s'est aménagé "une petite chambre". Pour quelqu'un qui a "sacrifié" sa jeunesse pour "les études et le travail", ce n'est pas la mer à boire que de bûcher autant.


Sénégal-Côte d'Ivoire-Usa


Jeune garçon énergique et insouciant, Salam a grandi à Rufisque entre la maison de son oncle maternel et celle de son arrière grand-père maternel. Il fréquente l'école du coin, mais ses résultats scolaires sont catastrophiques. Son papa, Maodo Madior Fall, marchant ambulant de son État, n'a pas le temps de l'aider à faire ses devoirs. Sa maman, Fatoumata Samb, "une dame de fer", non plus. À l'époque, elle tenait un salon de coiffure en Côte d'Ivoire. Au cours de vacances au Sénégal, elle se rend compte que son fils n'est pas sur la bonne pente. Elle décide de l'emmener avec elle à Abidjan. Le résultat est immédiat, l'enfant brille à l'école. Termine son cycle primaire avec brio avant de revenir au Sénégal où il décroche son Bfem.


Ensuite, maman fait cap vers les États-Unis. Rebelote. Salam fait ses valises et la rejoint. On est en 1995. Après des cours d'anglais, il passe en prépa avant d'être reçu en collège. Son avenir semble tracé. Mais au moment des inscriptions, problème. Contrairement à ce que croyaient les responsables de l'administration de l'établissement, Salam n'a pas le Bac. Avec le Bfem, il n'est pas éligible. Dans un pays "talentophage", il aurait été sûrement ajourné direct. Mais aux États-Unis, chacun a droit à au moins une deuxième chance.


Le directeur du collège lui tend une perche : il a le droit de passer un test pour décrocher une équivalence. En cas de succès, il poursuit son rêve américain. En cas d'échec, l'école lui rembourse les frais déjà engagés, mais il devra en revanche perdre son visa étudiant et rentrer au bled. Une catastrophe. Le jeune homme jette toutes ses forces dans la bataille. Il bosse dur, passe des nuits blanches. Il décroche le sésame. "Vous vous rendez compte ? Mon avenir, toute ma vie, tenait à ce test ; je ne pouvais pas le manquer", s'enflamme-t-il aujourd'hui en arborant un grand sourire jubilatoire sous ses yeux bridés pétillants de malice.


Arrive l'heure du choix de l'orientation post-bac. Comptabilité, Gestion des entreprises ou Informatique ? La palette n'est pas large. "J'ai dit ‘Informatique', sachant que c'est un choix par défaut, confie-t-il en fouillant dans ses souvenirs. Je ne savais vraiment pas sur quoi je me lançais ; l'essentiel pour moi était de choisir une filière où il n'y avait pas de gros bouquins à lire."


Erreur ! Pour la filière "Réseau", sa spécialité, il n'y avait que de gros bouquins au menu. Il se lève et tire de sa bibliothèque un volumineux manuel d'Informatique. "Voilà le genre de livre qu'on avait au programme, je n'en revenais pas", glisse-t-il, l'air amusé.


Malgré tout, le jeune homme prend très vite goût à la matière. Découvre ses secrets, ses subtilités et ses possibilités. Une passion est née. Un génie de l'informatique, dans la foulée. Il croise le chemin d'un Indonésien qui lui confie qu'à partir de sa chambre, il peut concevoir son propre site Web. Ensuite, il découvre Abidjan.Net, portail d'information ivoirien très réputé. Une révélation. Il tombe sous le charme et se dit : "Je veux avoir un site comme ça." Son rêve se réalise en 1999. SeneWeb voit le jour.


Lancé il y a seize ans aux États-Unis, le premier portail sénégalais était à l'origine un simple forum de discussions. "Exclusivement dédié aux Sénégalais de la diaspora, qui n'avaient pas de plateforme d'échanges sur les nouvelles du pays", précise son fondateur. Le contexte était favorable. C'était quelques mois avant la première alternance démocratique. Le Sénégal s'ébrouait. Le front politico-social était volcanique. Le pouvoir PS s'avançait inéluctablement vers le crépuscule, une nouvelle ère s'annonçait. Au milieu de cette déferlante démocratique, la liberté d'expression était devenue un navire insubmersible. Les médias privés tenaient le gouvernail. Et SeneWeb était au premier rang de l'aventure.


En se remémorant cette époque, Salam, qui n'avait pas encore 25 ans, cache mal sa fierté : "Le forum explosait. Les discussions étaient vives, les points de vue s'affrontaient sans restriction."


Le meilleur était devant. La plateforme de discussions passe portail d'information. L'essentiel des contenus des journaux et autres supports du paysage médiatique sénégalais y est repris. En un laps de temps très court, elle devint incontournable. Mais si SeneWeb tient une bonne part de sa notoriété de sa légitimité des "premiers venus", il surfa surtout sur la vague de l'histoire. "Certains événements ont été du pain béni pour nous, avoue son fondateur. D'abord, il y a eu l'alternance de 2000, qui nous a propulsés. Ensuite, successivement les exploits des Lions du foot au Mondial 2002, les déboires d'Idrissa Seck avec l'affaire des Chantiers de Thiès, les Locales de 2009, les manifestations du 23-Juin et, plus récemment, la chute de Wade en 2012."


Plus d'un demi milliard


Avec un tel succès, SeneWeb attire les convoitises. Un jour, le téléphone de son boss retentit. À l'autre bout du fil, un homme qui, sous couvert d'anonymat, se présente en émissaire du Palais sous l'ancien Président Abdoulaye Wade. Il met 600 millions sur la table pour le rachat du portail. "Je décline l'offre, confie Salam. Il revient plusieurs fois à la charge, sans succès. Plus tard, j'appris que l'offre était fixée à un milliard de francs Cfa par Wade ou Karim. De toute façon, même pour des centaines de milliards, je n'aurais pas vendu. Je n'ai jamais eu l'intention de vendre le site. J'ai accepté de discuter à l'époque juste pour avoir une idée de la valeur du portail."


Les représailles tombent. SeneWeb est soumis à un redressement fiscal. Sans effet. "Nos comptes étaient en règle, clame Salam. Ensuite, ils nous ont reproché d'avoir changé d'adresse sans le déclarer. Aussi, lorsque nous avons diffusé des photos d'une marche de l'opposition, la Dic est venue saisir nos machines croyant pouvoir bloquer le site." Peine perdue. Le portail poursuit son bonhomme de chemin, fidèle à sa ligne : "l'information au service des populations".


Aujourd'hui, c'est le calme après la tempête des années Wade. Mais Salam reçoit toujours des coups de fil de décideurs politiques, religieux ou économiques soit pour se plaindre du ton d'un article soit pour solliciter tout autre traitement de faveur. "Je demande presque systématiquement à mes interlocuteurs de s'adresser aux responsables de la rédaction parce que c'est eux qui décident. Mais si quelqu'un, quelle que soit sa position et sa condition, me dit qu'une information parue sur le site risque de ternir son image, je peux demander qu'on l'enlève. Sans aucune contrepartie et si ce n'est pas un détournement de l'argent public ou un crime ou délit avérés."


Cette position d'influence ne fait pas rêver Salam. Il assure ne courir "ni pour l'argent ni pour le pouvoir, mais juste pour satisfaire une passion née par hasard". Revendique une "indépendance" qu'il n'entend "brader pour rien au monde". Et rejette toute idée "d'ouverture de capital à des investisseurs ou de recourir à des parrainages" pour renflouer ses caisses. "SeneWeb ne roule que sur fonds propres grâce à la publicité et à ce que nous verse Google. Contrairement à ce que beaucoup pensent, nous connaissons parfois des difficultés financières. Mais, ce n'est pas pour autant que je vais solliciter des financements extérieurs. Tant que nos recettes pourront supporter nos dépenses, je suis l'homme le plus heureux."


Les chosent semblent aller pour le mieux, même si Salam refuse d'évoquer ses finances. À preuve, il ne regrette pas d'avoir quitté les États-Unis, avec sa famille, et toutes les opportunités de ramasser une fortune, pour venir s'installer au Sénégal. Ses enfants (2 filles et un garçon) vont dans une école bilingue dakaroise et sa femme, une coiffeuse comme sa maman, est en train de monter ses propres affaires. Il veille sur eux comme il veille sur SeneWeb. En bon père de famille.


Sa mère, restée à Washington où elle gère son propre salon de coiffure, peut être fière de son enfant. Son papa, décédé en 2005, tout autant. Les patrons de la presse papier sénégalaise, dont il prédit la disparition imminente, tiennent peut-être un modèle. Voire une muse.


ifall@seneplus.com


(Source : Seneplus, 26 janvier 2015)







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