mardi 24 février 2015

Trois questions à Abdoul Malick Tapsoba, responsable du projet Opendata au Burkina Faso



A travers le projet Opendata, le Burkina Faso s'est engagé depuis 2013 dans une politique d'ouverture de données, à l'instar du Ghana et du Kenya. A travers ce projet, l'Etat burkinabé entend mettre à la disposition de ses citoyens les données classées non sensibles. Dans cet entretien le responsable de ce projet revient sur les enjeux citoyens d'un telle initiative qui fait du Burkina Faso, un pionnier en la matière en Afrique francophone.


Ouestafnews - Quels sont les objectifs poursuivis à travers cette politique d'ouverture de données ?


Abdoul Malick Tapsoba - Les objectifs, c'est de renforcer la démocratie car la publication des données sur la gestion des affaires de l'Etat est un signe de transparence et la transparence est le gage de la démocratie. Ensuite, booster le développement économique et social du Burkina. Les données disponibles peuvent être réutilisé par les développeurs d'applications, les économistes, les sociologues, les journalistes, les investisseurs,etc. Et cette réutilisation des données crée de la valeur ajoutée qui génère des ressources financières. donc l'ouverture des données permet non seulement l'amélioration des services existant, mais crée aussi de nouveaux services.


Ouestafnews - Les données actuellement disponibles englobent une dizaine de domaines, à l'exception notoire du secteur des mines ? Pourquoi ?


Abdoul Malick Tapsoba - Les données concernent tous les domaines sauf ceux touchant à la sécurité nationale ou aux individus. S'il n'y a pas de données sur les mines sur la plateforme actuellement c'est tout simplement parce que nous n'avons pas encore obtenu les données de ce secteur. Mais nous comptons entreprendre des démarches pour collecter plus de données dans le mois de mars.


Ouestafnews - Y a-t-il des améliorations prévues, par exemple permettre aux citoyens de consulter les données relatives au Budget de l'Etat burkinabé ?


Abdoul Malick Tapsoba - Oui, en effet en plus de la collecte des données, nous comptons développer des applications de réutilisation. Nous avons organisé en décembre 2014 une compétition de développement d'applications pour permettre de mieux visualiser les données des marchés publics. Cette application permet de rechercher les marchés publics selon plusieurs critères, de connaitre le budget prévisionnel et les périodes de lancement. Nous comptons aussi intégrer un module permettant de connaitre l'état d'exécution des marchés. Cela permettra en fin d'exercice par exemple de connaitre les marchés qui n'ont pas pu été exécuter et de demander des comptes à l'état.


(Source : Ouestaf, 19 février 2015)







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