lundi 26 janvier 2015

Yaya Abdoul Kane à propos de la ville numérique à Diamniadio : « Notre ambition, démarrer le projet dans le premier semestre de 2015 »



Le projet de ville numérique à Diamniadio commence à prendre forme. Selon le ministre des Télécommunications et des Postes, l'étude de faisabilité du projet - estimé à une soixantaine de milliards de FCfa - est déjà bouclée et la requête de financement envoyée à la Banque africaine de développement (Bad). La signature de convention est prévue d'ici à deux mois.


En partenariat avec la Banque africaine de développement (Bad), le Sénégal espère mobiliser une soixantaine de milliards de FCfa pour, dans un premier temps, créer un parc de technologies numériques qui sera installé à Diamniadio sur 25 hectares - 100 hectares à long terme - et, dans un deuxième temps, se déployer dans toutes les régions.


L'annonce a été faite hier par le ministre des Télécommunications et des Postes, à l'ouverture de la 5ème édition de l'It forum qui porte sur le thème : « La transformation digitale, un gisement de croissance et de compétitivité pour le Sénégal ».


« Nous avons déjà finalisé l'étude de faisabilité et la requête de financement a été envoyée à la Bad. D'ici à un ou deux mois nous pourrons signer la convention de financement, explique Yaya Abdoul Kane. Notre ambition, c'est de démarrer le projet dans le premier semestre de 2015 ».


Il informe qu'il y a d'autres partenaires techniques et financiers qui sont prêts à accompagner le Sénégal dans cette dynamique non seulement pour concrétiser le projet de parc numérique de Diamniadio mais aussi pour créer d'autres parcs de technologies numériques sur l'étendue du territoire national.


« Nous avons récemment reçu une délégation de Korean technology (Kt) et nous avons convenu de créer ces projets, de chercher ensemble des financements et les mettre en œuvre.


Nous avons donc bon espoir que d'ici à la fin de l'année, nous pourrons mobiliser d'autres fonds qui, non seulement pourront nous permettre de finaliser le projet de ville numérique, mais également d'investir sur d'autres projets porteurs », poursuit Yaya Abdoul Kane. L'ambition, « c'est d'explorer toutes les opportunités qu'offre le numérique pour accélérer la transformation des autres secteurs ».


Explorer toutes les opportunités du numérique


Selon le ministre, le numérique est, aujourd'hui, un vecteur de croissance et de développement. « C'est un secteur transversal qui doit sous-tendre les autres secteurs d'activité en termes de création d'emplois, de valeur ajoutée, mais également de services. C'est pourquoi, nous avons pensé que pour faire du numérique un vecteur de développement, il fallait qu'on développe des infrastructures pour promouvoir ce secteur. Et pour cela, nous avons pensé qu'il était opportun de créer un espace où l'on mettra toutes les infrastructures nécessaires, des centres d'incubation pour capter les financements extérieurs et où nos jeunes talents pourront être accompagnés pour développer des applications des contenus locaux », explique M. Kane. L'objectif final étant d'arriver à une ville numérique. De l'avis du ministre, le Sénégal peut s'inspirer du modèle coréen qui a réussi, avec ce qu'on appelle l'économie créative, à se développer. « Nous n'avons pas beaucoup de ressources naturelles mais nous pouvons compter sur le numérique pour développer notre pays », soutient-il.


Atos décide de s'installer au Sénégal, 3.000 emplois en vue


Thierry Breton, le Pdg du groupe Atos, l'un des leaders mondiaux du numérique, annonce la création d'une plateforme numérique dans ce parc numérique de Diamniadio qui couvrira l'Afrique subsaharienne. Le groupe compte ainsi créer une cinquantaine d'emplois cette année (1 000 d'ici à trois ans). « Le 21ème siècle sera le siècle de la donnée, véritable "or numérique". Et mon ambition, c'est de faire en sorte que le Sénégal devienne un exportateur de services informatiques à l'image de l'Inde », explique Thierry Breton. Une décision accueillie avec enthousiasme par le ministre des Télécommunications et des Postes : « Nous pensons que c'est une bonne chose puisque l'ambition du président de la République, c'est de créer des emplois décents pour les jeunes. Si Atos vient donc s'installer, non seulement il va créer des emplois, mais aussi, finalement, les hauts ingénieurs qui seront formés dans cette plateforme pourront créer des entreprises, de la valeur ajoutée et, in fine, des emplois », espère-t-il.


Seydou Ka


(Source : Le Soleil, 23 février 2015)







via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://ift.tt/15DjDEB

Réactions :