lundi 12 janvier 2015

10 prédictions sur l'évolution des TIC en Afrique en 2015



1 – La classe moyenne africaine fera ses premières emplettes sur Internet


L'année 2014 est considérée par plusieurs analystes comme l'année durant laquelle le e-Commerce est vraiment né en Afrique.


Enfin, des acteurs aux moyens conséquents sont venus concurrencer des initiatives beaucoup plus modestes déjà en activité sur le continent.


Ils s'appellent Jumia, CDiscount, OuiCarry, Niokobok ou Kaymu et proposent des services de e-Commerce à la fois adaptés aux réalités africaines et qui se rapprochent des standards de qualité de service internationaux.


2015 ne sera certainement pas l'année durant laquelle le e-Commerce s'imposera dans les habitudes de consommation des africains, mais la grandissante classe moyenne africaine se laissera tenter par des offres de plus en plus attrayantes et quelques jeunes foyers africains commanderont leurs premiers produits via la toile.


2 – De nouveaux géants internationaux s'installeront en Afrique


Si en 2014, des grands noms internationaux des TIC se sont jetés dans les eaux africaines après des années d'observation, en 2015 un nombre encore plus élevé de ces dernières ouvriront des bureaux en Afrique.


Que ce soit avec des offres re-brandées pour les populations africaines ou en gardant l'identité qui a fait leur succès outre-mer, des grands groupes internationaux viendront en découdre avec une concurrence locale.


Celle-ci devra porter ses plus beaux vêtements pour garder la tête hors de l'eau.


3 – Les TIC faciliteront les échanges économiques entre les pays africains


Les TIC aideront à briser les barrières commerciales entre pays africains en supprimant les obstacles et en augmentant l'efficacité et la transparence.


Des facteurs comme l'amélioration de l'inclusion financière grâce au Mobile Banking, l'instauration de cartes d'identités à puces pour la circulation dans les espaces africains, la dématérialisation des démarches administratives ou la mise en ligne de plateformes de facilitation des échanges économiques entre les Etats africains seront les bases d'une économie africaine plus prospère.


4 – Le Mobile Banking s'imposera dans les transactions du quotidien


Déjà incontournable dans quelques pays africains, le Mobile Banking devrait connaitre une année 2015 vibrante sur le continent africain et même au-delà.


Du paiement des factures des ménages à des services d'emprunt d'argent, le Mobile Banking devrait devenir le moyen de transaction principal pour une multitude de tâches.


Les opérateurs de téléphonie qui ont profité de l'année 2014 pour solidifier leurs infrastructures, déploieront plusieurs solutions en 2015 dans l'objectif de prendre autant de parts de marché que possible.


5 – Il y aura de plus en plus de connectés via la 3G et la 4G


La 4G est annoncée dans près d'une dizaine de pays africains, pour l'année 2015. Ces derniers rejoindront la poignée de chanceux qui surfent actuellement à des vitesses vertigineuses. Les quelques rares retardataires qui ne disposaient que de la 2G devraient également combler leur retard. Grace à cela…


6 – Le contenu sera plus roi que jamais


Grace à la démocratisation de la connectivité et à la relative facilité de se lancer dans ce type d'entreprises, en 2015 nous assisterons également à une prolifération de Startups proposant du contenu pensé pour les consommateurs basés en Afrique. Des applications de Replay, des chaines Youtube, des sites d'informations pour des niches jusqu'à présent délaissées, des plateformes d'échanges sur les sujets du continent… en 2015, le contenu sera plus roi que jamais.


7 – Le combat pour les meilleurs talents s'intensifiera


Alors que la « Startup mentality » deviendra la norme en Afrique, la chasse aux jeunes talents les plus prometteurs s'intensifiera.


Il ne s'agira pas encore de proposer des salaires faramineux ou des salles de massage – Google Style -, mais les entreprises auront à cœur de proposer le meilleur environnement pour garder ou attirer des ressources de talent.


Ces dernières auront de plus en plus l'embarras du choix lorsqu'il s'agira de trouver un emploi.


8 – Les opérateurs de téléphonie investiront de plus en plus dans les Startups africaines


Cette tendance est déjà d'actualité dans plusieurs pays d'Afrique, mais elle devrait se propager encore plus durant l'année 2015.


Des initiatives semblables à celle lancée par Orange en Côte d'ivoire avec OrangeFab, ou par Tigo au Rwanda avec l'accélérateur Think, se multiplieront alors que les opérateurs de téléphonie continueront de se réinventer pour survivre à l'ère de la fin de la voix.


9 – La sécurité des services informatique sera au centre des débats


Comment sécuriser les données ? Comment éduquer les populations qui feront leurs premiers pas sur l'Internet, pour qu'elles ne soient pas victimes d'arnaques de type #419 ? Comment se protéger des armées de hackers de plus en plus belliqueuses à travers le monde ?


Toutes ces questions ainsi que la dématérialisation des démarches administratives, l'amélioration de l'inclusion financière grâce au mobile, la démocratisation de la connectivité et le développement des systèmes informatiques dans les instances africaines mettront le sujet de la sécurité informatique au centre des débats.


Les autorités africaines auront à cœur de se prémunir face à ces dangers qui prendront des dimensions encore inconnues dans nos pays.


10 – La TNT sera LE sujet de l'année 2015


En 2015, les pays africains devront gérer une révolution dans le domaine de l'audiovisuel. En effet, en Juin prochain, les états devront avoir négocié la transition de la télévision analogique vers la télévision numérique terrestre (TNT).


Seulement, à part le Rwanda, l'ile Maurice et la Tanzanie, en 2014, il semble que les gouvernements africains aient tous adhéré à la philosophie de la procrastination.


Même si certains sont sur la bonne voie pour respecter les délais prévus par l'UIT, l'écrasante majorité des nations africaines (parmi lesquelles des ténors comme l'Afrique du Sud ou le Nigeria) restent bloquées devant des problématiques majeures :


- Comment financer la transition ? – Quelle solution pour la promotion des contenus locaux ? – Que faire des téléviseurs obsolètes ? – Comment procurer des décodeurs aux populations ? – Comment informer et éduquer les populations sur le sujet du numérique ?


Il ne fait aucun doute que les débats seront animés au sujet de la TNT en Afrique.


(Source : Afrique ITnews, 12 janvier 2015)







via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://ift.tt/17AiNKn

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