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TEDXGrandBassam, est un événement organisé sous la licence Américaine TED. Il vise à mettre en avant les idées innovatrices de personnes qui...

Orange lance la 6ème édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient

Cette année, le grand concours de business plans organisé par Orange en Afrique et au Moyen-Orient se dédouble. Chaque projet candidat peut en effet être jugé par deux jurys, un national et un international. Les récompenses à...

L'Ambassade des USA encourage les jeunes ivoiriennes à poursuivre des carrières scientifiques et technologiques

« Les femmes éduquées acquièrent une voix et une place dans la société, ce qui leur donne plus de débouchés économiques et encourage leur participation dans la politique et fortifie la société, »...

vendredi 31 janvier 2014

La prochaine étape de lecture : ressentir physiquement les émotions des personnages



Des chercheurs de l’université du MIT ont développé, le semestre dernier, une nouvelle technologie permettant une lecture augmentée.




Il semblerait que le cours "Science Fiction to Science Fabrication" dispensés par Daniel Novy et Sophia Bruec





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Passage de l'analogique au numérique : L'OPTIC récuse le CONTAN



L'Organisation des professionnels des Nouvelles Technologies de l'Information et de la communication (Optic) n'agrée pas la décision du Comité national de pilotage de la transition de l'audiovisuel analogique au numérique (Contan) sur l'octroi du lot 2 réseau de fibre optique et le lot 3 infrastructure LTE 4G. Ledit syndicat a fait cette sortie hier jeudi, lors d'un atelier.


Le cercle des détracteurs du Comité national de pilotage de la transition de l'audiovisuel analogique au numérique (Contan) s'élargie. Après la sortie au vitriol d'El Hadji Ndiaye, patron de la 2s TV, l'Autorité de Régulation des télécommunications et des postes (Artp), et les agents du ministère de la communication et de l'économie numérique qui font le mou, c'est au tour du syndicat des professionnels des Tics regroupé autour de l'Organisation des professionnels des Nouvelles Technologies de l'Information et de la communication (Optic) de marquer son désaccord suite à la mesure du chef de l'Etat, Macky Sall de confier au CONTAN, le basculement du Sénégal de l'analogique au numérique.


Ainsi, l'Optic exige « la suspension de deux lots d'infrastructures télécom notamment le lot 2 réseau de fibre optique et le lot 3 infrastructure LTE 4G suite à appel à candidature lancé pour ‘'la mise en place d'une infrastructure convergente'', comprenant trois lots dont les deux mis en causes ». Ils l'ont fait savoir hier jeudi, lors d'un atelier sur « la problématique du financement des Entreprises de TIC » co-organisé avec le Conseil National du Patronat (Cnp).


Le différend s'articule autour de trois points que sont le périmètre des compétences du Contan, le risque économique pour le secteur que représente la mise en œuvre des lots 2 et 3 dans les termes de l'appel à candidature, et la nécessité d'un partenariat intelligent entre l'Etat, le secteur privé sénégalais et des investisseurs étrangers pour la mise en place de l'opérateur de multiplexage dans le cadre du lot 1 (TNT).


Si l'on croit au propos d'Antoine Ngom, président de ladite structure « l'ère du monopole dans les Télécoms est révolue et la libéralisation du secteur a fait que l'économie numérique est devenue stratégique pour notre pays et constitue un des pans de notre développement économique et social. Il est donc incompréhensible de vouloir revenir en arrière ». Il souligne que « l'ère est aux partenariats intelligents (Etat, Investisseurs, secteur privé) pour assurer le suivi des évolutions technologiques, la rentabilité du système, le développement du secteur et la création d'emplois ».


Pour développer ce secteur qui n'a rien à envier aux devanciers, le syndicat propose un partenariat intelligent impliquant l'Etat du Sénégal, le secteur privé local et des investisseurs étrangers pour garantir la pérennité et l'évolutivité de l'opérateur TNT.


Jean-Pierre Malou


(Source : Sud Quotidien, 31 janvier 2014)







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L'e-commerce au Sénégal : un phénomène encore bien absent



Parallèlement au développement de la technologie, le commerce électronique est un secteur très prometteur à l'ère du 2.0. Par contre le Sénégal comme bon nombre de pays africains d'ailleurs est très en marge de l'e-commerce qui représente un chiffre d'affaire de 144 milliards d'euros dans le monde.


Une solution e-commerce permet à un vendeur disposant d'une plateforme adéquate de mettre ses produits à la disposition du public via internet et d'en recevoir le paiement par ce même cheminement. Il ne se charge pas contrairement au e-business de l'aspect fidélisation du client par divers moyens qui seront mis en place, mais se contente juste de mettre en pratique les fonctionnalités liées au panier du client sur la plateforme.


Pourquoi le e-commerce est-il vraiment important


Pour un marché désordonné comme le nôtre où les mêmes produits sont rarement aux mêmes places, ce genre de solution serait carrément un bonheur parce qu'alliant rapidité des recherches, économie du déplacement et peut être même autre et autre chose. Et au Sénégal, où un marché peut pousser tellement vite qu'on ne s'en rendrait même pas compte et avec des produits très diversifiés, une plateforme e-commerce serait assez souhaitable par et pour tout un chacun.


Mais cela n'existe pas


Tout du moins le peu de sites e-commerce qui existent n'ont pas un développement assez fulgurant leur permettant de se faire remarquer et d'avoir la confiance des consommateurs. L'e-commerce rappelons le nécessite la mise en place d'une politique de sécurité irréprochable vu la vulnérabilité du web. Et de ce fait dans au Sénégal les blocages qu'ont pourrait citer sont dans plusieurs axes :



  • la sécurité. Confier son numéro de code bancaire à un site web avec un back-end plus tôt douteux est un grand risque. Enplus avec la technologie nul n'est exempté de faille. Donc un système de paiement assez fiable devrait être employé.

  • La disponibilité des produits. Ce serait assez outrageux d'exposer des produits dont on n'a pas possession.

  • La clientèle. La plupart des gens n'ont pas tellement confiance en la technologie et donc mettre une solution e-commerce avec une bonne clientèle relève beaucoup du miracle.

  • La vulgarisation de l'internet au Sénégal. Malgré les offres de moins en moins chères des fournisseurs, le net reste encore inconnu par une bonne partie de la population. En effet pour un père de famille commerçant qui se bat tous les jours pour donner à manger à sa famille, acheter un ordinateur passe absolument en seconde position et est même des fois inconcevable.

  • L'analphabétisation de la majeure partie des commerçants qui ne peuvent de ce fait pas utiliser ces technologies et du coup ont une totale manque de confiance en cela.

  • Sur le plan compétence technique dans les nouvelles technologies le Sénégal n'a cependant rien a envié à aucun autre pays. Les ingénieurs formés chaque année sont bel et bien assez qualifiés pour mener à bien ce type de projet.


Et ce n'est pas tout. Les problèmes sont encore là et évoluent avec le temps.


Il y a eu bien sûr des tentatives avant. Malheureusement avortées. Notons celle de la styliste de renom Oumou sy, qui en 2000 donc il y a 14 ans, avait prévu de lancer un site virtuel de commerce dénommé "la boutique d'Oumou Sy". Ce qui montre juste que le débat du commerce électronique au Sénégal ne date pas d'hier mais que rien de concret n'a encore été fait jusqu'à présent. Il y a aussi TPS qui se veut être le premier opérateur de commerce électronique au Sénégal mais hélas qui est toujours méconnu du public.


Cependant les perspectives sont bel et bien là


Le sujet est vaste et là on a fait que le brosser. Espérons qu'avec la concurrence active des divers opérateurs on pourra bientôt bénéficier d'infrastructures contribuant au développement de la solution. Surtout que les jeunes passionnés sont en train de développer leurs idées du type Sandag'art.


(Source : Social Net Link, 31 janvier 2014)







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Facebook s'apprête-t-il à ouvrir des bureaux en Afrique ?



La visite d'une équipe du plus grand réseau social du monde menée par le vice président de Facebook en Europe, en Afrique et dans le moyen orient serait à l'origine de la rumeur. Nicola Mendelsohn, accompagné de 11 autres employés de l'entreprise américaine, s'est rendu dans les locaux du site de vente en ligne Konga.com, lors d'une visite au Nigeria.


Konga est un gros client, toutes proportions gardées, pour le réseau social. La page du site de vente en ligne sur le réseau social compte plus de 700 000 fans et a déjà été « vérifiée » (taguée du petit signe de validation bleu) par Facebook. La compagnie nigériane n'est pas la seule à avoir ouvert ses portes à la délégation, qui a profité de son déplacement pour prendre le pouls de l'écosystème nigérian.


En vérité, la question n'est pas de savoir si, mais plutôt quand Facebook ouvrira des bureaux en Afrique. Pour la compagnie, qui a d'ailleurs récemment ouvert une branche en Inde, le marché des pays émergents est de plus en plus intéressant, après avoir atteint un pic aux Etats Unis et dans plusieurs pays d'Europe.


En s'installant sur le continent, Facebook rejoindrait l'un de ses plus grands concurrents actuel, Google, qui y a déjà bien pris ses bases.


(Source : Afrique ITnews, 31 janvier 2014)







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Photographie à l'ère du numérique un métier en perdition



Si certains photographes ressentent les revers du changement induit par le numérique, d'autres y voient une opportunité pour faire fructifier leur business. Au pied du Monument de la renaissance africaine. Le photographe, la trentaine, svelte, teint noir, casquette vissée sur la tête, appareil pendant autour de son cou, guette les visiteurs. Un couple s'approche de lui. D'un geste brusque, il se lève, faisant mine de prendre photo. La femme, une blonde aux longs cheveux, décline gentiment l'offre. Cheikh les poursuit, insiste, vante la qualité de ses photos. Après quelques pas il revient bredouille sur la place et attend d'autres visiteurs. A sa quatrième tentative, il décroche enfin une cliente. Une adolescente de teint clair, portant des bas et un body. Ensemble ils franchissent les longs escaliers. Essoufflés, les voilà enfin sur la Terrasse. Debout devant la statuette, les mains aux hanches, la tête inclinée, large sourire, elle est enfin prête pour prendre la pose. Le lendemain elle devra revenir sur les lieux pour récupérer ses photos monnayées à 500 francs Cfa l'unité. Tous les jours, Cheikh le photographe vient sur la place à 9h et ne se rend que tard la nuit au laboratoire pour le tirage.


Cheikh photographe, comme le surnomment ses amis, n'a pas fait de formation dans une quelconque école pour apprendre ce métier. Ayant dès son enfance dû assumer de grandes responsabilités, il a choisi la photographie comme gagne-pain : « Mon expérience longue de plusieurs années m'a permis de devenir un grand professionnel dans ce domaine. La photographie ne nécessite pas une formation particulière. Le professionnalisme on l'acquiert au fil du temps : « Après, j'ai arrêté mes études pour me spécialiser en photographie et cela au fur et à mesure que je fréquentais les studios ». Ce métier qui, jadis, nourrissait son homme, est tombé en désuétude. La principale raison, selon le photographe, c'est l'avènement du numérique. Depuis lors, leur chiffre d'affaire chute. Pis, beaucoup de labos photo et de studios ferment à tour de rôle. A cause de cela, les photographes qui opèrent sur le terrain rencontrent d'énormes difficultés. « Presque tous les touristes viennent avec leurs appareils numériques », se désole-t-il, ajoutant : « je suis là toute la journée sans gagner grand-chose, Je n'ai pas de vie de famille, sans compter l'humiliation et le dénigrement dont je suis victime ». Même son de cloche chez Pape Baïdy Fall, photographe depuis 1992. Il a même abandonné la photographie pour devenir gérant d'un labo à la Médina. Trouvé dans son laboratoire vers 18 heures, il reçoit les photographes de terrain. Quatre d'entre eux l'attendent. Des produits chimiques destinés à l'entretien du labo sont rangés sur un étal à droite ; derrière, se trouvent l'ordinateur de lavage et la tireuse-développeuse. Assis devant une machine, près de son client, il place la carte dans un support, les images prises s'affichent. Le client, un jeune homme à l'accent étranger, lui donne des photos à tirer. Ils discutent du format et fixent un prix. Il devra repasser plus tard prendre sa commande. Les photos format 10-15 sont tirées à 500 fCfa et celles de 13-18 à 1000 fCfa. « Je gagnais beaucoup de marchés grâce à la qualité de mes photos », se souvient-il. Et de poursuivre : « De bouche à oreille je suis devenu une célébrité dans ce domaine, mais hélas j'ai arrêté ce métier depuis belle lurette car cela ne marche plus comme avant ». Selon M. Thiam, le numérique a bouleversé le travail de photographes. Beaucoup de clients ont maintenant des appareils numériques. Pis, les albums de mariage ou de baptêmes ne sont même plus tirées, les femmes préfèrent les montages numériques : « c'est très dommage car l'album photo permet de garder les souvenirs, c'était même un trésor que l'on gardait jalousement », se désole-t-il. À l'appareil numérique s'ajoutent les téléphones portables. Et les photos prises sont même tirées au laboratoire à 250 fCfa l'une. « Tu vois, les gens n'ont plus un grand intérêt à appeler les photographes », explique-t-il.


Les réseaux ne sont pas pour arranger les choses. « Les gens qui accrochaient leurs photos dans leur salon préfèrent maintenant les publier sur facebook. Et elles seront vues et commentées de tout le monde avec un minimum de dépenses », explique-t-il. Ajoutant : « en tout cas, cela ne fait pas notre affaire ». Pour toutes ces raisons il a préféré le labo au terrain. L'ancien photographe n'a pas manqué de décrier l'attitude des jeunes photographes qui, par nécessité, acceptent des sommes dérisoires que leur offrent les clients. « Une photographie à 350 francs, ce n'est raisonnable », se désole-t-il.


Pourtant, Cheikh Tidiane Thiam, photographe professionnel, n'est pas de cet avis. Pour lui, jusqu'à présent la photographie nourrit son homme : « J'entretiens ma famille depuis toujours grâce à ce métier. J'ai même fait des progrès dans mon domaine ». Pour lui 80% des photographes apprennent le métier dans le tas, ce qui explique leurs limites. Photographe professionnel, M. Thiam dit suivre des cours de renforcement un peu partout pour comprendre les changements induits par l'ère numérique. « C'est bel et bien un métier d'avenir, l'ère numérique n'est pas un frein, au contraire cela nous facilite même la tâche », dira-t-il. Je parle de la rapidité des copies, de l'envoi, etc. Tout cela développe davantage la photographie ». La photographie artistique, de sport, de spectacle de nuit, aérienne ou animale, bénéficie même des avantages de l'ère numérique. La photo publicité, très en vogue, requiert également beaucoup de revenus : « Les gens gagnent beaucoup d'argent avec ces spécialités. Notre seul souci demeure l'absence de contrat ou d'autonomie ».


Aminata Dème Sathie


(Source : La Gazette, 31 janvier 2014)







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Le reciblage sur mobile plus efficace que sur ordinateur fixe


Le reciblage n'apparaît plus aussi attractif qu'avant pour les entreprises.



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Communiqué d'OPTIC sur le COTAN



Le CONTAN (Comité National de Pilotage de la Transition de l'Analogique vers le Numérique) a publié le 20 janvier 2014 un appel à candidature pour « la mise en place d'une infrastructure convergente » comprenant 3 lots :



  • Lot 1 : Infrastructure TNT

  • Lot 2 : Réseau de fibre optique

  • Lot 3 : Infrastructure LTE 4G


Cet acte qui est posé nous amène, à publier officiellement notre position, suite aux différents échanges avec le CONTAN et les principaux acteurs (public et privé) du secteur.


Elle s'articule autour des points clés suivants :



  • Le périmètre des compétences du CONTAN

  • Le risque économique pour le secteur que représente la mise en œuvre des lots 2 et 3 dans les termes de l'appel à candidature

  • La nécessité d'un partenariat intelligent entre l'Etat, le secteur privé sénégalais et des investisseurs étrangers pour la mise en place de l'opérateur de multiplexage dans le cadre du lot 1 (TNT).


Périmètre de compétence du CONTAN


Les lots 2 et 3 ne sont pas intrinsèquement liés à la problématique de passage de l'analogique au numérique. Aucune urgence ne peut donc être invoquée pour les inclure dans le périmètre.


Par ailleurs, le nouveau code des télécommunications qui est une loi, dont nous signalons au passage que les décrets d'application n'ont pas été publiés, ne confère pas au CONTAN les compétences pour le pilotage de ces deux volets.


Les lots 2 et 3 introduisent un changement majeur dans l'écosystème des télécommunications notamment le monopole d'Etat à travers la propriété exclusive de l'Etat sur les infrastructures. Un tel bouleversement ne peut se faire sans concertation. C'est un impératif de bonne gouvernance qui a été perpétué dans le secteur depuis le processus de libéralisation.


Chaque acteur doit jouer pleinement son rôle : ARTP, Ministère, ADIE, secteur Privé. Ce qui permettra un développement de l'économie numérique, une bonne articulation des différents acteurs, la création d'emplois et le partenariat gagnant- gagnant de l'Etat avec le secteur privé et les opérateurs.


Risque Economique


Un monopole d'Etat dans le secteur de télécommunications fera perdre au Sénégal la position enviable qu'elle occupe aujourd'hui dans le secteur des télécommunications. L'Etat ne sera pas en mesure de suivre le rythme des évolutions technologiques très rapides du secteur et ne disposera pas des moyens colossaux qu'exigent les investissements futurs et leur exploitation. Par ailleurs, aucun opérateur télécom au Sénégal ne peut être contraint à utiliser l'infrastructure de l'Etat et le risque de fiasco financier est énorme. L'Economie Numérique qui contribue à plus de 10% du PIB est très sérieusement menacé.


L'ère du monopole dans les Télécoms est révolue et la libéralisation du secteur a fait que l'économie numérique est devenue stratégique pour notre Pays et constitue un des pans de notre développement économique et social. Il est donc incompréhensible de vouloir revenir en arrière. L'ère est aux partenariats intelligents (Etat, Investisseurs, Secteur Privé) pour assurer le suivi des évolutions technologiques, la rentabilité du système, le développement du secteur et la création d'emplois.


L'intérêt de l'existence d'un ou plusieurs opérateurs d'infrastructures est réel. Le schéma optimal pour garantir l'accès haut débit partout au Sénégal passera certainement par cette option judicieuse de mutualisation.


Nécessité d'un partenariat intelligent pour l'opérateur TNT


Un partenariat intelligent impliquant l'Etat du Sénégal, le secteur privé local et des investisseurs étrangers doit être trouvé pour garantir la pérennité et l'évolutivité de l'opérateur TNT.


Le secteur privé sollicite la suspension lié aux lots d'infrastructures télécom 2 et 3 le temps d'asseoir une véritable concertation.


Nous plaidons même pour que le Président aille plus loin en mettant un place un instrument que TOUS les acteurs du secteur réclament : un Conseil National de L'Economie Numérique. Il s'agit d'un cadre consultatif indépendant qui émet des recommandations sur toutes les initiatives importantes du secteur.


Le Président d'OPTIC


(Source : Organisation des Professionnels des TIC, 30 janvier 2014)







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Les data centers des géants technologiques gérés en Open Source



Initié en 2011 par Facebook, l’Open Compute Project fédère des leaders de l’informatique pour ouvrir et mutualiser la gestion des données sur le cloud.




Traditionnel héraut des logiciels propriétaires et exclusifs, Microsoft vient d’annoncer cette semaine son ralliement au projet open source à l’occasion de l’Open Compute Project Summit, apportant notamment l’appui spécifique de son expertise liée au stockage sur le cloud.





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jeudi 30 janvier 2014

Connexion internet : Tigo annonce la gratuité dans les bus à Dakar



La connexion 3G+ du dernier né des opérateurs sera désormais gratuite dans les bus de Dakar Dem Dikk. Une grande innovation pour Tigo qui tente de s'imposer dans le domaine de l'internet mobile au Sénégal.


C'est une première au Sénégal. Désormais les internautes sénégalais pourront se connecter gratuitement une fois dans un bus de la compagnie de transport Dakar Dem Dikk. La nouvelle a été annoncée par l'opérateur via sa page Facebook .'


'Bientôt le Wifi gratuit dans les bus à Dakar ? Non, vous ne rêvez pas ! Pour vous faire vivre le « digital lifestyle », Tigo innove en offrant le "Wifi gratuit" à bord de centaines de bus pour une expérience 3G+ hors du commun, vous permettant ainsi de rester connecté avec vos proches et amis partout où vous vous trouvez.'' lit-on sur la page Facebook de l'opérateur


Depuis quelques temps Tigo est très agressif dans sa nouvelle communication. Ainsi donc, la filiale de Millicom vient encore une fois de damer le pion aux autres opérateurs comme Orange qui , selon certains témoignages devrait être le premier à mettre en place ce projet.Mais comme on dit , il ne suffit plus de penser , il faut agir. C'est ce que Tigo a compris.


Reste maintenant à savoir comment l'opérateur, (dernier a lancé la 3G+) va travailler sa communication - marketing pour informer le maximum de clients. C'est une grande innovation que nous saluons, tout en espérant que les autres opérateurs vont nous proposer d'autres projets qui entrent dans le sens de l'élargissement de la connexion haut débit mobile au Sénégal.


(Source : Social Net Link, 30 janvier 2014)







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Documents administratifs : La carte à puce, une alternative aux cas de fraude



La société allemande Infineon Technologie a organisé hier, à Dakar, un séminaire sur les avantages de l'introduction des cartes à puce dans les documents administratifs. L'ingénieur informaticien à la Direction de l'automatisation des fichiers (Daf), Samsdine Kane, a indiqué que le Sénégal est en phase de réflexion pour voir comment introduire les cartes à puce dans les documents administratifs.


Comparés aux documents sans puce électronique ou en papier, les documents d'identité électroniques offrent des avantages dans le domaine de la prévention des cas de fraude. L'électronique permet aussi de protéger et de sécuriser les données du citoyen. La technologie des cartes à puce a connu une évolution fulgurante depuis l'introduction des premières cartes bancaires et téléphoniques électroniques.


C'est dans ce sillage que s'inscrit le séminaire organisé par la société Infineon Technologies, sur le thème : « la sécurité pour le monde connecté : les documents électroniques » au profit des autorités sénégalaises et des privés du pays.


Le responsable des affaires de gouvernance d'Infineon, Dr Claudio Reiff, est revenu sur les différents aspects de la technologie e-ID, notamment ses avantages. A son avis, les cartes à puce permettent d'éviter les cas de fraude à l'identité.


L'avantage de ces cartes à puce, a-t-il précisé, est qu'elles sont utilisées partout dans le monde. Toutefois, a admis Dr Reiff, « il est toujours possible d'attaquer un système. C'est pourquoi, il faut permanemment se remettre en cause ». Le séminaire d'hier s'inscrit dans une perspective de pouvoir nouer un partenariat avec les autorités sénégalaises et des privés du pays.


« On est conscient que des projets de ce genre prennent beaucoup de temps. Car en Afrique du Sud, l'introduction des cartes à puce a pris 14 ans », a-t-il relevé. Pour Dr Reiff, l'essentiel c'est de poursuivre les échanges avec les autorités sénégalaises en leur montrant les avantages de cette technologie.


L'ingénieur informaticien à la Direction de l'automatisation des fichiers (Daf), Samsdine Kane, a indiqué que le Sénégal est en phase de réflexion pour voir comment introduire les cartes à puce dans les documents administratifs. Selon lui, avec les cartes à puce, on peut fusionner la carte d'électeur et la carte nationale d'identité (Cni) en une seule carte.


Aussi, a ajouté M. Kane, on peut y mettre le groupe sanguin des citoyens, restituer des données perdues, etc. Il estime que les cas de fraude sont amoindris avec l'électronique.


Pour sa part, la première conseillère de l'ambassade de l'Allemagne au Sénégal, Mme Fricke, a magnifié les relations de coopération entre le Sénégal et son pays. Pour elle, celles-ci doivent se renforcer notamment dans le domaine des investissements.


S. Diam Sy


(Source : Le Soleil, 30 janvier 2014)







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Bharti Airtel restructure ses opérations africaines peu rentables





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Guinée : MTN veut sous-traiter une partie de sa direction technique à Huawei, des employés s’y opposent





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Inventev transforme le camion de secours en modèle adaptable et hybride



Le projet Inventev propose un camion roulant à l'électricité et pouvant se transformer en générateur afin d'assurer l'approvisionnement énergétique de victimes de catastrophes naturelles.




Face à l’ineffectivité des réponses proposées aux victimes d’ouragan et de tornade aux Etats-Unis, que ce soit un manque de préparation ou un manque de matériel adapté, les solutions utilisant des outils autres que les réseaux sociaux ne sont pas légions.





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Amadou Top, directeur executif du CONTAN : « Il y a des non-dits dans l'attribution des fréquences »



Le directeur exécutif du Comité national de pilotage de la transition de l'audiovisuel analogique au numérique (CONTAN), Amadou Top n'arrive pas à comprendre les agitations de l'ARPT qui se bat pour une bande de 1/10.000. C'est ce « dividende numérique » que l'UIT a décidé d'attribuer aux pays qui vont effectuer le passage de l'analogique au numérique, alors qu'elle gère des milliers et milliers de méga hertz.


Pis, le directeur exécutif du CONTAN suspecte des « non-dits » dans l'attribution des fréquences, mais refuse de se faire divertir pour le moment. Dans cette suite et fin de l'interview démarrée hier, il révèle que l'Etat va bientôt prendre un arrêté interdisant l'importation de tout équipement qui ne répond pas aux normes numériques.


L'Afrique accuse un énorme retard et ne semble pas pressée pour opérer son basculement vers le numérique. Sur les 54 Etats que compte le continent, seuls quelques uns comme le Kenya, l'Ile Maurice, l'Afrique du Sud, le Maroc, le Rwanda, la Tanzanie, le Ghana sont aux normes. Comment expliquez-vous cette négligence ?


Ça, c'est l'Afrique malheureusement ! Quand il y a des dossiers importants, on les néglige. On ne fait pas le travail qu'il faut faire et ça c'est un problème de leadership.


Pour le Sénégal, heureusement que le président Macky Sall a pris conscience de l'urgence et a pris en main le dossier car sinon, cela allait être la catastrophe. Il en fait une affaire de priorité extrême et suit personnellement, et tous les jours, l'avancement de ce projet parce qu'il en voit les enjeux.


D'autant plus qu'il a rajouté aux besoins et obligations du GO 06, autre chose au numérique pour la création d'emploi en utilisant le dividende numérique.


Ça, c'est une particularité sénégalaise qui va nous permettre de faire de notre retard une bonne chose parce que nous allons utiliser des normes qui seront nouvelles, que la France n'a pas utilisées et faire des choses que la France n'a pas pu faire à cause de ce dividende numérique et qui vont nous permettre de faire des choses qui vont régler des problèmes dans l'éducation, la santé, le commerce et dans beaucoup d'autres choses. C'est l'avantage sur lequel nous allons essayer de puiser pour corriger un peu le retard.


Il y a donc des possibilités de créations d'emploi pour les jeunes avec l'espace qui va être libéré avec le dividende de numérique. Si oui, pouvez-vous nous en citer ?


Ah oui ! Beaucoup ! On va dématérialiser toutes les procédures de l'Etat. Aujourd'hui si vous voulez payer vos impôts, vous remplissez des fiches, vous avez besoin d'un bulletin de naissance, vous devez aller à la mairie de là où vous êtes né pour demander votre bulletin de naissance. Idem pour les vignettes.


Mais, avec cette formule de dématérialisation des procédures de l'Etat, les fonctionnaires pourront accéder à leurs dossiers, les civils, les citoyens ordinaires pourront accéder aux documents de l'Etat dont ils ont besoin.


Toutefois, ça ne peut être disponible au niveau des citoyens que s'il y a de l'internet haut débit et à très bas prix. Si on réutilise ce dividende numérique pour faire de la carte numérique 4G à haut débit, à un prix très bas, partout dans le pays, les gens pourront l'utiliser et accéder à ces documents.


Quel est l'intérêt de cette dématérialisation si on sait que le taux de pénétration au Sénégal ne dépasse même pas 10% ?


Il est de 7,9%. C'est justement la raison pour laquelle je vous parle de reprendre la 4G et d'avoir de l'internet haut débit dans le cadre d'une plateforme mutualisée qui appartient à l'Etat et non aux opérateurs privés, pour que tout le monde ait accès à l'internet haut débit, à bas prix. C'est une question d'enjeu national.


C'est ça la raison fondamentale, j'allais même dire de souveraineté. Une fois qu'on aura réglé ce problème, on pourra créer des emplois dans différents domaines notamment la formation en ligne, la santé, le commerce électronique.


Vous ne pouvez pas le faire si vous n'avez pas le haut débit. Tout le commerce électronique qui se développe là, vous ne pouvez pas le faire à distance sans le haut débit. Vous ne pouvez pas faire de l'IPTV, de la vidéo online. Vous ne pouvez pas le faire si vous n'avez pas de l'internet haut débit.


Et ça va créer de l'emploi parce que c'est des choses faisables. On peut créer dans son quartier une boutique d'offre de services, payer des services de comptabilité de gestion, de finances pour les petites entreprises gérées par deux trois personnes.


Vous voyez ! C'est comme ça qu'on va créer des emplois. Vous permettez aux gens de venir payer leurs factures comme on paye à la boutique. Nous aurons des services à valeur ajoutée à travers le pays.


C'est pourquoi quand nous disons qu'on va créer beaucoup d'emplois, il faut que les gens nous croit parce qu'avec l'internet haut débit on crée beaucoup d'emplois.


Contrairement à l'analogique, le numérique garantit-il l'égal accès des citoyens devant l'information ?


C'est une obligation, j'allais dire même constitutionnelle. Le citoyen de Dakar comme le citoyen de Oréfondé (Matam, Ndlr) ont le même droit à l'accès à l'information par la radio, la télé, l'internet.


Malheureusement dans les conditions d'aujourd'hui, ils ne l'ont pas. Les opérateurs de télévision n'ont pas les moyens d'aller partout, les opérateurs de télécoms vont là où il y a de l'argent.


Ce qui explique qu'on a un taux de pénétration de 93% pour ce qui concerne la téléphonie cellulaire pour la voix ; et nous avons un taux de pénétration de 7,9% pour l'internet parce que ça ne les intéresse pas. Pis, même l'internet qu'ils vous vendent est à des prix effarants. Quand vous dites à un Européen : « je paie 50.000 F Cfa pour 2 mégabits, alors que lui il paie 15. 000 F Cfa pour 100 mégabits. Il va vous dire : « vous êtes dans quel continent ? »


Voilà les enjeux. Il faut que les gens comprennent qu'on est dans des enjeux réels de développement. Si on ne règle pas ce problème là, on doit oublier le développement.


Vous journalistes ne pouvez pas travailler sans internet. Lorsque vous voyagez, la première chose qui vous préoccupe, c'est de savoir s'il y a internet dans un hôtel. C'est devenu un outil indispensable. Vous le priver parce qu'on vous le vend à un prix exorbitant ou qu'il n'est pas accessible, c'est vous exclure de la mondialisation. Et on fait de vous un raté de la mondialisation.


A presque 16 mois de la date butoir, avez-vous une idée sur les télévisions récupérables ?


Nous nous avons évalué à peu près à 10% les télévisions complètement obsolètes qui n'ont, ni brise HDMI, ni prise Péritel, sur lesquelles on ne peut pas mettre aujourd'hui un adaptateur-décodeur.


En revanche, il y a toutes les nouvelles télévisions qui sont arrivées après les années 2008 qui ont des décodeurs intégrés ou tuners intégrés. Mais pour toutes les autres, il faut intégrer juste un boitier et un décodeur. Il y a entre 90 et 95% téléviseurs qui pourront passer.


Sur le plan des statistiques, avez-vous des chiffres sur les ménages qui sont encore à l'analogique ?


Les dernières statistiques disaient qu'il y a 1,8 téléviseur par ménage. Et donc, nous avons fait un petit calcul. Nous nous retrouvons avec à peu près 1,500 million de téléviseurs, peut-être un peu plus, peut-être un moins.


Mais, il y a une enquête démographique en cours par la Direction de la statistique. Nous leur avons demandé d'inclure dans leurs questionnaires cette interrogation sur les téléviseurs dans les ménages.


Nous attendons le dépouillement pour savoir. C'est pour vous dire que ce n'était pas évident au départ. Toutefois, dans un mois, ils auront fini de dépouiller et nous aurons la réponse sur le nombre de téléviseurs.


Pourquoi alors continue-t-on à exporter et à vendre des appareils analogiques au vu et au su de tout le monde alors que dans 16 mois, ils ne seront plus utilisables. Que comptez-vous faire pour arrêter ça ?


Comme vous le savez en Europe et aux Etats-Unis, ils ont déjà basculé. Ce qui fait qu'ils sont en train de jeter tous leurs appareils analogiques à la poubelle.


Malheureusement, il y a des gens qui les récupèrent pour les emmener en Afrique. Nous risquons de nous retrouver avec des appareils complètement obsolètes, qui ne seront plus utilisables dans un peu plus d'un an.


C'est valable pour les téléviseurs, caméras, les décodeurs et tous les instruments qui entrent dans la chaine de valeur. C'est pourquoi, nous allons demander au gouvernement de sortir un arrêté interdisant l'importation de tout équipement qui ne répond pas aux normes numériques à partir de maintenant. C'est une obligation !


L'ARTP et le département de la Communication ont-ils raison de penser qu'on leur a piqué quelque chose qui aurait dû leur revenir ?


Certains le pensent mais à tort.


Pourquoi ?


Pour trois raisons. Une des raisons, c'est que quand vous regardez le décret créant le CONTAN, toutes ses structures sont dans le comité de pilotage. La vice-présidence est assurée par le ministère de la Communication et de l'Economie numérique.


Toutes les décisions sont prises ensemble. Nous sommes juste la direction exécutive et nous mettons en œuvre. Donc, on ne peut pas dire qu'elles sont écartées.


La deuxième chose, c'est que l'ARPT gère les fréquences qui vont de 3 kilos hertz à 3000 Giga hertz. Donc des ondes qui concernent les rayons X, jusqu'aux fréquences qui concernent les sous-marins, les avions, les bateaux, les opérateurs de télécoms, etc.


Dans ce spectre de 3 kilos hertz à 3000 Giga hertz, il y a une bande qui fait 1/10.000 qui concerne ce qu'on appelle le dividende numérique, que l'UIT a décidé d'attribuer aux pays qui vont effectuer le passage de l'analogique au numérique. Cette bande là, va de 470 à 862 Méga hertz. C'est rien du tout par rapport aux milliers et milliers de méga hertz que gère l'ARPT.


Selon les pays, les gens disent que c'est l'agence de régulation équivalent à l'ARPT au Sénégal qui gère ça et d'autres pays estiment, comme ça relève de la télévision, que c'est l'agence qui s'occupe des télévisions qui le gère, en l'occurrence le CNRA pour le Sénégal. C'est le cas en France avec le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) qui gère toutes les fréquences. C'est cette agence qui les attribue et les autorise.


Au Sénégal, on veut confier l'attribution de ses fréquences au CNRA, comme c'est le cas avec le CSA en France. Ce qui ne semble pas être du goût de l'ARPT.


Ce n'est pas ce qu'on veut, c'est qu'on doit le faire. Malgré tout le CNRA n'en fait pas un problème. Le CNRA veut qu'on réussisse le passage compte tenu des urgences.


Or, si nous engageons la bataille des fréquences, ça va nous distraire de l'obligation de passer de l'analogique au numérique. Ils (ARPT, Ndlr) sont présents dans le CONTAN. Nous discutons. Ils ont organisé des réunions où ils ont pris un certain nombre de dispositions. Nous nous adaptons pour l'instant aux dispositions qu'ils ont prises.


Nous attirons leur attention sur le fait que ces fréquences là appartiennent au monde de la télévision.


Quand on aura fini de faire ce qu'on fait là, il va falloir qu'ils posent sur la table toutes les fréquences et qu'on voit ce qu'elles sont devenues.


Parce que normalement, personne n'aura le droit ou la possibilité d'utiliser ces fréquences avant d'avoir basculé. Ça c'est clair, c'est écrit noir sur blanc.


Maintenant, si des gens ont distrait une partie ou pas de ces fréquences pour des raisons que nous ne connaissons pas, -je ne dis pas que c'est fait,- nous le saurons au moment venu. Mais, pour l'instant nous n'en faisons pas un angle de fixation.


Ce n'est pas difficile pour le CNRA d'être appelé à réguler une fréquence à laquelle elle n'a pas participé dans l'attribution ? Est-ce qu'il ne fallait pas faire comme la France où c'est le CSA qui donne les fréquences et qui régule ?


Au Sénégal aussi, c'est le CNRA qui devrait le faire. Il ne l'a pas fait parce qu'on ne veut pas le laisser le faire. L'ARPT n'accepte pas de lâcher pour l'instant.


Mais, si le CNRA décide que c'est lui qui le fera, le décret est clair, il le fait. On peut tout de suite mettre en place un comité de planification et décider où iront les fréquences.


Seulement, ça va nous faire perdre du temps, parce qu'on va se mettre dans des batailles, etc. Même si je pense qu'il y a des non-dits et qu'il faut que tout le monde se lève.


Quand vous avez à gérer, de 3 Méga Hertz à 3000 Giga Hertz, vous ne pouvez pas vous battre pour une portion si petite maintenant. Nous avons appris des choses que nous ne disons pas. Mais...


Dites-les ? Qu'est ce qui vous en empêche ?


Non ! Nous attendons parce que nous n'avons pas les preuves. Le moment venu, nous dirons ce que sont devenues les fréquences de 464 à 862, où sont-elles ? On nous dira elles sont là ou elles ne sont pas là. Celles qui sont là, on dira qu'elles sont là, et celles qui ne seront pas là on dira pourquoi elles ne sont pas là. C'est tout !


Vous avez aussi été attaqué au niveau du casting pour composer les membres du CONTAN. El Hadji Ndiaye pour ne pas le citer a dit que certains ne connaissent rien en la matière. Que répondez-vous ?


Vous avez devant moi une ingénieure de très haut niveau. Tous les gens qui sont dans le CONTAN sont de très, très haut niveau. Elle est doctorante actuellement. Celui là est un ingénieur qui a travaillé pendant plusieurs années à Alcatel, et qui a représenté Alcatel partout dans le monde et qui est d'un niveau extraordinaire.


C'est le Amadou Ndiaye, dont il (El Hadji Ndiaye, Ndlr) parlait (rires), il ne l'a jamais vu. Moi, il ne me connaissait pas, il ne m'a jamais vu. Il a parlé de Ngaïdo Ba, mais c'est pas nous qui l'avons choisi. Il a été désigné par le Conseil économique social et environnemental, parce qu'il est là-bas.


Ensuite, dans le comité, ce n'est pas que des techniciens de communications. Nous avons besoin de juristes. Ce sont les juristes qui nous ont sorti de l'embarras quand on a eu le problème de savoir comment on va lancer l'appel à candidatures ?


Nous avons besoin d'économistes, d'artistes, de parlementaires. Il y a Aïda Mbodj qui représente l'Assemblée Nationale. Nous avons besoin de représentants des jeunes quelle que soit leur capacité. Donc, le comité est multifonctionnel. Toutefois, dans le comité exécutif, là, nous avons besoin de gens compétents pour pouvoir mener ce travail là.


Parce que des gens comme vous et d'autres allez nous appeler, si nous ne savons rien de ce qu'on dit ça pose problème. Donc, pour cela, il va falloir mettre des gens compétents. Mais je puis vous garantir qu'un gars comme Mamadou Baal, que tout le monde connait, il n'y a pas quelqu'un qui a installé une télévision au Sénégal qui n'est pas passé par Mamadou Ball pour qu'il te l'installe, est dans le comité.


Nous avons également Diatou Cissé Badiane, que vous connaissez bien et qui est là avec Souleymane Niang pour la partie communication. Parce qu'aussi il faut qu'on communique. On ne peut pas nous dire que ces gens là ne sont pas compétents.


Voila le comité ! Ce sont ces gens là. Parce que le comité n'a pas vocation de faire autre chose que de placer les choses sur les rails et puis de se retirer.


Telle est la réalité du CONTAN ! Nous sommes cinq, il reste à récupérer quelqu'un pour faire la comptabilité. Quand nous aurons notre budget, car nous n'avons pas de budget actuellement. Parce que dans l'urgence nous travaillons sans budget, personne parmi les gens ici n'est payé.


Mais, pour la compétence, ce que les gens peuvent faire, c'est organiser des plateaux où ils discutent avec ces gens là. Qu'ils (ses détracteurs, Ndlr) amènent n'importe quel expert qu'ils ont pour savoir s'ils peuvent nous battre. Ils savent de quoi ils parlent.


Certains suspectent aussi le CONTAN de devoir disparaitre pour revenir en une sorte de société commerciale. Qu'en dites-vous ?


Mais ça c'est absurde ! Dans la mesure où chacun d'entre nous est venu d'un horizon différent. Il est venu parce qu'il était intéressé par ce travail là, après ça il va aller ailleurs. J'avais dit que je veux rester trois mois.


Après insistance, j'ai dit, je peux rester six mois. Ce gars là, n'a pas envie vraiment de rester éternellement dans quelque chose. J'étais dans quelque chose, je vais retourner faire autre chose. Et je vous garantis que le comité ne sera pas une société par la suite.


La société sera créée par les acteurs et les professionnels de ce secteur. Moi, mon idée, c'est que quand le câble optique sera installé, qu'on crée une société qui va être de câble opérateur.


Mon objectif, c'est que la société de 4 G soit après une société qui produit de l'internet haut débit pour les ISP qui n'existent plus, mais qui devront renaitre de leurs cendres pour les opérateurs de télécommunications et pour toutes les personnes qui ont besoin d'avoir du très haut débit, et qu'il y ait une société qui s'occupe de la gestion du multiplexeur de la TNT.


Mais ça, c'est du ressort de l'Etat encore une fois. Nous ne pouvons même pas le créer. C'est l'Etat qui va décider sous quelle forme il va le faire, comment va se faire l'actionnariat.


La logique voudrait que l'actionnariat s'organise autour des gens qui sont dans ce secteur là. Moi, je ne suis pas dans ce secteur, lui (Amadou Ndiaye, Ndlr) non plus. Mais nous savons, vu la manière dont nous accélérons les choses que si le comité n'était pas là, on aurait continué à tourner en rond.


Est-ce qu'il y a un risque de censure au niveau du multiplexeur ?


Ça c'est un problème technologique et juridique. Parce que l'Etat ne peut pas faire quelque chose à laquelle il n'a pas droit. Il y a un organe qui s'appelle le CNRA. Il n'y a que lui qui est un organe indépendant et qui a le droit de couper ou de ne pas couper, de censurer ou non, d'autoriser ou non.


Est-ce que la loi lui permet de couper, si c'est le cas, il peut couper. Mais, au cas contraire, il ne pourra pas le faire. Donc, c'est un problème de législation.


Nous avons une commission à l'intérieur du CONTAN qui va être drivée par ce qu'il y a de mieux en matière juridique dans ce pays là, concernant les TIC, autour du Professeur Abdallah Cissé.


Ils vont travailler pendant cinq, six mois, sur tout ce qui touche à la société de l'information, à l'économie numérique et vont proposer une série de textes de lois.


Nous avons un corpus législatif qui avait déjà été mis en place mais les choses changeant très vite, il va falloir de nouveau regarder ça et le modifier rapidement.


Ils vont véritablement prendre les dispositions pour que tout cela puisse se faire dans les meilleures conditions et qu'on puisse avoir une chose qui est un avantage pour tout le monde. Je vous assure que les gens qui sont dans le comité aujourd'hui ne seront dans aucune des sociétés.


Si vous les voyez dans une société vous saurez que je vous ai menti. En tout cas, moi je n'y serai pas. Babacar Touré (président du CNRA, Ndlr) n'y sera pas. Et je pense que personne de mon équipe là n'est intéressé à être dans une société de gestion quelle qu'elle soit.


Abdoulaye Thiam


(Source : Sud Quotidien, 30 janvier 2014)







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Programme local de gestion de l'élevage : Microsoft accorde une contribution par le numérique



La gestion du sous-secteur de l'élevage est l'une des problématiques les plus difficiles à résoudre dans le monde rural. Malgré les efforts considérables déployés ça et là dans les différentes politiques menées soit par l'Etat soit par les partenaires au développement, les éleveurs sénégalais peinent toujours à mettre un terme à certaines pratiques désastreuses et dévastatrices, à l'image du vol de bétail considéré aujourd'hui comme le premier facteur de pauvreté dans les zones délocalisées.


Ainsi face à l'ampleur du phénomène, et la passivité apparente de la répression, les populations de la commune de Passy, en partenariat avec Microsoft International, ont procédé mardi dernier au lancement de leur nouveau projet intitulé : « Projet Daral ».


C'était pour faire face à la question et apporter une nouvelle touche à la nouvelle politique définie par l'Etat au profit d'un développement durable du secteur de l'élevage sur l'ensemble du territoire national.


La cérémonie qui marquait le démarrage de ce projet a été présidée par le ministre de l'Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, et son homologue de la Communication et de l'Economie numérique, Cheikh Abdoulaye Dièye. Ce projet a pour objectifs de moderniser l'élevage à travers l'ensemble de ces secteurs d'intervention.


Et grâce à l'appui technique et financier tiré de leur partenariat avec Microsoft, il a surtout été inventé pour développer le sous-secteur à partir du numérique. Autrement dit, en l'adoptant aux services de la nouvelle technologie de l'information et la communication (Tics).


Pour y arriver, un centre d'échanges et de recherches Microsoft sera aussi fonctionnel dans la commune de Passy pour sensibiliser et surtout informer les populations sur les questions concernant le fonctionnement de secteur, sa gestion, ses pairs et impairs, autant dans leur zone de couverture qu'au-delà même de leurs territoires.


C'est aussi un outil de gestion de données à partir duquel les populations auront le privilège de s'adapter, échanger, et partager l'expérience avec les autres pays du monde et répertorier toutes les statistiques géo sanitaires des cheptels, allant du principe de leur identification, leur nombre arithmétique jusqu'à leur évolution démographique dans le temps.


En somme un outil de prévention est aussi prévu, pour faciliter le travail aux équipes des programmes de vaccination ou de recensement souvent déployées pour la protection des cheptels contre certaines attaques épidémiques extérieures. Pour le cas spécifique au vol de bétail, les populations demeurent encore dans l'inquiétude.


Quelle que soit la volonté de l'Etat, Microsoft et les autres partenaires, de sécuriser des cheptels par le numérique, la plupart d'entre elles redoutent encore ce grand banditisme.


Abdoulaye Fall


(Source : Sud Quotidien, 30 janvier 2014)







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Les britanniques de plus en plus inquiets de l’utilisation commerciale de leurs données



Plus encore que les simples vols d’information ou même la surveillance de l’Etat, ce serait l’usage même des données personnelles à des fins commerciales qui pertuberaient les internautes.




89% des internautes britanniques se disent particulièrement concernés par la protection de leurs données personnelles sur Internet.





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Le concours « Ericsson Application Awards » ouvert jusqu'au 28 février



Le concours Ericsson Application Awards 2014 s'adresse aux développeurs, startups ou simples particuliers, autour du thème de l'édition : « Applications pour la vie professionnelle ». Pour la cinquième édition des Ericsson Application Awards, les étudiants et Pme du monde entier sont invités, jusqu'au 28 février 2014, à soumettre des applications pour Android et OS.


Ce concours est une compétition mondiale et plusieurs compétitions régionales, avec à l'arrivée une équipe gagnante qui remportera 25.000 euros et un second prix 10.000 euros. Le prix spécial « Technology for good » récompensera une innovation utilisant la technologie à des fins positives.


Pour la cinquième édition, les étudiants et Pme du monde entier sont invités, jusqu'au 28 février 2014, à soumettre des applications pour Android et OS. Selon un communiqué, ce concours offre aux équipes engagées l'opportunité de se faire une place dans l'univers du développement d'applications, tout en leur permettant de se faire connaître et de nouer des contacts au sein du secteur des télécommunications.


Le thème retenu pour cette année est celui des « applications pour la vie professionnelle ». Selon le communiqué de la société, il se situe dans le droit fil de sa vision de la société en réseau, une société où mobilité, haut débit, cloud, applications et services se combinent pour que tout ce qui peut l'être soit connecté. « En quoi les applications peuvent-elles nous aider au quotidien dans notre vie professionnelle actuelle et future ?


Comment contribuer à faire de la vie professionnelle un contexte plus propice à l'innovation, à la collaboration et à l'équilibre avec la vie personnelle ? » Le prix Technology for Good des Eea 2014 récompensera les innovations dans ce domaine. L'édition 2014 comprend deux catégories, une pour les étudiants et une pour les Pme de moins de 100 salariés.


Au total, 192 équipes de 52 pays ont participé à l'édition 2013 du concours (contre 143 en 2012). Les modalités d'inscription et de sélection sont disponibles sur le site dédié : http://ift.tt/1cxIdrA....


Omar Diouf


(Source : Le Soleil, 29 janvier 2014)







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Le secteur des smart grids en quête d’interopérabilité



Alors que le marché des énergies renouvelables poursuit son expansion aux Etats-Unis, les initiatives se multiplient dans la Silicon Valley pour faciliter le développement d’applications utilisant le flux de données disponibles en temps réel.




L’Internet des objets n’est pas le seul secteur à récolter et mutualiser le flux constant de données générées au quotidien par les réseaux, les smart grids opèrent déjà depuis plusieurs années avec des millions de capteurs et compteurs connectés permettant de mieux gérer le flux de production d’électricité.





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mercredi 29 janvier 2014

Quand le net et l'industrie musicale font mauvais ménage



L'avènement de l'internet, à l'instar des nouvelles technologies de l'information et de la communication, a changé la donne dans tous les secteurs de développement. L'industrie musicale n'est pas épargnée par la tempête numérique à laquelle se conjugue le monde moderne de nos jours. Une crise de la production est notée dans cet environnement économique difficile, au moment où les rappeurs sénégalais font face en s'organisant et en prenant eux-mêmes leur destin en main.


‘'Il fut un moment où les Européens étaient séduits par les sonorités africaines, en découvrant des instruments comme la kora, le xalam, etc. Aujourd'hui, les gens n'achètent plus de disque, à cause du net et des téléchargements sur des supports numériques'', déclare le producteur britannique Robert Urbanus dont le label Stern music a distribué toutes les productions africaines de Syllart entre Londres et New York.


La musique africaine en général et sénégalaise en particulier est loin des années de grâce où il suffisait à un artiste de vendre 100 000 exemplaires dans l'Hexagone pour se voir attribuer un disque d'or, ou un disque de platine en carats massifs en vendant le double.


Jadis confrontée à un piratage incohérent et sans limite, l'industrie musicale plie aujourd'hui l'échine face à la vitesse éclair de la technologie à l'échelle mondiale. L'incursion de l'internet semble avoir anéanti tous les efforts consentis pour faire barrage aux pirates et autres fossoyeurs de l'entreprise musicale. Pour la simple raison qu'il suffit d'un seul clic pour télécharger gratuitement ou acheter sur la toile une musique pensée et composée par des artistes.


‘'L'avènement de l'internet a des avantages et des inconvénients dans la musique. Je veux dire que malgré son aspect positif, l'internet a fait trop de dégâts irréparables dans la musique. Les gens arrivent à télécharger gratuitement une musique quelconque sur le net en toute impunité'', juge l'artiste-chanteur et producteur Thione Ballago Seck.


La conséquence directe de cette incapacité à affronter le pouvoir du net a amené les grands majors de la production à plus de prudence. Il n'est plus question, à l'ère du numérique et du net, d'injecter plusieurs centaines de millions de francs Cfa pour un album dont on n'est pas sûr de récolter des retombées financières bénéfiques.


‘'Disons qu'on était à une époque de cassettes et de CD. Avec la technologie qui avance à une vitesse éclair, nous sommes laissés en rade. Aujourd'hui, les CD ne se vendent plus. Parce qu'on est à l'ère de la clé USB et du téléchargement'', confirme Robert Lahoud qui préside aux destinées de la coalition des producteurs de musique au Sénégal. Le rappeur Malal Talla embouche la même trompette : ''Même l'artiste qui compose une musique préfère l'écouter avec son iPhone ou Ipad qu'en Cd''.


''Un artiste comme Mory Kanté, disque d'or, est tombé dans l'anonymat''


Incontournable dans l'industrie musicale de nos jours, le net propose plusieurs perspectives aux acteurs culturels en général. Président de la Coalition inter professionnels des producteurs et éditeurs phonographiques du Sénégal (Sipeps), après la disparition de Mamadou Konté, Robert Lahoud a une lecture transversale des apports du net dans la musique.


‘'L'avantage de l'internet dans la musique aujourd'hui, c'est qu'un musicien qui joue du ''riiti'' (violon africain) à Tambacounda peut se faire entendre partout dans le monde. Cela évite à ce musicien d'aller faire des courbettes devant les majors, comme ce fut le cas pour bon nombre d'artistes africains. Aujourd'hui, un artiste comme Mory Kanté, qui a été disque d'or, est tombé dans l'anonymat. Grâce au net, certaines contraintes que les musiciens avaient pour se produire se sont dissipées.


Tout le monde est au même pied. C'est l'internaute qui décide. Il n'y a pas de promotion qui va influer. Parce qu'à un moment donné, cette promotion a beaucoup joué. Et plusieurs talents sont restés dans l'anonymat'', a-t-il dit. Plusieurs artistes se sont fait une notoriété et ont gagné beaucoup d'argent, sans produire le moindre CD, rien qu'avec les visites sur le net.


Comment le Sénégal culturel utilise le net


Au-delà des facilités d'accès à un grand public qui sont à la portée de l'artiste de Kédougou, il reste que les avantages du net semblent ne pas être utilisés à bon escient pour un développement culturel digne du Sénégal, selon Robert Lahoud. ‘'Au même titre que les autoroutes modernes, on devait faire des carrefours culturels, en numérisant notre patrimoine culturel. Les chansons classiques de Laye Mboup, Ndiaga Mbaye et tant d'autres devraient être numérisées.


Elles croupissent dans des bibliothèques ou quelque part sous forme de bandes. Peut-être même qu'elles sont détériorées. Ce projet de numérisation coûte moins cher qu'un feu de signalisation. Tant que nos États ne mettent pas les personnes ressources qu'il faut aux places qu'il faut, les choses ne pourront jamais évoluer. Aujourd'hui, prendre tout le patrimoine culturel sénégalais, le numériser et le mettre en ligne sur le net, pourrait générer des entrées faramineuses d'argent.


Si le diamant du Congo a besoin d'être taillé et transformé en Europe pour se valoriser, notre patrimoine a déjà de la valeur, sans aucune transformation étrangère. Il suffit simplement de le numériser pour le mettre à la portée de tout le monde sur le net. Il y a suffisamment de grands informaticiens pour faire ce travail. Les artistes sénégalais gagneront dans cette perspective.


Parce qu'au lieu de se faire distribuer dans une cantine de 2 mètres carrés, ils seront disponibles dans le monde via le net'', fait-il savoir. La question qui se pose est de savoir si les autorités culturelles sont prêtes à se pencher sur les avantages du net, pour booster le patrimoine culturel sénégalais.


Almami Camara


(Source : Enquête, 29 janvier 2014)







via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://osiris.sn/Quand-le-net-et-l-industrie.html

Sandag'art : La nouvelle plateforme pour promouvoir l'artisanat en ligne au Sénégal



C'est parce que l'artisanat est un secteur important dans la vie économique et Sociale de notre pays que les filles membres JJiguene Tech ont officiellement lancé ce mercredi 29 janvier à Dakar, le projet Sandag'art.


Il s'agit d'une nouvelle plateforme dédiée aux artisans sénégalais. L'objectif est de mettre l'artisanat au cœur de la grande toile qui est internet, dans la mesure ou ce secteur joue un rôle non négligeable dans la création d'emplois, la génération de revenus et la valorisation des ressources locales.


"Nous souhaitons à travers cette plateforme, aider les artisans sénégalais qui ont souvent des problèmes pour promouvoir leurs produits au niveau national et international. La mise en place de Sandag'Art s'inscrit dans ce sens et nous comptons faire tout notre possible pour les venir en aide" a expliqué Binta Coudy Dé lors de la présentation de la plateforme en présence de plusieurs artisans qui n'ont pas tardé à poser des questions sur leur nouveau bijou.


“ Au Sénégal, les artisans font un travail extraordinaire, cette nouvelle plateforme sera un relais entre eux et les potentiels clients qui se trouvent partout dans le monde “ soutient Fadièye Loum qui affirme que le travail n'a pas du tout était facile pour convaincre les artisans.


Le fonctionnement de la plateforme est simple. Chaque artisan aura sa propre page selon le pack choisi afin de mettre en exergue ses produits avec à l'appui les prix figurant sur la plateforme. Pour le moment la participation est gratuite et les membres de Jjiguene Tech Hub se chargeront de suivre l'évolution de la vente ou achat des produits artisanaux en partenariat avec les concernés.


http://www.youtube.com/watch?featur...


Sachant que le E-commerce n'est pas très développé au Sénégal , le circuit se fera via Téléphone portable pour faciliter les échanges entre acteurs.


Sandaga'art va regrouper plusieurs artisans venus de différents marchés de la capitale. Pour le début, ce sont ceux de Dakar qui vont en bénéficier en attendant l'élargissement du projet.


A travers ce projet ambitieux, JJiguene Tech veut réduire le gap numérique qui existe entre internet et le secteur de l'artisanat au Sénégal. Sandag'art n'est qu'une plateforme et les initiatrices comptent mettre en place dans les jours à venir d'autres projets pour soutenir ce secteur très riche en potentialité.


(Source : Social Net Link, 29 janvier 2014)







via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://osiris.sn/Sandag-art-La-nouvelle-plateforme.html

L'Etat a recours aux NTIC pour trouver une solution au vol de bétails



Le ministre de l'Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye et son collègue de la Communication et de l'Economique numérique, Cheikh Abiboulaye Dièye, ont co-présidé, mardi à Passy (Fatick), la cérémonie de lancement de l'application Daral, une solution technologique destinée à trouver des solutions aux énormes difficultés de gestion du secteur de l'Elevage.


Parmi ces difficultés, il y a l'absence de données statistiques fiables du cheptel national à mesure de permettre une meilleure gestion ainsi que de planification des actions telles que les campagnes de vaccination.


Il y a également "l'absence de système efficace d'identification et de traçabilité du bétail et la récurrence des vols de bétails entres autres problèmes du secteur de l'élevage auxquelles l'application Daral" veut aider à résoudre, selon ses initiateurs.


L'application Daral, une plateforme Web-SMS, se veut une solution technologique aux problèmes du secteur de l'Elevage par la mise en place d'un espace de partage d'informations entre le gouvernement et les populations des zones sylvo-pastorale, en vue d'une meilleure prise en charge des requêtes des éleveurs par le ministère tutelle.


Composé de deux plateformes Web et SMS qui sont reliées à une base de données, le rôle de l'interface Web est de permettre la collecte et la visualisation des données relatives aux éleveurs et à leur cheptel.


Quant à l'interface mobile (SMS), elle permettra aux éleveurs d'interagir avec les vétérinaires et les forces de l'ordre de leur localité en cas d'alerte épidémiologique ou de vol de bétail.


Du coté des forces de sécurité, c'est-à-dire, la gendarmerie ou la police la plateforme, l'application les aidera à faire davantage leur travail, grâce aux informations qu'elles recevront de la plateforme SMS sur l'animal perdu ou volé.


Pour les vétérinaires, cette plateforme leur permettra d'informer les éleveurs sur la tenue de campagne de vaccination ou de sensibilisation.


A l'initiative d'un jeune du terroir du nom d'Amadou Sow qui nourrissait l'ambition d'aider les éleveurs, le projet Daral est conçu par quatre jeunes développeurs sénégalais. Il a bénéficié d'un appui financier et d'outils technologiques mis à leur disposition par Microsoft, à travers l'initiative Coders4Africa.


Une initiative qui vise à mettre la puissance de la technologie au service du développement et de l'amélioration des conditions de vie des Africains.


Aminata Mbengue Ndiaye a souligné que la cérémonie de lancement de ce projet dénote de l'intérêt qu'ont les partenaires au développement du secteur de l'Elevage.


"Il s'agit, a-t-elle expliqué, d'une contribution apportée par Microsoft à la gestion des statistiques, des données d'élevage non seulement pour la situation sanitaire du cheptel mais aussi et surtout pour le vol du bétail qui demeure une des préoccupations majeures du président de la République, Macky Sall".


"Ce projet innovant qui amène l'accès à la technologie dans un domaine rural et informel qu'est le secteur de l'élevage devra permettre à mon département de disposer d'un outil de gestion des données statistiques fiables qui lui permettra de mieux gérer ce secteur et de mieux planifier certaines actions ", a-t-elle fait savoir.


"Il appartiendra donc aux acteurs que nous sommes de bien gérer cet outil par la sensibilisation, la communication mais surtout par une adhésion de l'ensemble des acteurs pour une appropriation du système", a dit Aminata Mbengue Ndiaye.


Par ailleurs, elle a souligné que ces mesures seront renforcées par l'alourdissement des peines contre tous les voleurs et leurs complices mais aussi par l'identification du bétail, leur assurance et par une meilleure organisation des professionnels de l'élevage.


La phase pilote du projet va se dérouler dans les régions de Fatick et de Kaolack plus précisément dans les localités de Passy, Ndiaffat, Ndoffane, Wack gouna, Sokone, Djilor, Lat Mengué, Ndramé Escale, Karang et Toubacouta.


Selon des estimations de Microsoft, la première phase du projet touchera près de 8.000 éleveurs professionnels et 15.000 éleveurs domestiques.


Le directeur général de Microsoft Afrique de l'Ouest et du Centre, Simon Ouattara, a pris part à la cérémonie, de même que des autorités administratives et des élus.


(Source : APS, 29 janvier 2014)







via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://osiris.sn/L-Etat-a-recours-aux-NTIC-pour,10892.html

[Côte d'Ivoire] Soundiata Keita, le film d'animation 3D sort bientôt au cinéma !



                                          Extrait du film d'animation, ''Soundiata, le reveil du lion''

Après leur premier long métrage d'animation "Pokou, princesse Ashanti", les studios ivoiriens Afrikatoon remettent le couvert. Cette fois-ci avec le film d'animation en 3D ''Soundiata, le réveil du lion''.
Cela toujours dans l´optique de promouvoir ces héros africains exemplaires et ces belles

Lancement du projet Daral par Microsoft, l'élevage à l'ère des nouvelles technologies



Pour apporter une réponse efficace aux problèmes du secteur de l'élevage, lutter contre les vols et les maladies de bétails, permettre le recensement, la communication et le partage d'informations entre le gouvernement du Sénégal et la population sylvo pastorale, Microsoft en partenariat avec le ministère de l'élevage a lancé le projet Daral ce mardi à Passy dans la région de Fatick sous la présidence effective du ministre de tutelle Madame Aminata Mbengue Ndiaye .


Il s'agit d'une application mobile destinée aux éleveurs et au gouvernement du Sénégal dont le but est de résoudre les problèmes liés au recensement et au partage d'informations dans le secteur de l'élevage. Elle est composée de deux plateformes Web et SMS, toutes deux communicant avec une base de données centralisée. Le rôle de l'interface Web est de permettre la collecte et la visualisation des données relatives aux éleveurs et à leur cheptel, tandis que l'interface mobile (sms) permettra aux éleveurs d'interagir avec les vétérinaires et les agents de leur localité, en cas d'alerte épidémiologique ou de vol de bétail.


Plusieurs autorités notamment des personnalités politiques dont on peut citer entre autres le Ministre Cheikh Abdoulaye Bamba Dièye de la communication et de l'économie Numérique, le conseiller spécial du président de la république, chargé des technologies de l'information et de la communication Abdoul Aziz Mbaye, mais également les autorités locales, le gouverneur et le préfet de Passy ont pris part à cette cérémonie.


Dans son discours d'introduction, le directeur de Microsoft Afrique de l'Ouest et du Centre, Simon Ouattara a déclaré qu'il est « particulièrement heureux de participer au lancement de Daral qui s'inscrit dans le cadre de l'Initiative 4Afrika qui est une initiative lancée en Février 2013 et qui a pour but d'aider à améliorer la compétitivité économique du continent africain particulièrement du Sénégal. Par ailleurs il a rappelé que " en apportant son appui financier au projet de Daral en mettant les outils technologiques à la disposition des développeurs du projet Microsoft veut jouer sa partition dans la lutte contre le vol de bétail pour le développement du secteur de l'élevage.


Après avoir magnifié « l'initiative du développeur de ce projet et la contribution de Microsoft et ses partenaires dans la gestion des données statiques du secteur et la lutte contre le vol de bétail », l'autorité locale a fait savoir que Microsoft avec la plateforme Daral nous plonge dans l'ère des nouvelles technologies de l'information et de la communication qui rejoint la volonté politique du chef de l'Etat der développer le secteur. Pour terminer Madame Aminata Mbengue Ndiaye a confié que " grâce à ce projet l'Etat sénégalais disposera d'un outil de données statistiques fiable qui lui permettra de mieux gérer ce secteur et mieux planifier les actions telles que les campagnes de vaccination". Elle n'a pas manquer de souligner que "c'est des jeunes comme Amadou Sow dont le Sénégal a besoin pour accéder à l'émergence".


El Hadj Birame Ndour


(Source : L'Observateur, 29 janvier 2014)







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OSVehicule fait le parie de la voiture en kit et en open source



La société italienne OSVehicle propose une voiture en kit à monter soi même pour les environnements urbains, entre mode du do-it-yourself et claires économies.




Si les politiques urbaines tendent à laisser de moins en moins de place aux voitures, arguant du poids écologique, les constructeurs commencent à nuancer leur offre en s'appuyant sur des modèles plus compacts et bien sûr, plus respectueux de l'environnement.





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Nomination d'Abou Abel à la présidence du Collège de l'Artp : Encore un profane aux manettes !



Abou Abel Thiam nommé président du Collège de l'Artp. Des questions légitimes se posent sur ses capacités à diriger cette structure. Pour plus de performance, les critères de compétence mis en avant dans le choix des autres membres du Collège devraient prévaloir dans celui de leur président dont la responsabilité est plus grande. Les membres du Collège nommés par décret sont sélectionnés à l'issue d'un appel public à candidatures qui privilégie « les critères d'intégrité morale, de qualification et d'expérience professionnelle dans les domaines technique, juridique, économique et financier se rapportant aux secteurs régulés ».


Conformément à cette disposition, un appel à candidatures a été lancé. Plus de 600 personnes, de profils différents, sont en compétition pour figurer sur la short-list que le cabinet en charge du travail doit soumettre au président de la République. Une démarche identique devrait prévaloir dans le choix du président du Collège, afin de faire profiter au secteur les meilleures compétences.


Les spécialistes sont inquiets et choqués par la nomination de M. Thiam. Non seulement ils ont des doutes sur ses diplômes, mais le problème est comment ce président pourra représenter le pays à des rencontres de haut niveau telles que les conférences de développement des télécommunications ou sur les normalisations des télécommunications sans oublier les plénipotentiaires, lieu où sont débattus des questions techniques et complexes de mutations technologiques et de coûts des services.


Supposons aujourd'hui que le problème des appels entrants revienne sur la table de l'Association des régulateurs francophones(Fratel), c'est le chef de délégation à savoir le directeur général de l'ARTP ou le Président du collège qui portera la voix du Sénégal pour sa position sur la question ! Avec quelle expertise Abou Abel Thiam en tirerait-il le pays à bon compte ? Pour ces spécialistes, cette décision du président dévoile encore une fois, le peu d'ambition dont font montre les pouvoirs publics pour le secteur. Le renouvellement du Collège devrait servir de prétexte pour donner un signal fort aux acteurs. Au lieu de donner les gages d'un changement de direction, le président Macky Sall vient s'inscrire dans une tradition de son prédécesseur Abdoulaye Wade, qui a toujours nommé, à des postes clés, des hommes et femmes étrangers au secteur des télécoms. Le choix, entre les deux tours de la Présidentielle, des membres du Comité de gestion du Fonds de développement du service universel des télécoms (Fdsut) avait suscité une vague d'indignation. Innocence Ntap, Amadou Kane Diallo, Mamadou Lamine Massaly, Isma Dioum, Saliou Fall et Abdou Khadre Ndiaye étaient tous des « profanes », en matière de Tics. Des actes de cette nature traduisent une vision des pouvoirs publics qui assimilent le secteur des télécoms à une pompe à finances et un lieu de recasement d'une clientèle politique. Cette option préjudiciable à l'avenir des télécoms est poursuivie par l'actuel locataire du palais. L'Etat tâtonne-t-il ? En tout cas, plusieurs personnes nommées au plus haut niveau dans ce secteur, sont sujettes à caution.


C'est le cas par exemple d'Abou Lô à la tête de l'Agence ou d'Aly Cotto Ndiaye, président du Fdsut. Ces deux personnages démis de leur poste de ministre, ne doivent leur nouvelle affectation qu'à leur appartenance au parti présidentiel. Aucune compétence en matière de Tic à faire valoir. Pourtant, le président avait pris une option avec les choix de Babacar Touré et d'Amadou Top, respectivement président du Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra) et du Comité national de pilotage de la transition de l'analogique vers le numérique (Contran). Pour le premier, sa nomination à la tête de cette structure tranche avec une tradition qui voulait que des magistrats et autres administrateurs civils président aux destinées des journalistes. En effet, c'est la première fois que le Crnra est dirigé par un homme du sérail, dont la compétence et le talent sont reconnus de tous. De même Amadou Top, grâce à sa formation, ses connaissances et ses travaux sur les Tic, jouit d'un préjugé favorable et d'une légitimité indéniable.


Lourde tâche


La rupture tant proclamée par l'actuel régime devrait inciter le président à continuer sur cette lancée, en choisissant pour le président du Collège, un profil répondant aux enjeux qui interpellent le secteur. La tâche qui attend le nouveau président de cette instance est lourde. En effet, le nouveau Code des télécoms de 2011 donne de larges attributions au Collège qui est l'organe délibérant et l'instance décisionnelle de l'autorité de Régulation. L'article 159 du Code stipule : « Le Collège est compétent pour prendre, sur la base des dossiers qui sont préparés par le Directeur général, des décisions portant sur la mise en œuvre de la procédure d'appel à la concurrence pour l'octroi des licences ; l'approbation des catalogues d'interconnexion ; les sanctions consécutives au non-respect des dispositions législatives et réglementaires et des clauses des conventions et cahiers des charges des opérateurs et fournisseurs de services. » De même, le Code donne au Collège la prérogative de statuer sur les litiges et différends pour lesquels il est attendu une conciliation, un arbitrage ou une décision de l'Artp. Au regard de toutes ces prérogatives, il ne fait pas l'ombre d'un doute que le président d'une telle structure doit disposer de compétences solides sur l'économie numérique de manière générale. Ce qui n'est pas le cas pour Abou Abel Thiam. Cet instituteur converti au journalisme s'est toujours intéressé à la chose politique. Personne ne lui connaît des connaissances avérées portant sur les télécoms. Son choix à ce poste, semble-t-il, est motivé par le souci du président Sall de remettre de l'ordre dans la cellule de com' de la présidence, devenue une vraie pétaudière. Donc, il était impératif de recaser Abou Abel quelque part comme il l'a fait avec d'autres. L'hypothèse est d'autant plus plausible que l'article 151 dit clairement que « la qualité de membre du Collège et de Directeur général de l'Artp est incompatible avec quelque autre fonction rémunérée ou non, tout mandat électif national, toute fonction gouvernementale ainsi que toute détention directe ou indirecte d'intérêts dans une ou des entreprises d'un des secteurs régulés ». La bonne observance de cette disposition recommande à l'actuel porte-parole du président de quitter son poste. L'intéressé lui-même, rassure : « Je vais sûrement quitter la présidence de la République pour aller à l'Artp. Les deux postes sont incompatibles ». Les Sénégalais attendent de pouvoir juger le nouveau président du Collège sur pièces. Mais les plus avertis se sont font pas d'illusion.


Mbaye Kébé Sarr


(Source : La Gazette, 28 janvier 2014)







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Entretien avec … Amadou Top, Directeur exécutif : « Les opérateurs de télévision n'auront plus besoin d'être sur toute la chaîne de production »



Une course effrénée contre la montre pour respecter la date butoir du 17 juin 2015 marquant la transition vers la télévision numérique terrestre au Sénégal a fini d'installer une vive polémique entre les acteurs. Amadou Top, directeur exécutif du Comité national de pilotage de la transition de l'audiovisuel analogique au numérique (Contan) parle « d'incompréhensions ». Dans l'entretien qui suit, Top évoque les avantages du tout numérique pour tous les Sénégalais.


Wal Fadjri : Le Contan remplace le Comité national pour la mise en œuvre de la transition…


Amadou TOP : Nous continuons le travail du Comité national qui avait été mis en place. Ce comité avait travaillé et produit un document remis aux autorités. C'est sur la base des réflexions qui ont été produites que les autorités ont décidé de mettre un comité de mise en œuvre pour le pilotage qui va au-delà des recommandations faites. Parce que nous ne nous arrêtons pas seulement au passage de la télévision analogique à celle numérique. Nous sommes aussi chargés de voir comment utiliser ce dividende numérique libéré par le passage afin de créer un environnement propice au développement des Tics et des services de l'information, à la création d'emplois, etc. C'est une ouverture des missions qui étaient prévues pour le passage de l'analogique au numérique.


De qui dépend le Contan ?


Nous dépendons du Conseil national de régulation de l'audiovisuel pour la présidence. Mais, c'est le président de la République qui pilote le Contan.


Pourquoi n'est-il pas rattaché au ministère de la Communication et de l'Economie numérique ?


Parce que le président de la République veut suivre personnellement ce projet qui lui tient à cœur, mais qui a pris un grand retard et qui est d'une grande importance pour le développement du pays. Il a décidé de le piloter et c'est son droit le plus absolu.


N'est-ce pas parce que c'est un business qui va générer beaucoup d'argent et que le ministre de l'Economie numérique (Cheikh Bamba Dièye) est juste « un allié » ?


Non ! (Il se répète trois fois) C'est le contraire. Cela va coûter beaucoup d'argent. S'il génère beaucoup d'argent, cela veut dire qu'on est passé à côté de nos ambitions. Parce que nous voulons que l'internet soit à très bon prix, que les opérateurs de télévisions paient le moins possible pour transmettre leurs signaux, etc. Et avec ça nous ne cherchons pas que cela soit générateur de grands revenus. Il n'y a pas de revenu important dans ça.


Dans vos missions allez-vous attribuer des fréquences comme le fait aujourd'hui l'Artp ?


Il y a des fréquences actuellement utilisées, qui vont être libérées. C'est ce que l'on appelle dividende numérique. Il faudra attribuer ces fréquences libérées pour en faire une télévision numérique. Mais, également, étant donné qu'on aura suffisamment de fréquences sur un canal… (Il ne termine pas la phrase, Ndlr). Par exemple, vous avez une chaine comme Wal Fadjri. Avec le seul canal que Wal Fadjri utilise aujourd'hui, on pourra avoir vingt chaines. Donc, il va y avoir beaucoup de libérations de fréquences. Il n'y a que 16 chaines qui fonctionnent actuellement. Cela veut dire que, sur un seul canal, on peut mettre beaucoup de chaines. Or, nous avons quatre canaux qui vont être libérés, dans un premier temps, et sur lesquels nous pouvons mettre quatre-vingt chaines de télévisions. Plus une autre partie que nous allons utiliser. Pas pour des chaines, mais pour l'Internet haut débit afin de créer des services à valeur ajoutée comme E-santé, E-éducation, le commerce en ligne, l'administration à distance… Ceci avec la 4G que le gouvernement mettra en place et qui va être mutualisée pour tout le monde. Quand on regarde l'internet aujourd'hui, c'est très cher et on ne peut pas l'avoir partout, parce que ce sont des monopoles. Nous voulons que cela soit disponible pour tous et qu'il y ait plus de pénétration. (…). Il y a 93 % de pénétration de téléphone car les gens y gagnent de l'argent et 7% seulement d'internet parce que cela ne les intéresse pas. Et la mise en place de la 4G relève de notre mission. C'est vraiment faire d'une pierre deux coups, c'est-à-dire passer de l'analogique au numérique en ayant des services à valeur ajoutée. Ces services sont extrêmement intéressants parce que les opérateurs de télévision n'auront plus besoin d'être sur toute la chaine de production. Ils ne vont plus produire des programmes, les duplexer, les mettre en forme, les transporter à travers leurs propres antennes et réseaux, les diffuser. A partir de maintenant, les téléopérateurs vont faire leur programme. Et, au lieu de passer par le satellite et payer des centaines de millions, ils auront juste un multiplexeur national. L'Etat va mettre en place une infrastructure nationale qui lui appartiendra. Elle sera à la disposition de tout le monde à travers une société de gestion. Cette dernière va comporter plusieurs acteurs dont les opérateurs de télévision qui pourront entrer dans ce système de gestion. Et là, les opérateurs de télévisions vont diviser leurs frais satellite par dix, vingt, trente.


Est-ce à dire que le Contan sera chargé d'attribuer la 4G ?


Ce n'est pas le Contan qui va l'attribuer. C'est le gouvernement qui a décidé de mettre en place une infrastructure 4G qui va être mutualisée pour tout le monde. Quand vous regardez le problème de l'Internet dans ce pays, il y a des zones où il n'y en a pas et ça coûte cher. Pour 2Mbit vous l'avez à plus de cinquante mille au Sénégal en France pour 100 Mbit vous l'avez moins de quinze mille francs CFA. Parce que ce sont des monopoles qui l'ont. Nous voulons que l'Internet aille partout au Sénégal, dans le plus petit village, pour qu'on puisse faire de la formation à distance, de la santé à distance, etc. Il est dit par les Nations unies que si vous faites une croissance de 10 % de pénétration internet, cela vous ramène à un taux de croissance de 1, 4% du Pib. L'Etat n'a pas d'autre moyen que de prendre la 4G et d'en faire quelque chose de mutualisé. Cela ne veut pas dire que les opérateurs de téléphonie n'auront pas accès à la 4G. Ils pourront acheter de la capacité avec cet opérateur là comme vont le faire les téléviseurs. Ces derniers vont passer par un multiplexeur, les opérateurs de téléphonie aussi vont récupérer la capacité par ce qu'on appellerait un gestionnaire d'infrastructure. L'intérêt pour eux, c'est qu'ils n'auront pas à construire l'infrastructure de gestion de la 4G, ni besoin de surveiller les équipements de transport. Ils auront juste besoin de dire : vendez-moi. S'ils ne veulent pas de ça, cela veut dire qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. L'internet sera ouvert, car c'est un instrument de développement. Il n'aura plus d'internet coupé à cause de grève d'un opérateur ou autre. Tout le monde y aura accès pas seulement là où on croit qu'il y a de l'argent.


La mise en place de la 4G relève-t-elle de vos missions ?


Absolument ! Dans notre mission, l'Etat nous a demandé de faire tout pour que l'économie numérique soit une effectivité dans le pays et que tous les Sénégalais aient accès à part égale sur tous les services offerts.


Les opérateurs de télévision contestent le gestionnaire du multiplexeur et du diffuseur …


Je pense qu'il y a une incompréhension. Parce qu'on ne comprend pas pourquoi les opérateurs contesteraient le fait qu'il y ait un diffuseur dans lequel ils seraient parties prenantes. Il y a deux niveaux : l'infrastructure qui est d'envergure nationale. Tu prends n'importe quel opérateur de télévision, il couvre un quart du pays, la moitié ou les ¾. Mais personne ne couvre la totalité du pays. Parce que cela coûte excessivement cher. On leur dit : on vous enlève tout ça ; vous n'avez plus besoin de transporter le signal, on va mettre une infrastructure qui transporte ce signal pour vous. Aujourd'hui, vous payez entre 300 et 400 millions francs Cfa pour monter sur le satellite et couvrir une partie du pays. Demain, vous passez par une infrastructure nationale qui appartient à l'Etat et dans laquelle vous serez parmi les gestionnaires. Cela va vous permettre de payer peut-être cinq millions ou moins pour pouvoir être présent partout dans le pays. C'est tout bénéfique pour eux. S'ils ont compris le message, il n'y a aucune raison de protester.


« La Rts ne sera pas le diffuseur. Elle sera au même pied d'égalité que toutes les autres chaines de télévision. Elle produira son programme qu'elle enverra chez le multiplexeur. Il sera à la disposition de tout le monde à travers une société de gestion qui va comporter plusieurs acteurs dont les opérateurs de télévisions. »


Qui va gérer ce multiplexeur ou diffuseur ?


L'Etat n'a pas vocation à gérer la plateforme, à faire de l'argent. C'est comme aujourd'hui la Sde. L'Etat met en place une infrastructure pour que l'eau soit disponible. C'est sûr que personne n'a la mainmise sur l'eau. L'Etat fait en sorte que l'eau arrive au niveau des consommateurs, mais il met en gestion une société dans laquelle, des privés viennent injecter de l'argent et la gèrent pour l'Etat. L'Etat prendra des parts dans cette société de gestion, mais les privés y prendront part aussi. C'est-à-dire les détenteurs de télévision et n'importe quel Sénégalais qui a de l'argent pourra aussi le faire.


La Rts s'était positionnée pour être le diffuseur. Quand est-il ?


Ce chemin est complètement effacé. La Rts sera au même pied d'égalité que toutes les autres chaines de télévision. Elle produira son programme qu'elle enverra chez le multiplexeur. La Rts sera probablement actionnaire chez ce multiplexeur qui ne sera pas celui qui aura mis en place l'infrastructure. C'est différent. Je vous confirme qu'elle ne sera pas le diffuseur.


Des Coréens se sont-ils positionnés pour fabriquer cette infrastructure ?


On ne peut pas parler de Coréens parce que je n'ai pas entendu parler d'eux. Je n'ai pas reçu leur demande d'informations. Vous avez vu (pendant l'entretien, Ndlr) que des Français ont appelé pour demander des informations complémentaires. Il y a dix minutes, ce sont des Norvégiens qui appelaient pour la même chose. Je n'ai jamais eu la demande d'informations complémentaires d'un Coréen ni d'un Sud-Coréen. Donc, je ne sais pas d'où vient cette légende coréenne.


Le délai pour l'appel d'offres lancé le 17 janvier dernier dont la date butoir est fixée au 3 février prochain, c'est-à-dire lundi, est jugé très court. Pourquoi cet empressement ?


Le problème, c'est qu'on est pressé par les délais. Donc, on a été obligé de nous référer à l'article 32 du code des télécommunications qui fait qu'on peut se passer des procédures ordinaires des marchés publics. C'est le seul moyen de le faire. Si on était passé par les procédures des marchés publics, du code des télécommunications, on n'aurait jamais ce projet à temps. Parce que cela prendrait six mois encore sans qu'on puisse le démarrer. Cet appel d'offres, c'est uniquement pour construire les infrastructures au nom de l'Etat.


« Je n'ai pas entendu parler de Coréens, ni vu de Coréens encore moins des Sud Coréens. Je n'ai pas reçu leur demande d'informations. Seuls des Français, des Norvégiens et beaucoup de nationaux ont appelé pour des informations complémentaires. »


Quelles sont les chances des nationaux pour gagner cet appel d'offres ?


Elles sont égales pour tous, autant les nationaux que les étrangers. Tous ceux qui m'appellent pour demander des compléments d'informations, j'en tire la conclusion selon laquelle, ils sont intéressés. J'ai enregistré beaucoup d'appels de nationaux. On a juste dit aux postulants d'avoir les moyens financiers pour le faire et garantir qu'ils peuvent le faire à temps et techniquement. Car c'est une obligation de fermer l'analogique en juin 2015. Donc celui qui gagne doit commencer à amener ses équipements en avril et travailler en switch cast (commutateur ou interrupteur en français) parce que la télévision doit continuer à émettre.


Combien va coûter cette infrastructure ?


Nous n'avons pas fixé des prix, car nous n'achetons pas. Il y a trois volets dans la construction des infrastructures : volet infrastructure avec les fibres optiques pour l'internet haut débit qui va transporter les signaux de télévision, de téléphonie à internet 4G, et qui va se transformer en opérateur de câblodistributeurs pour pouvoir donner aux maisons du câble direct pour le haut débit. Le deuxième volet, c'est l'infrastructure Tnt (Télévision numérique terrestre) qui va amener partout, par les antennes numériques, la télévision. Le troisième volet consiste à propager l'internet partout au Sénégal.


Si l'on bascule le 17 juin 2015 au numérique, est-ce que la télévision du consommateur qui est à la maison va marcher ?


S'il a un décodeur numérique, oui. Il y a trois sortes de téléviseurs sur le marché : il y a des télés qui viennent avec un tuner numérique, celles là n'ont pas besoin d'ajouter quoi que ce soit. Il y a d'autres qui n'ont pas ce tuner numérique, mais qui ont une prise péritel ou HDMI (La liaison HDMI se présente sous forme d'une prise miniature comprenant 19 broches. C'est la prise standard type A). Les détenteurs de tels téléviseurs devront ajouter un décodeur numérique pour prendre tous les programmes. Et les derniers qui n'ont aucune prise, ni de tuner sont obsolètes, il faudra les sortir du marché. Les antennes qu'on a, pour l'essentiel, marcheront. Mais, la meilleure sera la vieille antenne classique râteau qu'on avait avant. Maintenant le seul problème qu'on va avoir est que, avec l'analogique, on avait une partie du programme ou des brouillages parce qu'ils prenaient sur un large spectre. Avec la télévision numérique, c'est deux options : zéro ou un. Ou vous avez des programmes très clairs ou vous n'avez rien. Il faudra que des gens viennent chez vous pour orienter votre antenne et la fixer sur l'émetteur le plus proche qu'il soit à 50, 10 ou 1 km de chez vous. Et ça, ce seront les deux tâches pour lesquelles, il y aura des dizaines voire des milliers d'emplois qui seront créés pour que des gens viennent dans les maisons pour regarder si votre téléviseur peut supporter directement le numérique, sinon vous installer des boîtiers et orienter vos antennes et faire en sorte que vous ayez la possibilité de faire les recherches de programmes.


Mais, cela a un coût. Qui va le prendre en charge ?


Le comité prendra cela en charge avec l'opérateur qui sera chargé de mettre en place les infrastructures des Tnt.


« Le ménage qui n'aura pas de décodeur numérique, ni de tuner numérique, ni une prise péritel ou HDMI devra changer son téléviseur. Un arrêté ministériel interdisant l'importation de tout équipement qui ne sera pas utilisable à partir de juin 2015 sera pris à partir de mars prochain. »


Donc le consommateur n'aura rien à débourser ?


Je ne peux pas dire cela encore, car les décodeurs ont un prix, mais l'Etat est prêt à participer au coût du décodeur. On va voir maintenant les mécanismes à suggérer à l'Etat pour faciliter l'accès à ces décodeurs aux citoyens. Comme on ne sait pas encore qu'est-ce qui sera dans les offres des gens qui vont répondre à l'appel, on attend. Quand on aura les offres, on choisira librement les bonnes. Là on proposera des stratégies à l'Etat, on verra avec les banques ou même est-ce qu'il ne faut pas offrir cela gratuitement aux plus démunis, etc. Il y a plusieurs options. Par exemple, aux Usa il y a eu une réduction de 50 % pour tous. En France, l'Etat a donné gratuitement à une partie de la population ; tout le reste, on leur a demandé d'acheter. Chaque pays à sa stratégie en la matière.


Est-ce que des mesures ont été prises pour freiner cette importation de téléviseurs dits « venants » dont on sait que, dans quelques mois, ils ne seront plus opérationnels ?


Nous allons faire une sensibilisation. Mieux, il y aura un arrêté ministériel interdisant l'importation de tout équipement qui ne sera pas utilisable à partir de juin 2015. Ce ne sera pas seulement les téléviseurs, car l'Europe a fait son passage au numérique et comme on sait, les gens sont en train d'utiliser l'Afrique comme poubelle pour y renvoyer tous les équipements obsolètes. Dans les rédactions aussi, il va falloir changer les caméras et avoir des caméras numériques. Là aussi certains s'empressent d'aller acheter des caméras à bas prix croyant qu'ils font de bonnes affaires. Mais, quand on commencera à travailler avec le numérique, ils se rendront compte que ces caméras ne seront plus utiles. Le ministre des Télécommunications ou celui du Commerce va prendre cet arrêté interdisant, à partir du mois de mars prochain, l'importation de ces produits. A la frontière, il y aura une barrière douanière pour empêcher que les gens amènent ces choses là qui trompent les citoyens qui les achètent. Il nous faudra au moins cinquante mille personnes pour aller dans les maisons informer les populations. Les associations de consommateurs seront membres de la task-force. Nous avons tout un programme de rencontres avec des secteurs qui s'activent dans la vie associative et civile. Il faut qu'ils entrent dans chaque maison et leur dire que c'est une obligation : le Sénégal a signé un accord mondial dans ce sens et que la date butoir est le 17 juin 2015.


Le Pulaar qui regarde sa télévision à Podor que verra-t-il de différent à partir du 17 juin 2015 ?


Beaucoup de choses. Il verra que la qualité du service n'est pas la même. Il va avoir la télévision, c'est sûr, car nous allons couvrir tout le pays. Il n'y aura pas une seule parcelle du pays qui ne sera pas couverte. Il va avoir une télévision sur laquelle, il va avoir plus de chaînes. Parce que nous allons avoir jusqu'à 40 chaînes et plus. On n'aura plus ce problème de manque de fréquences. Il va avoir des bouquets s'il le désire. Il va avoir la possibilité d'avoir l'Internet sur sa télévision, il va avoir la possibilité de faire de la télévision de rattrapage. Cela veut dire que vous êtes en train de regarder votre télé, il y a une image qui vous a échappé. Si vous voulez la revoir, vous faites revenir l'image pour mieux la comprendre. Il va y avoir des chaînes thématiques -ce que nous encouragerons beaucoup- et surtout qu'elles soient dans les langues nationales. Bref tout cela, il l'aura dans une qualité de définition qui est largement supérieure à ce qu'il a maintenant. Il n'y aura pas photo comme on dit. Il l'aura 24h/24. Et dans l'avenir, il pourra se connecter à sa tablette ou I-Phone via sa télévision. Ce seront des atouts supplémentaires.


Propos recueillis par Fatou K. Sène


(Source : Wal Fadjri, 29 janvier 2014)







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