mercredi 3 décembre 2014

Le Cloud Computing connait une croissance fulgurante en Afrique



Les plus rapides croissances du trafic des données de Cloud Computing dans le monde devraient se voir en Afrique et au Moyen-Orient.


Le Cloud Computing implique des serveurs distants connectés à des réseaux, remplaçant ainsi des ordinateurs personnels utilisés pour stocker et traiter les données. Selon des chiffres publiés par Cisco, le trafic dans la zone Moyen-Orient et en Afrique (MEA) devrait grimper pour atteindre un taux de croissance annuel de 54% de 2013 à 2018 et faire de l'ombre à l'Europe centrale et orientale (39%) , et l'Asie Pacifique (37%).


La croissance de la téléphonie mobile en Afrique est la principale raison de la demande explosive des services de Cloud Computing. D'après le GSMA (association qui représente plus de 800 opérateurs de téléphonie à travers 218 pays du monde), au cours des six prochaines années, l'Afrique sub-saharienne connaîtra la plus forte croissance sur le marché des smartphones au niveau mondial.


« Comme la mobilité est de plus en plus répandue à travers le continent, les gens demandent à avoir accès à des contenus personnels, professionnels, et de divertissement partout où ils vont et sur n'importe quel dispositif. », a déclaré Den Sullivan, responsable de l'Architecture des marchés émergents chez Cisco, dans un communiqué . « Cela a augmenté la demande et l'utilisation des services basés sur le Cloud à travers l'Afrique. » a-t-il ajouté.


D'après le rapport présenté par Cisco, le trafic de Cloud dans la zone Moyen-Orient et Afrique atteindra 366 exaoctets par an (30 exaoctets par mois) en 2018, contre 68 exaoctets par an (5,7 exaoctets par mois) en 2013. Le rapport prévoit également que la zone aura 57 millions d'utilisateurs des services Cloud d'ici 2018 contre 22,8 millions en 2013.


« La vulgarisation des services de Cloud Computing en Afrique est également stimulée par la baisse des coûts de bande passante dans les pays africains », selon Mervin Miemoukanda ,analyste à l'International Data Corporation (IDC).


Les câbles sous-marins à large bande, tels que le Seacom ont stimulé la bande passante sur le continent et ont fait baisser les prix. Ainsi, Mervin Miemoukanda affirme que : « autre raison est que de plus en plus de fournisseurs internationaux et locaux ont complété leur portefeuille de produits avec des services basés sur le Cloud. Donc dans un sens, la demande de services de Cloud Computing est stimulée par l'offre. La plupart des entreprises ont des budgets informatiques limités et ne peuvent donc pas se permettre l'achat de serveurs pour le stockage de données, ce qui rend le Cloud attractif. »


(Source : Afrique ITnews, 3 décembre 2014)







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