mardi 23 décembre 2014

La CEDEAO active la carte d'identité biométrique dès janvier



La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) lance, dès janvier, une carte d'identité biométrique en lieu et place de la carte de résidence contraignante pour l'intégration. C'est ce qu'à affirmé hier, lundi 22 décembre, Khadim Diop, ministre de l'Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la bonne gouvernance, en marge de l'ouverture du Forum scientifique de la 23ème Foire internationale de Dakar (Fidak).


« A compter de janvier 2015, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) supplante la carte résidente par une carte d'identité biométrique dans son espace ». C'est ce qu'à affirmé hier, lundi 22 décembre, Khadim Diop, ministre de l'Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la bonne gouvernance. Il s'exprimait en marge de l'ouverture du Forum scientifique de la 23ème Foire internationale de Dakar (Fidak), qui se tient du 18 au 29 décembre. « Laquelle carte d'identité biométrique évitera au détenteur d'avoir à chercher, dans chaque pays de l'espace, une carte résidente. Une manière d'accélérer le processus d'intégration, en passant de l'intégration des Etats à l'intégration des populations ».


Intervenant sur le thème de cette présente édition intitulé « Intégration régionale : levier clé de développement économique et social », le conférencier Doudou Sarr, ancien ministre sénégalais de l'Intégration africaine, a indiqué que « l'intégration de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) est un pouvoir de négociation ». Convaincu des opportunités à saisir dans le marché de la Cedeao qui compte 300 millions d'habitants, l'ancien ministre a prôné le concept : « acheter ensemble, produire ensemble et vendre ensemble, une valeur sûre de négociation et de promotion de la Cedeao ». Selon lui, « les pays ouest africains pourront résister à l'extérieur s'ils peuvent commencer à gérer ce 16ème pays qu'est la Cedeao ».


Partant du même concept, M. Sarr a soutenu que « les bienfaits de l'intégration ne sont plus à démontrer. Pour preuve le cas de l'électricité au Sénégal ». Sur ce, il a soutenu que « ce facteur de production deviendra moins cher si les infrastructures de production étaient édifiées pour 300 millions de consommateurs au lieu des 13 millions de Sénégalais ». « Il en est de même dans d'autres secteurs de l'économie comme les produits agricoles », avance M. Sarr. En outre, il a plaidé pour « un repositionnement des ministères chargés de l'Intégration africaine dotés de l'autorité nécessaire. Car, a-t-il estimé, l'intégration est un domaine de souveraineté, donc plus important que le département des affaires étrangères », a-t-il affirmé.


Réagissant par rapport au concept d'intégration des Etats à l'intégration des populations, Khadim Diop a parlé de programme communautaire de développement. Lequel ambitionne de réaliser des infrastructures de grande qualité notamment celui des chemins de fer, des routes, entre autres. Cela permettra d'écouler les marchandises, de gagner en temps et gain. D'où la nécessité de passer de « la Cedeao des Etats à la Cedeao des peuples ».


Jean-Pierre Malou


(Source : Sud Quotidien, 23 décembre 2014)







via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://ift.tt/1x1tVcz

Réactions :