lundi 1 décembre 2014

L'ADIE rate son sommet



Les journalistes accrédités pour la couverture du XVème sommet de la Francophonie ne sont pas prêts d'oublier leur matinée du samedi 29 novembre. Venus faire leur job, ils ont ; pour la plupart étaient surpris par les conditions de travail qui ont prévalu dans l'espace qui leur était réservé.


C'est un chapiteau exigu qui leur a été réservé, un abri provisoire prévu pour moins de 200 personnes alors que le nombre de journalistes accrédités atteignait le chiffre de 1000. La salle presse du centre de conférence pas assez grande pour accueillir toute la presse accréditée et la logistique qui accompagne les organes. Dans ces circonstances, trouvait une place où s'installer et mettre son matériel relevait d'un parcours de combattant. En plus de cela, la connexion internet était défaillante avec une instabilité qui en à décourager plus d'un.


Des confrères canadiens et de la presse étrangère en général, n'arrêtaient d''illeurs de se plaindre en se demandant s'il avait la connexion sur le WIFI, « une fois toutes les cinq minutes » répond-t-il un brin caustique.


Avoir du son et des images une gageure pour les radios et télévisions, des cameramen se rabattent sur des écrans de télévisions installées à l'intérieur de la salle de presse pour avoir des images. Le pire est que ce sont des écrans de télévisions que les organisateurs eux-mêmes ne souhaiteraient pas avoir dans leur salon et dans leur maison.


Ce sont des écrans, d'une dimension standard de 1M10, qui ont été installés pour les journalistes. A ce sujet, les responsables de l'ADIE reconnaissent le fait et accusent le cabinet Richards Attias qui est chargé de la communication du sommet d'avoir installé ces appareils.


Aussi, les journalistes étaient agacés par le fait qu'ils étaient confinés sous ce chapiteau, obligés de faire leurs reportages dedans. Ce qui a fait que pour beaucoup de reporters, dans de telles conditions, il aurait mieux valu laisser les gens chez eux, travailler à partir de la télé, si tant est que les coupures d'électricité ne viennent pas les en priver.


Face aux lenteurs dans la connexion WIFI, les responsables du Stand de la Sonatel ont été interpelés. Mais, pour eux, le problème est ailleurs, car, ils ont fait leur part de travail qui consistait à fournir une bande passante.


Les aspects techniques de l'installation étaient du ressort de l'agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) « tâche se limitait à fournir la bande, ce qu'ils ont fait en le portant à 200 mb. »


C'est vers 10h que les responsables de la délégation ont interpellé la Sonatel pour lui demander de faire passer la bande passante de 200mb à 500 mb, cela en procédure d'urgence en raison de la forte affluence des journalistes qui avait saturé le réseau.


Mais un technicien de la Sonatel nous a fait savoir que cet argument ne tenait pas la route, il sera balayé par la réalité technique, « la liaison disponible n'était pas totalement utilisée. En réalité, elle ne l'est qu'à 60% », assure le technicien.


Et, en plus de cela, le responsable du stand a assure qu'au niveau de la Sonatel « qu'il n'y avait aucune restriction sur la liaison spécialisée ». Et selon eux, le fond du problème était plutôt à voir du côté des installations techniques de l'agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) avec son antenne ALTAÏ qui ne marchait pas ou avait des ennuis.


C'est dans l'après-midi que des membres de l'ADIE faisaient le tour des tables pour demander aux propriétaires de machines s'ils avaient la connexion et en cas de réponse négative, ils demandaient d'essayer de se connecter à partir d'une autre source dont ils avaient gardé le mot passe. Malgré tout, le résultat restait le même.


Ceux qui avaient la chance se sont rabattus sur les modems domino de la Sonatel qui était en phase de test de sa 4G. Ceux qui ne pouvaient pas accéder à ces dominos qui ne peuvent prendre en charge que cinq machines ont eu le réflexe de se faire offrir une clef internet 3G d'orange pour se connecter.


Un confrère surpris par cet amateurisme dans une grande institution financière nous explique que l'ADIE devait laisser le métier aux opérateurs téléphoniques, quitte à faire un appel d'offre entre les trois opérateurs du pays qui ont plus de métier dans ce secteur.


Cheikh Bakhoum, DG de l'ADIE : Les utilisateurs ont dépassé le nombre prévu


« C'est un espace provisoire qui a été mis en place par le cabinet Richard Attias, nous a pu tirer la fibre optique au niveau de la presse et à installer une centaine de PC connectés avec du haut débit pour permettre aux journalistes de pouvoir travailler.


Les journalistes normalement devraient se relayer sur ces machines pour traiter leurs vidéos, leurs images et leurs sons. Donc, par rapport au débit, c'est calibré pour ça. Et depuis ce matin (samedi) tout marche très bien. Mais, par rapport au WIFI, qui était accessoire, on a prévu un certain nombre d'utilisations malheureusement, les personnes qui ont accrédité les journalistes ont dépassé le nombre prévu.


Nous avons un millier de journalistes qui sont présents aujourd'hui dans le centre de presse ce qui a évidemment changé les paramètres en termes de WIFI.


C'est ce qui a engendré quelques lenteurs à ce niveau. Mais aujourd'hui, nous sommes en train de déployer des « access-point » pour permettre une couverture complète des besoins des journalistes.


En ce moment, certains sont en train de faire de la vidéo, de l'instantané etc., ils utilisent une très grande bande passante et aujourd'hui cela ne peut être fait que sur du haut débit. Donc, sur une connexion stable, c'est pourquoi nous avons tiré les câbles jusqu'au niveau des PC. Aujourd'hui, nous avons la fibre optique, nous avons les câbles et les ordinateurs ne sont faits que pour cela ».


Daouda Guèye


(Source : Sud Quotidien, 1er décembre 2014)







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