vendredi 12 décembre 2014

Du remue-ménage prévu dans les Télécoms



Selon les analystes du cabinet Frost & Sullivan, la libéralisation du marché, les fusions, les acquisitions, et le partage d'infrastructures vont remodeler le marché des télécommunications de l'Afrique d'ici 2018.


Dans ses prévisions au sujet du marché des télécommunications à travers le continent pour les quatre prochaines années, Frost & Sullivan a déclaré que la libéralisation de l'industrie ouvrirait la voie au partage d'infrastructures : « Le marché des communications sera plus libéral, en particulier dans les pays où les gouvernements comprennent le lien entre le développement des TIC et la croissance économique. Cela va conduire à des accords de partage d'infrastructures, qui sont des mesures visant à faire baisser les coûts des investissements et d'accroître la couverture des zones rurales. Avec cela, il y aura de nouveaux entrants sur le marché émergent de l'Afrique, ils pourront soit exploiter les marchés inexplorés ( le cas de Movitel au Mozambique ) soit acquérir une entreprise déjà implantée. « a affirmé Naila Govan-Vassen analyste du secteur des TIC.


Le cabinet prévoit également que l'arrivée des câbles sous-marins internationaux entraînera l'augmentation des investissements dans les infrastructures du dernier kilomètre ( l'ensemble des agents, opérations et équipements associés et mis en oeuvre dans les derniers segments de la chaîne de distribution finale des biens ou services, NDLR) et même les pays enclavés comme l'Ouganda, le Rwanda et le Botswana vont diminuer leur dépendance aux satellites grâce aux câbles sous-marins.


La firme a aussi souligné l'impact croissant des banques mobiles et des paiements en Afrique, et précise que d'autres secteurs tels que l'éducation, la santé, l'agriculture et la gouvernance seront fortement impactés : « Les opérateurs de téléphonie mobile devraient étendre leurs services au-delà des activités de base en intégrant des services stratégiques tels que l'e-commerce. Le continent africain présente également d'énormes opportunités pour l'e-commerce. Avec ce marché encore inexploré, il devrait atteindre 50 milliards de dollars en 2018, comparé aux 8 milliards de dollars en 2013. « a ajouté Govan-Vassen.


(Source : Afrique ITnews, 12 décembre 2014)







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