jeudi 13 novembre 2014

Enseignement à distance : Le Projet d'appui à l'Université virtuelle du Sénégal lancé



Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) ont procédé au lancement du Projet d'appui à l'Université virtuelle du Sénégal (Pauvs). L'Université virtuelle du Sénégal (Uvs) vient de bénéficier, de la part du groupe de la Banque africaine de développement (Bad), d'un soutien considérable dans le processus de mise en place de sa plateforme technologique. Cela, à travers le Projet d'appui à l'Uvs (Pauvs) dont le lancement a été effectué, hier, au cours d'un atelier de partage et d'appropriation entre les différentes parties prenantes. Ce projet est le résultat d'un accord de prêt entre le Sénégal et la Bad signé le 27 mars dernier. D'une durée de trois ans pour un coût global de 3,6 milliards de FCfa (apport de 2,8 milliards de la Bad et contribution de 800 millions de FCfa du Sénégal), le Pauvs va permettre la mise en place du siège de l'Uvs dans la Cité du savoir de Diamniadio ainsi que ses terminaisons physiques, la construction de cinq Espaces numériques ouverts (Eno) dans la banlieue de Dakar, à Saint-Louis, Thiès, Kaolack et Ziguinchor, la poursuite de l'élaboration de modules de formation et la formation des formateurs.


« Ce projet est une réponse spécifique à la question de la formation des jeunes en liaison avec le marché de l'emploi. Ainsi, plus de 6.000 étudiants pourront être admis annuellement dès que les infrastructures seront mises en place », a soutenu Robert Eguida, chargé de Programmes-pays principal à la Bad. Si le point focal du projet au ministère, Nouhou Diaby, s'est félicité de la finalisation de cet accord avec la Bad dans des délais très courts, la coordonnatrice du projet, Aichitou Niang Wane, a indiqué que l'objectif à termes est de construire un Eno dans chaque département du Sénégal.


L'Uvs reste une alternative crédible pour faire face au sureffectif dans les universités publiques classiques, a estimé le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. En effet, pour Ibrahima Guèye, les projections sur les effectifs des bacheliers dans la période 2012-2022 donnent un taux d'accroissement très important qui a très peu de chance d'être résorbé par les projets de construction des nouveaux établissements d'enseignement supérieur public.


Elhadji Ibrahima Thiam


(Source : Le Soleil, 12 novembre 2014)







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