mardi 28 octobre 2014

“Continent Noir recherche Contenu Local de Qualité pour Union Sincère”



Les acteurs de l'audiovisuel du continent africain tout entier sont au pied de guerre, alors que la date limite pour la transition de l'analogique vers le numérique se rapproche inexorablement.


Même si plusieurs pays africains comptent être dans les temps (le Botswana, le Burundi, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, la Tanzanie ou le Sénégal pour ne citer que ceux-la) plusieurs autres continuent de piétiner pour diverses raisons.


Seulement, à l'image d'un TITANIC qui s'évertue à éviter la partie visible de l'Iceberg, la télévision africaine pourrait connaitre de bien sombres jours si les autorités ne préparaient pas des stratégies visant à proposer des contenus de qualité pour le public africain…


“Que ce soit pour la qualité des images et du son, ou pour la couverture nationale, l'avènement de la TNT est bénéfique pour l'ensemble des opérateurs de télévision. Désormais, l'argent qu'ils investissaient pour la couverture du territoire devra être investi dans les contenus.” C'est dans ces termes que Sidy DIAGNE, directeur de l'entreprise sénégalaise Excaf Telecom, a tenu à mettre l'accent sur l'importance de la qualité des contenus provenant d'Afrique.


Pour Bernard Azria, CEO de Cote Ouest, l'un des leaders du paysage audiovisuel africain, il s'agit d'une opportunité historique qui, si manquée, pourrait avoir des retombées tragiques pour le continent :” Le soutien du gouvernement pour le contenu national de qualité doit exister, car il est vital pour le développement du secteur audiovisuel national. Ce secteur est stratégique pour l'avenir de l'Afrique.


En fait, dans les pays où ces aides sont rares, avec le passage à la TNT, il devient obligatoire, indispensable et urgent. A défaut de cela, nous n'assisterons pas à une domination des programmes africains, mais à une invasion et à un crash du paysage audiovisuel local. Ceci est une occasion historique pour l'Afrique ; ne pas le comprendre et laisser des intérêts étrangers l'emporter au détriment de l'intérêt national serait faire une erreur tragique.” a-t-il confié à BalancingAct-Africa.com.


Au Nigeria, un marché pourtant célébré pour la compétence de ses cinéastes, c'est le même discours que tient le Dr Emeka MBA, directeur général de la NBC (National Broadcasting Commission), alors qu'il participait au Marché International des Contenus Audiovisuels et des Contenus Numériques (MIPCOM) :”Nous devons travailler ensemble pour réaliser la vision d'une industrie plus dynamique. L'idée d'avoir un stand nigérian à MIPCOM est critique parce que nous devons participer à la discussion mondiale et apprendre comment ces choses sont faites professionnellement en plus d'avoir des connexions.” a-t-il soutenu avant d'ajouter que les opportunités qui proviendront de la transition vers le numérique ne seront exploitées au maximum que si les contenus locaux étaient priorisés.


En face, des rivaux de haut niveau se préparent à attaquer


Si certains ont donc compris l'intérêt d'un investissement dans du contenu local, de l'autre coté de l'océan, des poids lourds de la boite à image se tiennent prêt à se jeter sur l'opportunité offerte par la lenteur légendaire des instances africaines.


Ils s'appellent A+, CCTV Africa, Anadolu, BBC Afrique, ou Afrinews et comptent bien profiter d'une population qui pourrait représenter 38% des habitants de la planète bleue à l'horizon 2100.


(Source : Afrique ITnews, 28 octobre 2014)







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