mardi 2 septembre 2014

Professeur Omar Ka, de la Faculté des Sciences et Techniques de l'UCAD : « Nous sommes prêts à donner plus d'éléments d'appréciation... »



En marge de la cérémonie de lancement de la session de formation samedi dernier, à l'UCAD II, le Pr Omar Ka, du département de Physique de la Faculté des Sciences et Techniques de l'UCAD est revenu largement sur le message que les scientifiques adressent à tous les gouvernants, hommes politiques et société civile du continent.


« Malgré les grands enjeux nationaux, les pays d'Afrique subsaharienne devraient davantage investir dans la recherche scientifique et ses nouvelles applications. Un passage obligé déjà emprunté par les pays asiatiques (Corée, Malaisie, Vietnam, etc.) qui avaient opté pour cette voie dans les années 80.


En amenant leurs étudiants se former au Japon, ils font partie des pays qui ont poussé à l'essor de la recherche et ses nouvelles applications et fait d'eux aujourd'hui les nouveaux modèles de développement à travers le monde.


Pour preuve, le Vietnam, quasiment à l'état de ruine au sortir de la guerre du Vietnam en 1975, a évolué ensuite pour devenir le fournisseur principal de disques durs pour ordinateurs.


Au point qu'il y a deux ou trois années, on a assisté à une augmentation des prix de cette composante essentielle du fait que ce pays était vivement touché par des inondations qui ont réduit sa capacité de production de disques durs. »


Passage obligé


La fabrication des disques durs, les téléphones portables, les écouteurs (pour ne citer que quelques exemples faciles à identifier), les avancées dans le domaine médical, dans l'environnement avec par exemple le solaire, voilà autant de domaines aujourd'hui essentiels à l'homme et qui sont fabriqués dans les pays qui avaient investi dans la recherche et la science et qui bénéficient maintenant des retombées en terme de développement.


De l'avis du Pr Ka, les pays africains sont obligés de passer par là. Il insiste d'ailleurs face à cet impératif, sur la nécessité de faire dès maintenant les investissements sur ressources humaines (par la formation) sans attendre, au risque de rater par exemple la prochaine étape de délocalisation qui aura nécessairement lieu vers l'Afrique.


Saisissant l'opportunité de cette tribune internationale, il a lancé un vibrant appel aux dirigeants sénégalais qui ont opté pour l'émergence économique en leur demandant d'orienter désormais leur ambition vers la formation des jeunes dans le domaine de la recherche et des nouvelles applications technologiques.


« Nous serions plus qu'honorés, heureux de donner des éléments d'analyse aux autorités gouvernementales de manière à pouvoir mieux cibler les actions du gouvernement sur ce plan là », a t-il lancé dans la grande salle de l'UCAD, suite au discours prononcé par le président Macky Sall lors de la dernière distribution des prix du Concours général.


(Source : Sud Quotidien, 1er septembre 2014)







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