jeudi 18 septembre 2014

Amélioration de la performance du guichet unique : Le Sénégal favorable à une internalisation



L'une des faiblesses majeures du guichet unique Orbus demeure l'absence d'internalisation de l'échange des données, et cela, malgré le succès du Sénégal dans le processus de dématérialisation. C'est ce qu'a relevé hier, mercredi 17 septembre 2014, à Dakar le directeur général de la douane, Elimane Saliou Gningue, lors d'un atelier de restitution des résultats de l'évaluation du guichet unique du Sénégal.


Les enjeux économiques en matière de commerce électronique s'avèrent irréversible au regard du flux commercial et du gain aussi bien en temps qu'en revenus. En phase avec cette exigence, le Sénégal s'est engagé dans ledit processus depuis des années, lequel a apporté beaucoup de satisfaction au plan national et international. Mais, les processus étant évolutifs, le Sénégal, engagé dans la même dynamique que ses pairs africains (Cameroun, Ghana, Ile Maurice, Madagascar) se doit de s'accommoder, en améliorant la performance de son guichet unique.


Et c'est tout le sens d'un atelier national de restitution des résultats de l'évaluation du guichet unique et de partage des conclusions du séminaire sur la vision stratégique, tenu les 21, 22, et 23 mai dernier à Saly-Portudal (Mbour). Cette rencontre d'évaluation d'hier, mercredi 17 septembre, portant sur l'impact des guichets uniques sur la performance du passage des marchandises dans les ports de l'Afrique et sur le commerce en général, initiée par l'Alliance africaine pour le commerce électronique (Aace) avec l'appui de la Banque mondiale, entend valoriser les expériences et formuler des recommandations dans le but d'améliorer l'efficacité du système.


Birgit Viohl, consultante internationale à la Banque mondiale, de rappeler que « le Sénégal est le précurseur des guichets uniques en Afrique, mais doit axer sa stratégie d'amélioration vers l'internationalisation du guichet unique, c'est-à-dire la prise en charge des procédures des autres pays ». Elle a soutenu que « l'échange de données et de documents se fait au-delà des frontières », estimant qu'« il faut donc en tenir compte si l'on veut améliorer le commerce ». Relevant les faiblesses du guichet unique, Mme Viohl note, entre autres, la couverture des services et procédures du guichet unique actuel, les formalités portuaires, les formalités d'enlèvement de la marchandise non couvertes par les guichets uniques.


Lui emboitant le pas, Elimane Saliou Gningue, directeur général des douanes est d'avis qu'« il faut admettre que l'on est dans le cadre d'une économie mondiale qui est un domaine ouvert si bien que notre guichet unique ne peut pas s'enfermer autour de notre environnement immédiat ». Par conséquent, poursuit-il, « il y a des efforts à faire à ce niveau-là. Nous le concevons, et véritablement, ce sera la phase qui va suivre », a t-il rassuré, sans occulter la bonne dynamique de dématérialisation enclenchée depuis deux ans. Fort heureux de cette initiative M. Gningue n'a pas manqué de magnifier le contexte, caractérisé par le 10ième anniversaire du lancement de l'exploitation d'Orbus au Sénégal, qui lui confère l'âge de la maturité.


Jean-Pierre Malou


(Source : Sud Quotidien, 18 septembre 2014)







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