dimanche 21 septembre 2014

Batik n° 181 Août 2014


Bulletin sur l'actualité des technologies de l'information et de la communication




Sommaire


Éditorial



Actualités



Politique



Infrastructures et services



Projets



Rendez-vous



Editorial



Alioune Badara Camara (1951-2014) : Un grand Monsieur s'en est allé



Alioune Badara Camara, ancien administrateur principal de programme au Centre de recherches pour le développement international (CRDI) qui avait pris sa retraite il y a peine un an de cela, a été brutalement arraché à notre affection le 26 août 2014. Tous ceux qui ont évolué dans le domaine de la gestion de l'information scientifique et technique (IST) puis des technologies de l'information et de la communication (TIC) et enfin de la gouvernance universitaire se rappelleront de ce grand Monsieur, d'une courtoisie extrême, d'un professionnalisme élevé, patriote jusqu'au bout des ongles, d'une honnêteté exceptionnelle, discret mais efficace, généreux et ouvert, homme d'engagement passionné par tous les projets dont il avait la responsabilité, sachant être franc, direct et sans complaisance avec ses interlocuteurs, sans pour autant être jamais cassant ni blessant. Après avoir débuté comme enseignant à l'École des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), il avait entamé une brillante carrière internationale en tant que Coordinateur du Réseau sahélien de documentation (RESADOC) de l'Institut du Sahel à Bamako (Mali), relevant du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) avant d'être recruté par le Bureau Afrique centrale et de l'Ouest (BRACO) du CRDI où il fera tout le reste de son parcours professionnel et démontrera toute l'étendue de ses talents. Compte tenu de l'implication du CRDI dans la promotion des systèmes de gestion de l'IST en Afrique, à travers notamment un appui apporté à la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), il sera impliqué dans tous les grands programmes en la matière tels le Pan African Development Information System (PADIS), le Capacity Building for Electronic Communication in Africa (CABECA) ou encore l'Initiative africaine pour la société de l'information (IASI). Au sein du CRDI, Alioune Badara Camara a fait partie des personnes qui ont joué un rôle essentiel pour l'Initiative ACACIA, qui deviendra plus tard le Programme ACACIA, avec le succès qui sera par la suite le sien avant de se transformer en « Connecter l'Afrique ». Pendant près de vingt ans, il sera un combattant infatigable de la promotion d'une utilisation inclusive et citoyenne des TIC en Afrique, appuyant de son mieux les états, les institutions nationales et régionales africaines comme les organisations de la société civile engagées dans ce combat. Il jouera également un rôle décisif dans les différentes tentatives visant à doter le Sénégal d'une stratégie nationale en matière de développement de la société de l'information. Tout récemment, il s'était fortement engagé dans la dynamique visant à relancer les activités du Centre national de documentation scientifique et technique (CNDST). En cette occasion, lui le Doyen, avait impressionné nombre de jeunes professionnels de l'IST, qui le découvraient pour la première fois, par son énergie, par la pertinence et la fraîcheur de ces idées et surtout sa capacité à mener une réflexion novatrice, très loin des attitudes d'« anciens combattants » que l'on constate souvent chez les gens qui voudraient refaire le monde à l'image de ce qu'il était hier en oubliant que le contexte a fondamentalement changé. Alioune pour les uns, Badou pour les autres, était respecté de tous, par ses cadets bien sûr mais également pas ses aînés, au Sénégal, en Afrique et ailleurs dans le monde. Dans un environnement où les critiques personnelles ne manquent pas, il était de ces rares personnes qui font quasiment l'unanimité autour d'elles de par leur comportement même lorsque leurs idées ne sont pas forcément partagées. En somme, Alioune forçait naturellement le respect de ses interlocuteurs qu'ils soient du Nord comme du Sud, et cela quel que soit leur statut professionnel ou leur position officielle. La disparation d'Alioune Badara Camara constitue beaucoup plus que la perte d'une bibliothèque vivante, c'est aussi et surtout la disparition d'une référence pour ne pas dire un modèle. Pour que le temps n'efface pas sa vie et son œuvre, il faudra songer, le moment venu, à immortaliser le nom d'Alioune Badara Camara afin qu'il continue d'être évoqué par les générations futures. En attendant, à sa famille éplorée, son épouse, ses enfants et sa famille élargie, mais également à sa famille professionnelle, OSIRIS présente ses condoléances les plus sincères et souhaite que la terre de Yoff lui soit légère et que Le Très Haut l'accueille en son paradis.



Olivier Sagna

Secrétaire général d'OSIRIS



Actualités



Première « webmaker party » organisée par Mozilla Sénégal



Le 30 août 2014, la communauté Mozilla du Sénégal a organisé sa première « Webmaker party » dans les locaux de Jokkolabs. L'objectif de cette manifestation, qui s'inscrit dans le cadre plus général des « webmaker party organisées à travers le monde, visait à aider des internautes à passer du statut d'utilisateur du web à celui de créateur du web.



Mozilla Sénégal : http://ift.tt/YF2NT0


5ème Forum africain d'échanges et d'interconnexion de trafic (AfPIF-2014)



Le 5ème Forum africain d'échanges et d'interconnexion de trafic (AfPIF-2014) s'est déroulé du 26 au 28 août 2014 à Dakar (Sénégal) à l'initiative de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) et du Bureau régional africain de l'Internet Society (ISOC). Réunissant fournisseurs et opérateurs de services internet, responsables de la régulation et des politiques de télécommunication, gestionnaires de centres de données, chercheurs, enseignants, etc. venus d'Afrique, d'Amérique et d'Europe, il s'est penché sur les problématiques relatives au « peering » (appairage en français). Les éditions précédentes de l'AfPIF s'étaient déroulées au Kenya (2010), au Ghana (2011), en Afrique du Sud (2012) et au Maroc (2013).



AfPIF : http://ift.tt/1mw30Tx...


Installation officielle du Tribunal des pairs du CORED



Les membres du Tribunal des pairs du Conseil pour l'observation des règles d'éthique et de déontologie dans les médias (CORED) ont été officiellement installés le 27 août 2014 au cours d'une cérémonie solennelle présidée par le Président de la république, Macky Sall. Organe indépendant d'autorégulation des médias, le CORED est composé des dix membres suivants :

  • Mame Less Camara, journaliste-formateur au Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI) ;

  • Diatou Cissé, journaliste et ancienne Secrétaire générale du SYNPICS ;

  • Saliou Traoré, Président de l'association de la presse étrangère au Sénégal ;

  • Eugénie Rokhaya Aw Ndiaye, ancienne Directrice du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI) ;

  • Gnagna Sidibé Diagne, ancienne Directrice de la Télévision publique sénégalaise (RTS) ;

  • Ibrahima Bakhoum, journaliste-formateur à l'Institut supérieur des sciences de l'information et de la communication (ISSIC) ;

  • Mamadou Biaye, ancien Directeur de publication du journal Le Quotidien ;

  • Kader Diop, ancien journaliste de l'Agence France Presse (AFP) ;

  • Saphie Ly Sow, ancienne Directrice de publication de Sud Quotidien ;

  • Cheikh Tidiane Fall, consultant. Ancien Chef du service des sports du quotidien Le Soleil et ancien Directeur de la communication de la Sénégalaise des eaux (SDE).



Revue à mi-parcours du programme d'activités 2014 du FDSUT



Suite au séminaire sur la revue à mi-parcours du programme d'activités 2014 du Fonds de développement du Service universel des télécommunications (FDSUT), organisé les 22 et 23 août 2014, le Comité de direction du FDSUT a pris les décisions suivantes :

  • Installer des réseaux WIFI dans les universités du Sénégal et dans 3 lycées d'excellence ;

  • Lancer le projet ‘'Connecter les établissements scolaires du Sénégal'' et ‘‘accompagner le processus de modernisation des Daaras'' ;

  • Acquérir des systèmes de chargement solaires pour soulager les populations des zones dépourvues d'électricité ;

  • Concevoir un logo, une charte graphique et mettre en place le site internet du FDSUT ;

  • Procéder au bouclage des projets en cours de mise en œuvre par les huit lauréats qui ont été sélectionnés suite au concours lancé en partenariat avec le CTIC ;

  • Procéder à la réhabilitation de la cybercase de Popenguine ;

  • Faire la situation de la couverture numérique du territoire national.



    ARTP : http://www.artp.sn/



Près de 1200 promotions offertes par les opérateurs de télécommunication en 2013



Le 21 août 2014, à l'occasion d'un séminaire de formation sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) à l'endroit de journalistes organisé par l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARTP), il a été révélé qu'au courant de l'année 2013, l'opérateur Orange a fait 48 promotions relatives à la téléphonie fixe alors qu'Expresso en a proposé 154, soit un total 202 promotions pour les deux opérateurs. S'agissant de la téléphonie mobile, Orange a fait 343,5 promotions pendant qu'Expresso en faisait 175,5 et que Tigo proposait 81 promotions, soit un total de 600 promotions pour les trois opérateurs. En ce qui concerne l'Internet, Orange a fait 177 promotions, Tigo 24 et Expresso 201, soit un total de 396 promotions, tous opérateurs confondus. Au vu de ces chiffres, il apparaît qu'Expresso est l'opérateur qui a proposé le plus grand nombre d'offres promotionnelles au cours de l'année 2013. Avantageuses pour les abonnés d'un point de vue économique, ces promotions ont néanmoins pour inconvénient, selon l'ARTP, de dégrader la qualité de service du fait de l'augmentation du volume des appels qu'elles engendrent.



ARTP : http://www.artp.sn/


Création d'un réseau de journalistes spécialisés dans les TIC



Le 22 août 2014, un nouveau réseau de journalistes spécialisés dans le secteur des technologies de l'information et de la télécommunications a vu le jour à l'occasion de la journée d'information et de partage avec les médias sur les secteurs régulés par l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Ce réseau aura pour mission d'aider les journalistes à s'imprégner des problématiques relatives à ce domaine en se focalisant notamment sur la formation. Le bureau du réseau est composé de la manière suivante :

  • Président : Ismaila Camara (RFM) ;

  • Vice président : Alexandre Lette (Journaliste-blogueur) ;

  • Secrétaire Général : Baye Makébé Sarr (La Gazette) ;

  • Chargé de la Formation : Basile Niane (Web journaliste) ;

  • Chargé de la communication : Mamadou Faye (Radio Dunya) ;

  • Trésorier : Fatou Wade (Mourchid TV) ;

  • Chargé de l'organisation : Ndèye Marème Ndiaye (Sud FM) ;

  • Commissaires aux comptes : Mame Woury Thioubou (Le Quotidien) et Mansour Sow (RTS).



Excaf-Télécom remporte officiellement le marché de la Télévision numérique terrestre (TNT)



Le 13 août 2014, le groupe Excaf-Télécom a officiellement remporté le marché de la transition de l'analogique au numérique dans son volet Télévision numérique terrestre (TNT) qui devrait avoir pour conséquence le basculement de la télévision analogique vers le numérique d'ici la date butoir du 17 juin 2015. Dans cette opération, le groupe Excaf-Télécom est accompagné par la Société générale de banques au Sénégal (SGBS) qui a mobilisé quelques 40 milliards de FCFA. La TNT est un système de diffusion par voie hertzienne qui, grâce aux nouvelles technologies de transmission numérique, permet de diffuser plusieurs chaînes de télévision sur une seule fréquence hertzienne généralement utilisée par une seule chaîne de télévision en mode analogique.



CONTAN : http://www.contan.sn/

Excaf-Télécom : http://www.excaf.com/

Politique



Le DG de l'ARTP prône la création d'un point d'échange Internet au Sénégal



A l'occasion du 5ème Forum africain d'échanges et d'interconnexion de trafic (AfPIF-2014) qui s'est déroulé du 26 au 28 août 2014 à Dakar (Sénégal), Abdou Karim Sall, Directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a déclaré qu'il était important que le Sénégal se dote d'un point d'échange Internet à l'instar de certains pays africains. Ce type d'infrastructure devrait permettre d'optimiser l'utilisation de la connectivité internet internationale, d'améliorer la résilience du réseau, d'avoir avec un impact sur la qualité des services et de réduire les coûts de transmission avec pour conséquence l'augmentera du taux de pénétration et de l'utilisation de l'internet sur le long terme.



ARTP : http://www.artp.sn/

Infrastructures et services



L'ADIE procède à l'extension de la couverture de l'intranet administratif



Dans une interview publiée dans la lettre d'information électronique de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE), Arona Diallo, Directeur des Réseaux, Systèmes et de la Sécurité Informatique, a indiqué que dans le cadre de la phase II du projet E-Gov, 1 000 km de fibre étaient en cours de déploiement pour relier Ziguinchor, Bignona, Sédhiou, Kolda, Vélingara, Tambacounda, Koungheul, Kaffrine, Mbour et l'aéroport international Blaise-Diagne (AIBD). De même, la couverture du réseau mobile et Internet 3G est en cours d'extension et couvrira bientôt les 40 capitales départementales. D'ici la fin du mois de septembre 2014, l'intranet administratif sera présent dans pratiquement toutes les villes du pays et ces dernières pourront bénéficier des services offerts par l'ADIE à savoir la téléphonie fixe et mobile, l'Internet haut débit et 3G, la visioconférence, la communication unifiée ainsi que l'accès aux informations et applications administratives.



ADIE : http://www.adie.sn/


Ebook Africa : une plateforme audionumérique dédiée à la littérature en langues africaines



Mise en place par le cinéaste sénégalais Joseph Gaï Ramaka, Ebook Africa est une plateforme audionumérique spécialement dédiée aux œuvres littéraires en langues africaines. Elle a pour ambition de participer au développement des industries culturelles du Sénégal, contribuer à la création d'un environnement lettré en langues maternelles mais également d'éditer des ouvrages audionumériques en langues maternelles pour une formation fonctionnelle du personnel des entreprises et du monde rural. En termes de canaux de diffusion, les œuvres diffusées par Ebook Africa sont accessibles via le Web de même qu'à travers une application mobile fonctionnant sous IOS, Androïd et Windows Phone. Dans ce cadre, depuis le début du mois d'août 2014, cinq radios communautaires de la région de Dakar, à savoir Ndef-Leng-FM (93.4), Oxy-Jeunes (103.4), Afia-FM (93.0), Jokkoo-FM (87.7) et Rail-bi-FM (101.3), ont entrepris de diffuser la version audio de « Doomi Golo », roman en wolof de Boubacar Boris Diop.

. Installée sur l'Ile de Gorée, Ebook Africa a notamment comme partenaires les Nouvelles éditions africaines du Sénégal (NEAS).



Ebook !africa : http://ift.tt/1usCYiA

Projets



L'ANAM projette de dématérialiser ses procédures de recouvrement



En partenariat avec le GIE Gaïndé 2000, l'Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) a retenu de développer un logiciel de facturation et de mettre en place un système de bases de données en vue de faciliter le recouvrement des redevances sur le droit de trafic maritime qui fait, actuellement, l'objet d'un traitement manuel. Le logiciel en question sera hébergé sur la plateforme de Gaïndé 2000 et permettra la rationalisation de la chaîne de facturation et de recouvrement des redevances sur le droit de trafic maritime ainsi que sa dématérialisation de manière à accélérer les procédures.



Gaïndé 2000 : http://ift.tt/1mw30TA


Prochain lancement de TNTSat Africa



La Société européenne des satellites (SES) a signé un accord de partenariat Africable, Média Plus et d'autres câblo-opérateurs africains lui permettant d'assurer une diffusion de la télévision numérique terrestre (TNT) sur le contient africain, avant la fin de l'année 2014. Présentée comme "la première plateforme satellitaire en Afrique de l'Ouest", TNTSat Africa proposera de la télévision directe par satellite à destination des pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) depuis son télé-port de Bamako (Mali). Le service proposé devrait offrir un bouquet gratuit composé de plus de quarante deux (42) chaînes de télévisions nationales et privées africaines, ainsi que des chaînes internationales. TNTSat diffusera la TNT par satellite en utilisant le standard DVBS2-MPEG4 permettant la transmission du signal vidéo en haute définition (HD). Pour permettre aux téléspectateurs de recevoir les chaînes de télévision diffusées par satellite et les chaînes diffusées en mode terrestre, TNTSat Africa propose un seul appareil à double tuner satellite et terrestre.



TNTSat Africa : http://ift.tt/1mw2ZPt

Rendez-vous



Jjiguène Tech Camp (16-27 septembre 2014, Dakar, Sénégal)



Jiguène Tech Hub Sénégal organise un Jjiguène Tech Camp, exclusivement réservé aux filles, au Collège Sacré Cœur de Dakar (Sénégal) du 16 au 27 septembre 2014. Dans ce cadre, il est prévu de donner l'opportunité aux jeunes sénégalaises d'apprendre les bases de la programmation et de découvrir l'univers des jeux vidéos.



Jiguène Tech Hub Sénégal : http://ift.tt/1usD0qG





via OSIRIS : Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal http://ift.tt/1usCYiJ

Passage de l'analogique au numérique : La Tnt débarque sur fond de problèmes



Le Comité national de la transition de l'analogie vers le numérique (Contan) est prêt à démarrer la Télévision numérique terrestre (Tnt) dès juin 2015. Ceci, malgré les craintes sur le contenu des programmes et de certains détails techniques.


En juin 2015, dans moins d'un an, la télévision analogique ne sera plus qu'un vieux souvenir au Sénégal. Elle se verra remplacer par celle dite numérique. Le Comité national de la transition de l'analogie vers le numérique (Contan) est à pied d'œuvre depuis plusieurs mois pour le basculement de la télévision en mode numérique. Réunis hier à Dakar, plusieurs représentants des médias audiovisuels sénégalais ont été mis au parfum de l'évolution technique de la Tnt, sous l'œil de Aida Mbodj, présidente de la commission Culture et Communication de l'Assemblée nationale.


Malgré l'avancée des travaux, il ressort que des inquiétudes sont notées, notamment sur le contenu des programmes et sur le sort des antennes Mmds. « Les responsables de télévisions sénégalaises ont un grand rôle à jouer. Nous avons des services à mettre à leur niveau et dans ce cas, il faut avoir un programme à respecter et il faut l'élever sinon, c'est zéro pour le passage à la Télévision numérique terrestre (Tnt). La bataille du numérique réside dans le contenu des programmes. Pendant un an, un archivage audiovisuel est nécessaire pour entrer de plain-pied dans le numérique », s'est exprimé Sidy Niang, directeur général d'Excaf Télécom, le groupe choisi pour mettre en place les infrastructures de multiplexage et de diffusion.


Pour sa part, le directeur exécutif du Contan, Amadou Top a fait savoir aux responsables des médias et autres participants, que les antennes Mmds ne sont pris en compte dans le passage de l'analogie au numérique. « Mais si des gens trouvent des décodeurs spécifiques, ils pourront entrer dans le système », précise-t-il. Saisissant la balle au rebond, Sidy Niang promet qu'Excaf Télécom va offrir le meilleur bouquet possible, mais « libre aux Sénégalais de souscrire où ils veulent ».


Dans ce cadre, Mouhamadou Bamba Niang directeur de cabinet du président du Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra) indique que l'Etat va subvention à hauteur de 50 % les 865 mille décodeurs prévus pour les populations.


Concernant les 27 émetteurs qui seront utilisés, le directeur exécutif du Contan laisse le libre choix à Excaf télécom de trouver un accord avec la Radiotélévision sénégalaise (Rts) qui en possède déjà. Ce qu'il faut noter, l'investissement global pour mettre en œuvre la Tnt est de 40 milliards francs CFA. Et Selon Mouhamadou Bamba Niang, le remboursement d'Excaf télécom se fera sur la base d'une exploitation sur une projection de dix ans.


Baba Mballo


(Source : Wal Fadjri, 20 septembre 2014)







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samedi 20 septembre 2014

L'ISS et l'UNIDIR ensemble pour enrayer la cybercriminalité en Afrique



L'Institut de Recherches pour la Sécurité (ISS) et l'Institut des Nations Unies pour la Recherche sur le Désarmement ont noué un partenariat pour s'attaquer à des problèmes qui se développent en Afrique, notamment la cybercriminalité et la cybersécurité.


Un protocole d'entente scellant cette collaboration a été signé le 08 septembre 2014. L'initiative arrive à point nommé dans le contexte actuel où la criminalité via les plateformes mobiles et web, commence à prendre des proportions alarmantes sur le continent.


“Nos recherches et ateliers ont montré la nécessité grandissante en Afrique de sécuriser l'espace numérique“, a déclaré Anton du Plessis, Directeur de l'ISS. Il ajouta que cette collaboration avec l'UNIDIR constitue un pas vers cet idéal.


L'entente conclue entre les deux entités souligne les bases de la coopération, alors qu'elle implique également une collaboration sur des projets courants et à venir.


Les menaces sur le cyberespace ont été identifiées par l'ISS et l'UNIDIR comme des risques majeurs nécessitant des réponses adaptées : “Un partenariat avec l'UNIDIR, qui s'appuiera sur son nouveau Cyber index, nous permet de relever ce grand défi avec le soutien de l'expertise internationale“, a déclaré du Plessis.


Le Cyber index est une initiative de recherche visant à soutenir la prise de décisions plus éclairées sur les questions de paix et de sécurité internationale pour la politique de cybersécurité. L'indice va offrir une nouvelle source de connaissances sur les préoccupations liées au numérique au niveau national, régional et international.


(Source : Afrique ITnews, 20 septembre 2014)







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La SONATEL va accompagner le passage au numérique



La Société nationale des télécommunications (SONATEL) va accompagner le passage de l'analogie au numérique, prévu en 2015 au Sénégal, a assuré, samedi à Saly (Mbour), Aminata Niang Ndiaye, sa directrice marketing grand public.


‘'Comme dans chaque évolution technologique, la SONATEL, avec son expérience en termes de technologie, va accompagner l'Etat et les différents prestataires qui vont être retenus'', a dit Mme Ndiaye..


Elle s'exprimait lors du lancement, à Saly, du réseau de quatrième génération (4G) en phase pilote.


''Notre apport sera important et va permettre de faciliter le passage de l'analogie vers le numérique'', a promis Mme Ndiaye.


‘'La 4G est vraiment la technologie révolutionnaire qui apporte l'accélération des débits Internet permettant d'aller très vite dans tous les usages, aussi bien dans les téléchargements de fichiers, d'envois de documents par E-mail que dans d'autres applications'', a expliqué Aminata Niang Ndiaye.


(Source : APS, 20 septembre 2014)







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La Sonatel Perd Plus De 56 Millions Cfa À Cause De Délinquants À Col Blanc



Les sieurs Omar Diallo, Mamadou Niang, Pape Ndiamé Sylla, Pape Moussé Wade ont été attraits hier à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour association de malfaiteurs et détournements de liaison téléphonique de la Sonatel. Les prévenus ont nié les faits qui leurs sont reprochés. Mais, selon la dame Seynabou Sy, cette bande qui se livrait à cet exercice délictueux depuis plusieurs années, à causé un préjudice de plus de 56 millions FCFA.


A l'en croire, le mode opératoire de ces individus consistait à capter les appels internationaux pour les transformer en appel local à l'aide d'un dispositif comprenant entre autres des appareils comme le simbox et le get way. Le manque à gagner qui devrait profiter de la Sonatel, dira t-elle en substance, était empoché par les prévenus. Cette thèse a été très débattue par le pool d'avocats de la défense qui soutient la politique pénale du Sénégal doit s'adapter aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.


« La Sonatel n'as pas le monopole d'internet, tout ce qui se passe par internet via skype ou black jack, n'appartient pas à la Sonatel », a-t-il martelé. Abondant dans le même sens, un autre avocat de la même défense qui a plaidé à l'instar de ses confrères la relaxe pure et simple des prévenus, a indiqué que même en France, le principal opérateur téléphonie, France télécom, encourage l'utilisation de ces nouveaux modes de télécommunication pour désengorger le réseau.


L'affaire a été mise en délibéré.


(Source : La Tribune, 19 septembre 2014)







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BOA dans les services d'Orange Money



Après BNP, c'est autour de la Bank Of Africa de signer un partenariat avec Organe pour des offres services bancaires à partir du téléphone mobile.


Dans l'optique d'offrir à leurs clients des services bancaires de qualité et toujours innovants, Orange et le groupe Bank Of Africa ont signé un nouveau partenariat. Il s'agit maintenant pour les clients des 2 sociétés, dans les mois à venir, d'alimenter directement avec leur téléphone mobile leur compte Orange Money depuis leur compte BOA, et vice versa. Les clients d'Orange Money et de la Bank Of Africa auront la possibilité de réaliser, sans se déplacer, des transactions en temps réel, comme effectuer des transferts d'argent, des paiements de biens et services comme les factures d'eau, d'électricité, frais de scolarité, abonnement TV, ou acheter du crédit de communication, très simplement, en temps réel et en toute sécurité. « Ce partenariat entre Orange et Bank Of Africa s'inscrit dans la volonté qu'a Orange d'offrir à ses clients des services de qualité, simples d'accès et d'utilisation. La complémentarité de nos activités avec BOA apportera à nos clients communs plus de confort en leur permettant d'effectuer des opérations financières depuis leur mobile, où qu'ils soient dans le pays et à n'importe quel moment de la journée, sans avoir besoin de se déplacer », déclare Marc Rennard, Directeur Exécutif AMEA chez Orange.


Un des avantages supplémentaire de ce nouveau service est le vaste réseau de distributeurs agréés Orange Money qui vient s'ajouter à celui des 450 agences Bank Of Africa, pour offrir un maximum de points de retrait et de versement à tous les clients des deux sociétés.


Orange Money compte actuellement plus de 11 millions de clients dans 14 pays en Afrique et au Moyen Orient. La souscription au service Orange Money est gratuite. Bank Of Africa compte aujourd'hui des millions de clients dans 16 pays d'Afrique subsaharienne.


« Le partenariat avec Orange Money vient enrichir notre gamme de services, pour une banque toujours plus proche de nos clients avec des services de qualité, simples et pratiques. Ce nouveau service constitue également une réponse adaptée au besoin de nos clients de réaliser des transactions financières, en s'affranchissant de toute contrainte de temps et d'espace », déclare Alfa Barry, Directeur Adjoint en charge du Marketing pour le Groupe Bank Of Africa.


Ce nouveau service, qui s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels, est déjà disponible à Madagascar depuis le mois d'août et sera étendu à la Côte d'Ivoire, au Mali, au Sénégal, au Niger et à la RDC dans les prochains mois. BOA-Madagascar est la première banque en Afrique subsaharienne à avoir développé ce service avec Orange.


Il faut souligner qu'Orange signe depuis quelque temps des accords de partenariat avec plusieurs entreprises comme BNP ou Total.


Amayi Badji


(Source : Réussir business, 18 septembre 2014)







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TNT en juin 2015 Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Pourquoi ?…



Empruntons au journaliste ses cinq questions de base ; les « 5w » en anglais : who, what, where, when, why. Des questions que l'on se pose chaque jour quand, en bon journaliste, on est a la recherche de « quoi de neuf et d'intéressant pour mes lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ? » Qui (fait) ? Quoi ? Ou ? Quand ? Pourquoi ? Des questions simples qui exigent des réponses simples.


De quoi s'agit-il ? L'Union Internationale des Télécommunications, institution spécialisée des Nations unies chargée d'attribuer dans le monde entier des fréquences radioélectriques et des orbites de satellite en fixant les normes techniques, a pris la décision, dans le domaine audiovisuel, de faire passer le système de diffusion de l'analogique au numérique. D'où l'appellation « passage au numérique », qui offre l'avantage de disposer de plus de fréquences dénommées « dividendes numériques » avec, cerise sur le gâteau de nos téléviseurs nouvelle génération, des images en qualité Haute Définition (HD). Ce processus entamé à la fin des années 90-début 2000 avec la Grande Bretagne comme premier pays à entrer dans cette nouvelle ère se poursuit pour ne pas dire continue son tour du monde audiovisuel. En Afrique noire, le Rwanda est devenu, depuis le 1er août dernier, le troisième pays après l'Île Maurice et la Tanzanie, à achever son basculement de la Télévision Analogique Terrestre (TAT) a la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Au Sénégal, ce processus atteindra son point d'achèvement le 17 juin 2015 à la suite de l'adoption d'une « Stratégie nationale de passage de l'audiovisuel analogique au numérique », pilotée, à ses débuts, par un « Comité National de Passage de l'Audiovisuel Analogique au Numérique » (CNN). Un examen de passage a priori largement à notre portée si l'on considère l'énorme potentiel dont regorge notre pays en termes de ressources humaines avant même de parler de la machine.


L'attribution du marché à nos confrères de EXCAF TÉLÉCOM devant de puissantes sociétés étrangères qui étaient en compétition pour la gestion du multiplexage est la preuve que le génie humain et la technologie que requiert un tel passage, en douceur, existe au pays de Cheikh Anta Diop. Cette décision sur dossier de confier cette redoutable mission à EXCAF dépasse, à notre humble entendement, la très stratégique « préférence nationale », car poser le débat en simple terme de « préférence nationale » serait très réducteur du critère de compétence technique mis en avant dans le pilotage du dossier « passage de l'audiovisuel analogique au numérique ». On s'étonne au passage que « la partie fibre optique » du même marché ait échu aux Chinois de HUAWEI TECHNOLOGY, dès lors que « la partie audiovisuelle » est revenue aux Sénégalais de EXCAF TÉLÉCOM. Question légitime : pourquoi le choix, inspiré par le CONTAN, de la présidence de la République sénégalaise s'est seulement limité à EXCAF dans une logique éventuelle de promotion de la « préférence nationale » adossée a une « compétence nationale » avérée ? Que vaut la préférence nationale sans la compétence nationale ? En matière de fibre optique, une société comme SONATEL n'aurait-elle pas pu bénéficier d'un tel marché ? Vu le réseau dont dispose déjà cette société de télécommunications, on aurait sans doute gagné du temps et économiser de l'argent. Nous attendons la réponse tout en nous refusant de passer sous silence au risque d'être coupable, la grande partie de la mission confiée au CONTAN et qui aurait dû revenir naturellement à l'Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).


Oui, EXCAF mérite amplement le choix porté sur sa plateforme que lui a léguée feu son fondateur, le grand magnat de l'audiovisuel, Ibrahima Ben Basse Diagne dont l'évocation du seul nom (Paix a son âme !) renvoyait dans l'esprit de tous, au fameux système MMDS. Là donc n'est pas le problème et ne saurait l'être. L'ennui dans cette affaire est que ce qui s'annonce et s'énonce comme une révolution douce, pardon un passage en douceur, est en train de se muer en passage en force. Par la faute d'un Comité National de Pilotage de la Transition de l'Audiovisuel Analogique au Numérique. Personne, sinon très peu, n'est content… du CONTAN. Sans jeu de mots. Pour un Comité en charge du pilotage d'une entreprise éminemment communicationnelle à enjeux dépassant largement la simple question de l'Audiovisuel, ne pas communiquer sur des choix d'une importance si stratégique étonne et détonne. Ce silence est même une faute, s'il n'est coupable. Qui parmi les opérateurs et autres acteurs audiovisuels sénégalais est en mesure de dire les conditions exactes d'attribution de ces marchés ? Quel est le montant exact du marché de « la partie audiovisuelle » confiée à EXCAF ?


Quid de celui de « la partie fibre optique » qui est généreusement(?) allée à la société chinoise HUAWEI ? On parle dans le premier marché de 40 milliards de francs CFA qu'aucune information officielle, émanant du CONTAN ou du Gouvernement, ne confirme ou n'infirme. On nage en plein brouillard causé par un brouillage voulu et entretenu par le CONTAN.


Passées les questions basiques du journalisme, c'est aussi le temps et le lieu pour le Comité National de Pilotage de la Transition de l'Audiovisuel Analogique au Numérique, acceptant au préalable de se soumettre à un exercice d'interview-vérité, de répondre aux questions plus pointues suivantes.


- Quelle vision et quelle ambition soutendent la concession de 5 ans faite à EXCAF ?


- Pourquoi donner à ce seul opérateur deux (2) couches de multiplexage d'au moins vingt (20) chaînes de télévision chacune, alors que le Sénégal ne dispose aujourd'hui, en tout et pour tout, que de quatre (4) couches affectées par l'UIT ?


- Comment le CONTAN compte régler la très sensible et mercantile question des décodeurs au nom de la très en vogue exigence de transparence ?


- Si EXCAF distribue le million de décodeurs tel qu'il semble être annoncé avec ses propres paramètres, quelle part va revenir aux autres chaînes (opérateurs audiovisuels) en matière de services à valeur ajoutée ?


- Ces chaînes concurrentes à EXCAF ne seront-elles pas pénalisées deux fois ? Vont-elles subir sans crier le supplice de la double peine ?


- S'agissant de la société d'exploitation, si EXCAF installe le matériel de distribution et l'exploite commercialement en même temps, ne se retrouverait-elle pas dans la position avantageuse de juge et partie ? Que gagneraient alors les autres télévisions dans ce Business Model ?


- Pour ce qui est de la société de patrimoine, quelle part détiendra chacun dans l'actionnariat ? Quels sont les critères et conditions de participation (prise de part) à cette société de patrimoine ?


- Quel sera le sort du service public (RTS) ?


- Comment régler la prégnante question du financement de l'Audiovisuel en général et de l'Audiovisuel public en particulier ? Comment renverser la proportion actuelle de 70 a 80% du marché de la publicité audiovisuelle détenue par la chaîne publique ?


A l'image de l'eau, cette denrée vitale, le secteur audiovisuel – la télévision n'en est pas moins, aujourd'hui, une denrée de consommation courante – tel qu'il se dessine en perspective du passage à la TNT en juin 2017, renvoie schématiquement à la concession conclue entre la SDE et la SONES pour le compte de l'État du Sénégal. Un contrat d'affermage plus exactement, pour la distribution de l'eau par la Sénégalaise des Eaux (société d'exploitation) sur commande de la SONES (société de patrimoine) représentant les intérêts de l'État sénégalais. On est à peu près dans le même scénario pour la distribution du signal audiovisuel, scénario dans lequel un couplage du « contrat d'affermage » avec un « contrat de performances » ne serait pas de trop, à l'instar de ce qui se passe dans le secteur de l'eau. A la notable différence qu'en matière de télévision, le Sénégal est à l'ère de la libéralisation et donc de la concurrence. Les questions posées interpellent certes le CONTAN au premier chef, mais elles s'adressent aussi et surtout à l'État (Présidence de la République), les opérateurs de télévision et de télécommunications, ainsi qu'à tous les autres acteurs techniques et institutionnels comme l'ARTP. A l'heure de l'Économie numérique, « le rendez-vous du donner et du recevoir » du 17 juin 2017 à 00H sera réussi ou pas par le pays de Léopold Sedar Senghor en fonction du degré d'implication de tous et de chacun dans le processus.


Face à la marche forcée qu'est le passage de la TAT a la TNT, il s'agit, tel l'athlète devant ses haies au steeple, de mettre tous les atouts de son côté, dans ce saut technologique audiovisuel, pour franchir les obstacles eh bien, sans chute. Bel athlète du journalisme n'ignorant point ses questions de base, Babacar Touré, grand homme de communication doublé de Président du CONTAN, saura trouver aux maux de l'audiovisuel les mots justes à l'image de ceux de sa mémorable interpellation du philosophe Hamidou Dia (Réf. Article : « Le héros, l'anti-modèle et le bouc ») pour rester fidèle a cette conviction : « Je sais que l'intellectuel rigoureux et créatif que tu incarnes appréhende l'impératif de créer des espaces, de provoquer des rencontres et des discussions et de les transformer en autant de passerelles. Cela autorise l'élaboration et l'affinement des outils de la connaissance et de la réflexion compréhensive. » Quelle terrible… chute journalistique !


Mamadou Ibra kane


(Source : L'Observateur, 16 septembre 2014)







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Face cachée du digital Le Big Data : une révolution aussi importante que celle d'Internet !



Attention aux choix que vous êtes entrain de faire sur le digital. Si l'on ne prend pas en compte « le tsunami technologique » qui arrive appelé Big data, on risque de le regretter amèrement. Cette recommandation est valable pour tout le monde, à commencer par les entreprises quelque soit leur domaine d'activité.


Au Sénégal, le groupe Sonatel et sa filiale Orange semblent prendre une certaine avance dans la définition (anticipation) d'une stratégie globale autour du Big data. C'est dans ce cadre, que la composante Cloud a été lancée depuis fin Août 2014 par Orange Business.


Selon les spécialistes, comme mon ami Robert Martin Silo-Same du cabinet Sisaroma, le Big Data est surement le plus gros business mondial jamais envisagé. C'est quoi le Big data ? Il s'agit du traitement des données internet (utilisateurs, emails, discussions, photos etc.) en les connectant entre elles, recoupant, regroupant afin de les compiler et d'en tirer des informations qui seront utilisées à des fins commerciales ou non. Les réseaux sociaux comme Facebook sont les plus gros contributeurs du business, collectant et fournissant une multitude d'informations depuis maintenant une dizaine d'années.


Pour 90% des décideurs d'entreprise dans le monde, le traitement massif de données va engendrer un bouleversement au moins aussi important que celui d'Internet. Dixit une étude d'Accenture.


Définition du Big Data


Selon le géant de la technologie IBM, chaque jour, nous générons 2,5 trillions d'octets de données. A tel point que 90% des données dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années seulement. Ces données proviennent de partout : de capteurs utilisés pour collecter les informations climatiques, de messages sur les sites de médias sociaux, d'images numériques et de vidéos publiées en ligne, d'enregistrements transactionnels d'achats en ligne et de signaux GPS de téléphones mobiles, pour ne citer que quelques sources. Ces données sont appelées Big Data ou volumes massifs de données.


D'après les experts et spécialistes d' IBM, le Big Data couvre quatre dimensions : volume, vélocité, variété et véracité.


Volume : les entreprises sont submergées de volumes de données croissants de tous types, qui se comptent en téraoctets, voire en pétaoctets.


Transformer les 12 téraoctets de Tweets créés quotidiennement en analyse poussée des opinions sur un produit


Convertir les 350 milliards de relevés annuels de compteurs afin de mieux prédire la consommation d'énergie


Vélocité : parfois, 2 minutes c'est trop. Pour les processus chrono sensibles tels que la détection de fraudes, le Big Data doit être utilisé au fil de l'eau, à mesure que les données sont collectées par votre entreprise afin d'en tirer le maximum de valeur.


Scruter 5 millions d'événements commerciaux par jour afin d'identifier les fraudes potentielles


Analyser en temps réel 500 millions d'enregistrements détaillés d'appels quotidiens


Variété : le Big Data se présente sous la forme de données structurées ou non structurées (texte, données de capteurs, son, vidéo, données sur le parcours, fichiers journaux, etc.). De nouvelles connaissances sont issues de l'analyse collective de ces données.


Utiliser les centaines de flux vidéo des caméras de surveillance pour contrôler les points d'intérêt


Tirer parti de la croissance de 80 % du volume de données image, vidéo et documentaires pour améliorer la satisfaction client


Véracité : 1 décideur sur 3 ne fait pas confiance aux données sur lesquelles il se base pour prendre ses décisions. Comment pouvez-vous vous appuyer sur l'information si vous n'avez pas confiance en elle ? Etablir la confiance dans les Big Data représente un défi d'autant plus important que la variété et le nombre de sources augmentent.


Le Big Data va bien au-delà de la seule notion de volume : il constitue une opportunité d'obtenir des connaissances sur des types de données et de contenus nouveaux, afin de rendre votre entreprise plus agile et de trouver enfin une réponse aux questions laissées en suspens. Jusqu'à présent, il n'y avait aucun moyen d'exploiter cette opportunité. Il faut aussi mentionner les nombreux et puissants outils d'analyses qui permettent aujourd'hui de gérer les pages professionnelles sur les réaux sociaux.


Qui lit, à quelle heure, avec quel ordinateur, quel article, quel clic et avec quels objectif. Tout est traçable et identifiable avec des systèmes d'alertes et d'analyses et même couplés à des campagnes médias pilotant automatiquement des budgets en temps réel.


Imaginez un instant le gros business qui peut être développé autour du million de facebookers sénégalais avec la masse énorme d'informations qu'ils laissent sur le réseau de Zuckerberg ? La même chose est valable pour les 100 millions d'africains utilisateurs de Facebook.


Facebook a bien compris l'enjeu de cette nouvelle révolution et travaille à capitaliser toutes les données personnelles que nous laissons sur nos traces numériques.


Au delà de la mise en réseau c'est la façon dont il est désormais possible de gérer les contacts, les projets, et des milliers de données qui permet d'envisager mieux la puissance du Big Data ou métadonnées. En témoigne la façon dont les contacts sont gérés par nos simples Smartphones : un contact n'est plus un téléphone mobile, mais un email, un profil Facebook, Twitter, LinkedIn, une adresse postale, des vidéos et des photos.


Le passage au numérique offre aussi aux opérateurs audiovisuels une opportunité pour bénéficier des retombées du Big data. En effet, la télé connectée et la cloud tv permettront de disposer d'une plateforme interactive qui peut offrir aux chaines de télévisions de nouvelles sources de revenus tirées d'une exploitation commerciales des données téléspectateurs. Ainsi, il revient à chaque chaîne de télévision de définir une stratégie numérique globale autour de cette nouvelle révolution du Big data.


Adama Sow


(Source : L'Observateur, 15 septembre 2014)







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Coalition Orange-Total : Les pétroliers sénégalais dénoncent un néocolonialisme



L'ingérence de l'opérateur de téléphonie Orange dans le secteur pétrolier n'est pas pour plaire aux acteurs du secteur pétrolier. Ces derniers accusent l'opérateur de téléphonie d'avoir offert un avantage concurrentiel déloyal à Total au détriment des autres sociétés concurrentes.


Les pétroliers nationaux ne sont pas contents de la démarche de l'opérateur de téléphonie, Orange, qui, accusent-ils a déstructuré le secteur depuis le début de l'année 2014. Conséquence, ces derniers sont, au cours d'un point de presse, montés au créneau pour attirer l'attention des autorités afin que cessent les pratiques discriminatoires de l'opérateur français. Pis, ce comportement d'Orange qu'ils jugent irresponsable menace l'équilibre de la profession et subséquemment de l'économie nationale. Et pour cause, ils pensent que le secteur pétrolier occupe une place importante dans l'économie. D'où la nécessité, selon eux, de mener un combat du peuple dans son ensemble contre les agissements de l'opérateur de téléphonie.


Les acteurs pétroliers accusent Orange d'avoir commis un déni à l'expertise locale et aux droits fondamentaux de la libre concurrence. Selon eux, si un certain silence perdure, les agissements de l'opérateur risquent de sonner le glas des entreprises sénégalaises de la distribution pétrolière. L'association dénonce cet état de fait en se basant sur l'accord de partenariat signé entre l'opérateur Orange et Total Sénégal, résultat d'un co-branding. Les clients des stations-service Total payant leurs achats par Orange Money, bénéficient d'un bonus de recharge automatique de 10 % de la valeur des achats effectués. Ce bonus, renseignent-ils, était initialement plafonné à 5 mille francs Cfa jusqu'en fin juin. Actuellement, il est ramené à 2 mille francs Cfa. Cela, nonobstant la faculté laissée aux clients de fractionner leurs achats pour continuer à bénéficier des avantages. Par conséquent, s'offusquent-ils, Total accroit ses ventes de 16 % là ou tous ses autres concurrents sénégalais peinent à atteindre ou stagnent à 9 %. Car, les clients qui achètent chez Total bénéficient d'un bonus de crédit téléphonique équivalent à 2,5 fois la marge du distributeur qui est de 34,96 francs Cfa, hors transport et passage. En clair, les pétroliers relèvent que l'opérateur Orange donne à Total un avantage concurrentiel indu que la structure des prix ne peut lui offrir. Et, de rappeler qu'au Sénégal, les prix des carburants sont fixés par l'Etat suivant arrêté ministériel, faisant de la structure du prix des hydrocarbures une loi. Selon Ameth Guissé, président de l'association, une telle entente est contraire au principe de la libre concurrence et exige de l'opérateur de téléphonie de mettre un terme à cette pratique « discriminatoire » dans le secteur des hydrocarbures.


Cette pratique, notent-ils, ne saurait être initiée dans le pays d'où sont issues les maisons mères des sociétés multinationales incriminées opérant au Sénégal. Dans le même d'ordre d'idées, Ameth Guissé dénonce aussi l'attribution à Total par Eiffage-Senac du site d'implantation de la station-service de l'autoroute à péage. « Pour l'édification d'une station sur cet axe, Eiffage-Senac a choisi Total suivant un appel d'offres limité aux seules sociétés étrangères. Le critère retenu est la dimension internationale. C'est dire qu'aucune société sénégalaise n'a été invitée à soumissionner », regrette-t-il. Non sans préciser que l'autoroute à péage est une vitrine du Sénégal et à ce titre, elle doit être ouverte à toutes les entreprises y compris celles détenues par des Sénégalais. Sous ce registre, ils estiment que l'Etat doit avoir un droit de regard sur les affectations des sites, car les terres restent une propriété de l'Etat. Les pétroliers demandent l'arrêt d'octroi des sites à Total pour l'extension de son réseau et exigent le démantèlement de certains de ces sites au profit de la concurrence.


Dans notre édition d'hier, Momar Nguer, Directeur Afrique et Moyen-Orient de la branche Marketing et services de Total, a soutenu qu'il n'est pas interdit à une entreprise privée de contracter avec une autre. « Parce que je suis une entreprise française, je ne dois pas répondre à une offre d'une autre société étrangère qui cherche un partenaire ? », s'étonnait-il.


Adama Coulibaly


(Source : Wal Fadjr, 20 septembre 2014)







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IDC : Pour les entreprises africaines, c'est le mobile ou la mort !



Les organisations qui ne comprendront pas la nécessité de définir des stratégies mettant les technologies du mobile au centre de leur réflexion s'exposent aux risques d'une capitulation face à la concurrence et toutes les conséquences fatidiques que cela peut entraîner. Telle est la conclusion tirée du IDC Entreprise Mobility Forum 2014 à Johannesburg.


A travers des présentations, des études de cas pratiques et des tables rondes d'informations, les participants ont été conviés à innover autour de cette transformation et de faire pleinement usage de la notion de mobilité afin d'améliorer l'expérience client et de prospérer dans ce nouveau paysage ultra-concurrentiel.


“La convergence de l'informatique et des télécommunications facilitée par la mobilité permet aux entreprises de virtualiser leurs processus, et ainsi d'augmenter la productivité, stimuler le rendement des employés, rationaliser les fonctions d'affaires, et améliorer le service à la clientèle”, a déclaré George Kalebaila, Directeur senior de la recherche pour les télécommunications et les médias numériques à IDC Afrique.


“Il est clair que l'ère de la mobilité généralisée est imminente, et les entreprises qui ont adopté une mentalité « mobile d'abord » sont déjà classés en tête du peloton“.


Selon M Kalebaila, les entreprises qui ont intégré le mobile dans leur réflexion de manière optimale ont eu à faire face à plusieurs dilemmes : “Elles ont rencontré et résolu diverses questions de sécurité et d'accessibilité, ont cartographié leurs processus et les ont modifié de la même manière que les mobiles ont changé la nature de leur travail. Ces entreprises ont reconstruit leur infrastructure pour recevoir l'information de plusieurs nouvelles manières. Elles ont également intégré la logique des mobiles aux éléments émergents dans le domaine de l'informatique – cloud computing, l'analyse de données et le social business”.


Pour plusieurs intervenants au IDC Entreprise Mobility Forum 2014, les organisations ne doivent pas tomber dans le piège de croire qu'une stratégie de mobilité efficace est celle qui atténue tout simplement les risques et minimise les coûts de support, selon eux chaque entreprise doit déterminer quels sont les avantages que la mobilité peut apporter à son organisation et agir en conséquence.


A bon entendeur.


(Source : Afrique ITnews, 20 septembre 2014)







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Le CONTAN sur la transition de l'analogique vers le numérique : « Le Sénégal sera au rendez-vous du 17 juin 2015 »



Le Comité national de pilotage de la transition de l'analogie vers le numérique (Contan) a tenu hier, vendredi 19 septembre une réunion d'information et de partage avec les opérateurs de télévision du Sénégal. Au cours de cette rencontre, le Contan a assuré que le Sénégal répondra présent au rendez planétaire de la télévision numérique terrestre le 17 juin 2015.


Concernant la transition de l'analogie vers le numérique, le Sénégal sera au rendez, le 17 juin 2015, la date butoir retenue par l'Union internationale des télécommunications (Uit). L'assurance a été faite par les membres du Comité national de pilotage de la transition de l'analogie vers le numérique (Contan) lors d'une réunion d'information et de partage avec les opérateurs de télévision hier, vendredi 19 septembre. « Tout est réuni pour que le Sénégal puisse effectivement passer de l'analogie vers le numérique le 17 juin 2015. On est obliger le 17 juin 2015 de basculer vers le numérique. Ce n'est pas une question d'option, c'est un engagement international », a fait savoir Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, directeur de cabinet du président du Contan, Babacar Touré par ailleurs chargé des affaires juridiques du Contan.


Revenant sur la réunion d'information et de partage avec les opérateurs de télévision, M. Niang a expliqué : « il était important que cet exercice soit fait pour deux raison. La première c'est que la date butoir s'approche à grand pas car le dernier délai c'est le 17 juin 2015 et c'est un engagement international. La deuxième raison c'est que le gouvernement du Sénégal a mis en place une structure de partenariat technique qui est le groupe Excaf-Télécom ». Par ailleurs, il a souligné que dans la première partie de la convention de concession signée entre Excaf-Télécom et l'Etat du Sénégal, il s'agit d'un contrat de 5 ans pour la conception, renouvelable sur des projections de 10 ans.


Du coté du groupe Excaf-Télécom aussi, toutes les conditions sont réunies pour basculer vers le numérique. Selon son Directeur général, Sidy Diagne, toutes les dispositions ont été prises. Toutefois M. Diagne rassure les opérateurs de télévision quant à la neutralité du groupe Excaf-Télécom dans la mission qui lui est assignée. « Le groupe Excaf va privilégier la neutralité dans cette mission. Il n'y a aucune préférence par rapport à nos deux chaines de télévision. La véritable bataille qu'il faut mener c'est au niveau des contenus. Les Sénégalais vont s'approprier des télévisions et la différence sera donc dans le contenu des programmes », a-t-il laissé entendre.


Ndèye Aminata Cissé


(Source : Sud Quotidien, 20 septembre 2014)







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Alcatel-Lucent vient d’être nommé Industry Group Leader du secteur Technology Hardware & Equipment dans l’évaluation Dow Jones Sustainability Indices 2014

Pour la quatrième année consécutive, Alcatel-Lucent et les Bell Labs sont salués pour leur « définition de standards robustes en matière d’éco-innovation dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. »

Alcatel-Lucent (Euronext Paris et NYSE : ALU) (http://www.alcatel-lucent.com) vient d’être nommé par S&P Dow Jones Indices, parmi les plus grands indices boursiers au monde, et RobecoSAM, spécialiste des investissements durables, leader du secteur Technology Hardware & Equipment dans le cadre de l’évaluation du Dow Jones Sustainability Indices 2014 avec un score de 91/100.



Faits marquants

•          Dans son rapport de synthèse 2014 sur Alcatel-Lucent, DJSI/Robeco SAM précise qu’« Alcatel-Lucent et ses laboratoires de recherche, les Bell Labs, ont continué à mener le débat en matière d’éco-innovation pour le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). »

•          L’entreprise a continué à jouer un rôle actif dans la définition de

Tanzanie, succès pour une application mobile permettant de lutter contre la mortalité infantile





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Le groupe ITANCIA développe ses activités en Côte d’Ivoire et dans les autres pays d’Afrique

Le groupe ITANCIA distributeur d’équipements réseaux et télécoms veut renforcer sa présence à l'international en développant davantage ses activités en Côte d’Ivoire  et dans les autres pays d’Afrique.
«Success story» à la française, le groupe ITANCIA distributeur à valeur-ajoutée spécialisé dans les solutions de communications professionnelles et les équipements «éco-recyclé» veut consolider son développement en Afrique, une zone où il est présent depuis 2005. «Nous allons continuer à nous renforcer en

vendredi 19 septembre 2014

Gouvernance des télécom et des TIC : Les professionnels réclament son institutionnalisation



Les acteurs des Télécom et des Tic se sont planché hier jeudi, à Dakar sur le « cadre juridique du secteur des Télécom/Tic ». Au menu de cette rencontre, une mise à niveau des différents acteurs sur les nouvelles dispositions du nouveau code des Télécom d'une part et d'autre part des échanges sur les projets de décrets d'application.


Si depuis février 2011, le Sénégal dispose d'un nouveau code des Télécommunications issu d'une concertation publique/privé, sa législation tarde à s'effectuée, faute de décrets d'application adaptés aux réalités économiques prenant en compte les préoccupations de ceux qui créent la richesse et des emplois productifs.


Cette absence de cadre juridique légal a fait, hier jeudi 18 septembre, à Dakar, l'objet d'une journée d'échanges et de concertation entre professionnels et partenaires autour du thème « cadre juridique du secteur des Télécom/Tic ».


Cette journée de réflexion se veut d'une part une mise à niveau des différents acteurs, notamment les Petites et moyennes entreprises (Pme), sur les nouvelles dispositions que leur confère le nouveau code des Télécom et d'autres part l'opportunité d'échanger sur les projets de décrets d'application.


De l'avis d'Antoine Ngom, président de l'organisation des professionnels des tics du Sénégal (Optic) « le Sénégal est sans lettre de politique sectorielle et stratégique depuis plusieurs années. Cela n'est pas acceptable ! », a-t-il regretté.


« La feuille de route actuelle du gouvernement s'articule autour du Plan Sénégal émergent (Pse) qui, pour nous, ne donne pas la place que devrait avoir le numérique dans le pays comme le Sénégal qui aspire à l'émergence », a-t-il indiqué.


Par conséquent, dira-t-il « le gouvernement se doit de travailler à la redynamisation du secteur des télécommunications ». Toujours selon lui « la gouvernance du numérique pose problème tant du point de vue de l'instabilité institutionnelle que du dispositif institutionnel inefficient ».


Ainsi, a-t-il dit, « nous misons beaucoup sur le conseil national du numérique que nous appelons de tous nos vœux, lequel est pris en charge dans le Pse à travers la réforme du It Board ».


Selon Ameth Amar, vice président du conseil national du patronat (Cnp), « un privé ne peut investir que dans un cadre juridique et judiciaire ». Pour nous investisseurs privés, souligne-t-il « l'insécurité juridique s'explique par l'inadaptation des textes et des procédures à l'environnement de nos jours.


Et cette insécurité judiciaire découle de la façon dans laquelle la justice elle-même est rendue, tant en droit qu'en matière de déontologie », a-t-il relevé.


Pour redynamiser ce secteur stratégique, il urge de mettre en place souligne-t-il « un cadre réglementaire et légal régissant l'activité Télécom/Tic aux niveaux national et régional (Uemoa ».


Intervenant, Yaya Abdoul Kane, ministre des Postes et des télécommunications avance que « l'Etat s'est engagé à concourir à la redynamisation du secteur des tics, afin que l'économie numérique puisse booster la croissance économique ».


Jean-Pierre Malou


(Source : Sud Quotidien, 19 septembre 2014)







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