lundi 21 avril 2014

Découvrez le premier ordinateur made in Mali



Si vous allez un jour au Mali et que vous voyez un ordinateur avec un écran HDMI (High-Definition Multimedia Interface ) , une carte PC d'une capacité d'un giga de Ram ( Random-access memory ), d'une vitesse de processeur de 1,4 giga-hertz , une souris et un clavier , le tout fonctionnant sous « Ubuntu » et que celui-ci porte la marque de « Limmorgal » ne soyez pas surpris . Rassurez vous, ce n'est pas l'un des ces nombreux ordinateurs bon marché et de mauvaise qualité qui inondent le marché africain. « Limmorgal » , qui signifie calculateur, en langue nationale peule, est l'œuvre des sociétés de droit malien Internet society Mali (ISOC Mali) et Intelec 3. Fait avec du matériel simple, cet ordinateur possède, juste à l'arrière de l'écran, un boitier qui contient tous les accessoires et terminaux de commande. Le concepteur de cette machine est Mamadou Iam Diallo qui est Docteur en physique, expert des TIC, et enseignant à l'Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA) de Bamako. « Nous avons conçu cette machine pour contribuer à la réduction du fossé numérique, mais également à la vulgarisation de l'outil informatique surtout en milieu scolaire » a-t-il indiqué.


En plus d'être accessible au prix de 171 000 Fcfa , cet ordinateur peu être alimenté par l'énergie solaire. Faible en consommation d'énergie, la machine à juste besoin de 24 watts pour sa mise en marche. Le concepteur de cette machine ne compte pas s'arrêter à cette version de son invention. En effet, il compte développer le produit à l'avenir afin que celui-ci puisse satisfaire d'autres besoins.


(Source : Dakar Actu, 21 avril 2014)







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dimanche 20 avril 2014

Abou Abel Thiam, Président du Collège de l'ARTP : "le rapport de la Cour des comptes révèle un braquage de l'ARTP"



Abou Abel est le Président du Collège de régulation de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes dans. Dans cet entretien, il livre quelques secrets du rapport produit par la Cour des comptes dans la gestion de l'ARTP de 2008 à 2011. Aussi annonce-t-il les projets de la structure et se prononce sur l'actualité politique du Sénégal.


Vous venez de boucler votre troisième mois à la tête du Collège de régulation de l'ARTP. Est-ce qu'il est possible de revenir sur la situation trouvée sur place ?


Nous sommes sept personnes, venues d'horizons divers, avec des profils divers. Le Président Macky Sall nous a demandé, en synergie avec la direction générale, de diriger le Collège de l'ARTP pour nous occuper de la régulation du secteur des télécommunications et des postes. Nous avons trouvé à l'ARTP une autorité indépendante qui a souvent été au centre du débat médiatique occupant souvent les pages de faits divers des journaux. Notre tâche est de recentrer la structure dans son coeur de métier. Nous sommes les organes de décision, de validation,d'approbation et d'impulsion de toute l'activité de régulation. L'ARTP n'est cependant pas une agence, c'est une autorité administrative indépendante. Le collège de l'ARTP n'est pas d'un conseil d'administration, il a des prérogatives autrement plus importante. Les lois communautaires qui ont inspiré les lois nationales nous permettent de mener à bien notre tâche indépendamment des autres organes étatiques. Nous avons trouvé une structure qui marche, l'activité bat son plein. Mais je dois dire aussi que depuis mon arrivée, j'ai fortement été marqué par les conclusions de la Cour des comptes précisément sur les exercices qu'ils vont de 2008 à 2011.


Que disent ces solutions ?


La Cour des comptes a épluché la gestion de l'ARTP pour épier le comportement de la direction générale d'alors. Sans déflorer le caractère confidentiel d'un tel document, il renferme des choses inouïes. C'est-à-dire des comportements qui sont aux antipodes de la bonne pratique, de la transparence, de la légalité. J'ai personnellement été effaré par ce que j'ai découvert dans ce rapport. Il y a aujourd'hui beaucoup de personnes qui s'agitent dans la rue et qui devaient se taire. Plus que du vol ce que la Cour des comptes à indexer relève d'un braquage. L'institution a été braquée par des individus qui ont pignon sur rue.


Est-ce que vous pouvez donner des exemples ?


Il y en a à foison. L'ARTP a financé des activités qui n'ont rien à voir avec les activités qui sont concentrés sur la régulation les télécommunications et les postes. Elle a eu à verser des centaines de millions a des secteurs comme la lutte. Avec tout le respect que j'ai pour les personnes qui sont dans la lutte, celle-ci n'a aucun lien avec les télécommunications. L'Artp a aussi noué des contacts dont la Cour des comptes dit qu'ils ont été scellés en violation manifeste des intérêts du Sénégal, des contrats léonins ,diront les juristes.Sur instruction, le président de la République d'alors, Me Abdoulaye Wade, l'ARTP a sponsorisé des activités qui ne sont pas les siennes. Au regard du rapport de la Cour des comptes, des personnes inculpées dans ses malversations passeraient 500 ans en prison qu'elles ne finiraient pas de payer leurs dettes vis-à-vis des Sénégalais, tellement les méfaits qu'elles ont commis sont d'une extrême gravité.


Vous faites allusion à Ndongo Diaw ?


C'est vous qui le citez. Je sais seulement que l'avis exprimé par les juges sur la gestion de la chose publique les mets à l'index et montre qu'ils n'ont jamais mis en avant l'intérêt du Sénégal dans leurs activités.


Ndongo Diaw a été la seule personne arrêté dans ce dossier, doit-il être le seul à payer ?


Je ne prononce pas une sentence judiciaire, j'exprime mon avis que je tire du rapport de la Cour des comptes. Par exemple l'ancien président de la République a eu a survolé la ville de Dakar et a dit qu'il allait créer la radio télévision africaine. Résultats des courses : instruction fut donné à la direction générale de l'Artp d'alors pour financer la construction d'une telle structure. D'abord, l'ex-chef de l'Etat n'avais pas à donner cette instruction, c'est illégal. Ensuite l'ARTP n'a pas à financer ce genre d'activité. Enfin, c'est l'ex Président qui a désigné lui-même l'architecte de son choix Pierre Goudiaby Atepa, qui devait être payé hauteur de 400 millions de francs Cfa. Cela sans appel d'offres D'avenant en avenant ce prix est montée de 400 millions à 1 milliard 400 millions francs CFA.


Est-ce que l'argent a été versé ?


Je ne sais pas. Mais je sais que cela a été dénoncé par la Cour des comptes.


Et maintenant quelle suite allez-vous donner à ce document ?


Il y a des recommandations de la Cour des comptes. Nous allons voir. Je ne suis pas le décideur, mais je fais partie de ceux qui seront appelés à voir quelle est la faisabilité quant à application des recommandations de la Cour des comptes. Ce que je sais c'est que ce qui s'agitent aujourd'hui au nom des intérêts du Sénégal ont eu à violer ses intérêts allègrement pour en tirer leur profit personnel. Pour le moment nous sommes en train de réfléchir et voir quelle est l'attitude à adopter. Ce n'est pas notre seule tâche. Mais c'est un rapport de la Cour des comptes, un rapport public. Ce n'est pas notre opinion, notre idée. Il s'agit de l'expression de la conviction tirée d'un travail d'investigation et enquêtes que ces juges autonomes et indépendants ont menés. Ce rapport ne nous a pas été adressé pour être rangé dans les tiroirs. Nous sommes obligés d'essayer de voir comment rapporter les intérêts du Sénégal manifestement violés par une conspiration entre les anciens dignitaires politiques du pays.


Vous allez donc donner une suite judiciaire à ce problème...


Nous ferons ce que la loi nous oblige à faire.


Quels sont vos projets pour la boîte ?


Nous avons trouvé en place des chantiers importants. L'état du Sénégal, à la 4G. L'autre aspect c'est qu'entre les opérateurs que nous sommes appelés chantier, notamment le catalogue d'interconnexion, il y ait un coût entre les différents opérateurs. C'est le collège de l'ARTP qui valide le catalogue fixant les taches de l'interconnexion. J'espère que l'adoption d'un tel catalogue induira une baisse des coûts.


Est-ce que les opérateurs se sont entendus là-dessus ?


Ils n'ont pas à s'entendre. C'est nous qui adoptons un catalogue pour le leur présenter mais il y a une concertation à tous les niveaux. Nous n'allons pas décider ex-nihilo.


Dans la gestion du passage de l'analogie au numérique, il y avait une guerre silencieuse entre l'Artp et le Cnra ?


Non, il y a pas eu de guerre. Il y a eu juste quelques moments d'incompréhension avec des craintes venant de l'ARTP qui avait des appréhensions quant à ses prérogatives. Mais on a dépassé ce stade. Le Comité national de transition de l'analogie au numérique est une structure ad hoc instituée par le président de la République pour organiser le passage de l'analogique au numérique. Alors, étant une structure ad hoc, elle est appelée à disparaître une fois que le passage sera fait.


Il avait été annoncé un retour au contrôle des appels entrants...


Il n'y a rien de plus légitime et de plus normal pour un pays que l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes se dote de moyens pour contrôler le flux des appels entrants et sortants. C'est même banal. Il faut qu'il y ait un contrôle, il est nécessaire. Pas à la manière de l'ancien pouvoir c'est-à-dire profiter du prétexte d'un système de contrôle pour faire de la magouille en se faisant de l'argent sur le dos des Sénégalais et des consommateurs.


Est-ce que vous maintenez ce processus ?


Nous n'avons pas, pour le moment les moyens de le faire par nous-mêmes. Nous avons acquis du matériel et nous allons nous faire accompagner par ceux dont l'expertise relève de ce domaine.


Et si les opérateurs ruent dans les brancards ?


S'ils ruent dans les brancards , ils nous trouveront dans ses brancards en train de ruer contre eux. Je ne comprendrais pas que quelqu'un puisse faire le reproche à un pays à travers son organe de régulation de se doter des moyens qui lui permettent d'avoir une idée claire du volume des appels. Autrement , c'est l'opérateur lui-même qui détermine son volume d'appels entrants ou sortants. Il n'y a pas de contrôle dans ce cas. Nous serons dans une situation de réceptivité d'informations qui nous sont fournies sans avoir le minimum de contrôle. Dans ce cas l'ARTP n'aurait plus sa raison d'être.


Comment se présente le marché des télécommunications ?


Je pense que le marché de la téléphonie est très lucratif pour les opérateurs, si faramineux. C'est un marché extrêmement juteux pour les opérateurs. Les Sénégalais ont tendance à parler du panier de la ménagère en terme de riz, d'huile et de denrées alimentaires. Nous autres sénégalais dépenses sont beaucoup en téléphonie. Je me demande si les gens font attention un tout petit peu au chapitre téléphonie dans le budget des ménages. Le téléphone et l'Internet sont encore trop cher. Ce que les opérateurs captent au Sénégal comme bénéfice me semble démesuré par rapport à notre pouvoir d'achat ,par rapport à l'avancée de la technologie des téléphonie et par rapport à ceux qui se fait ailleurs.


Justement, vous reconnaissez que le téléphone coûte cher et tout ce qui est de la télécommunication. Qu'allez-vous faire pour baisser les prix ?


Nous y sommes et nous y travaillons. Mais il ne faut pas oublier que ces opérateurs ont acquis des licences sur la base d'un cahier des charges. C'est un contrat avec l'État. Nous ne sommes pas des brigands, mais un pouvoir légaliste. Nous ne pouvons pas nous lever et décider d'un trait de plume que ce que nos devanciers avaient signé n'est plus de mise.


Est-ce que vous travaillez sur le quatrième opérateur de téléphonie ?


Naturellement, il arrivera un moment où un quatrième opérateur sera sur le marché. Mais pour le moment, ce n'est pas d'actualité.


(...)


Ndiaga Ndiaye


(Source : L'Observateur,18 avril 2014)







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[Côte d'Ivoire] Genius gagne la finale locale de Microsoft Imagine Cup

La pré-sélection de l'équipe qui représentera la Côte d'Ivoire lors des différentes compétions continentales et maghrébine de Imagine Cup Seattle,  a eu lieu ce samedi 19 avril dans les locaux de Microsoft au plateau-Abidjan. De 15h à 19h.

C'est finalement la team Genius qui s'est démarquée des sept autres compétiteurs avec son projet Survivor via une présentation impeccable, du reste. Dans la catégorie WorldCitizenship, ils ont monté comment cette application pourrait

samedi 19 avril 2014

L'éprouvante expérience du développement logiciel en Afrique : Un blogueur livre un aperçu de la situation



« Afrique » et « Développeur » deux termes forts évocateurs pour la plupart d'entre nous, mais qu'en est-il de l'association des deux (développeur en Afrique ou développeur africain) ?


A travers son billet de blog intitulé « agony of an african programmer », Raindolf Owusu tente de faire un aperçu rapide de toutes les contraintes et les difficultés rencontrées par les développeurs africains contrairement à leurs confrères outre Afrique. Il résume la situation en quelques points importants. Mais avant cela, il présente l'environnement dans lequel ils évoluent : « Nous vivons dans un environnement où les équipements technologiques coûtent 2 à 4 fois plus qu'en Europe ou en Amérique du Nord, où les livres techniques sont inexistants dans la plupart des régions du continent, où la plupart des gens ne disposent pas de carte de crédit pour effectuer des achats sur Amazon. Ajouté à cela, un bon nombre de pays africains sont bloqués sur PayPal. » De plus, avec la perception générale de ce qu'est la technologie en Afrique n'arrange pas les choses. « En Afrique, il y a un problème de perception. Certaines personnes pensent encore que la technologie ne se présente que dans des équipements, comme un caméscope, un ordinateur, un laptop, un iPad et j'en passe », explique celui-ci. Selon lui, les points les plus importants affectant les développeurs africains sont les suivants :


Délestage électrique :


Les délestages électriques ne sont pas rares dans les pays africains et les fournisseurs d'électricité ne comprennent pas que « vous avez besoin d'électricité pour travailler et que vous devez travailler pour manger. »Ainsi, pour Owusu il ne faut pas s'étonner de certaines conséquences : « avec ce genre de facteur, vous pouvez vous assurer que la plupart des développeurs, spécialement au Ghana et au Nigeria, ne pourront pas respecter leurs deadlines »


Coût de l'accès à Internet :


En tant que développeur, la quantité de données consommée sur Internet est très importante, mais l'accès au réseau l'est encore plus. Toutefois, il n'y a toujours pas d'offre adaptée au besoin des développeurs. « Les entreprises de télécommunication oublient qu'Internet possède une quantité de données impressionnantes qui peut être utilisée comme un outil pour booster la croissance économique et réduire la pauvreté. »


Investissement :


« En Afrique, la plupart des gens ne comprennent pas les pratiques de la Silicon Valley en matière de Business et d'investissement. La plupart des investisseurs technologiques investissent dans une start-up, car ils sont intéressés par les profits à court terme. » Les bons développeurs qui ne comptent que sur eux-mêmes pour développer leurs projets personnels sont alors ralentis par les différents emplois qu'ils prennent en parallèle pour subvenir à leurs besoins.


Salaire :


« Un développeur en Afrique perçoit entre 10 000 à 20 000 dollars annuellement, alors que ses collègues en Europe et aux USA gagent au moins 100 000 dollars par an »


Conséquence de la polyvalence :


« Un développeur africain tente de jouer tous les rôles possibles au sein d'une entreprise, de chef d'entreprise à chargé de publicité. Au lieu de se concentrer sur un seul aspect et de le maitriser, il passe son temps à essayer de maitriser tous les différents aspects de l'entreprise. Cela est parfois bénéfique, mais vient avec son lot d'inconvénients »


Enseignement :


Chaque année, des milliers d'étudiants sortent des différentes universités bardés de diplômes, avec comme bagage une certaine maitrise de certains langages de programmation connus, ce qui peut se révéler un bon point de départ pour les entreprises de développement logiciels. Toutefois, ces étudiants ne s'investissent pas suffisamment dans des projets personnels pour développeur leurs talents. A la place, ils se focalisent plus sur leur résultat universitaire, ce qui n'aide pas vraiment à développer suffisamment leurs capacités.


Prix et compétitions :


« Il y a une différence entre gagner des prix et des compétitions technologies et remporter une victoire sur le marché public. » Ainsi, pour notre blogueur, plus vite le développeur africain en prendra conscience, mieux ce sera.


Au final, Owusu espère que ces contraintes soient plus une force qu'une faiblesse pour les développeurs africains, les poussant à s'armer de patience de courage et surtout à ne pas rendre les armes. Un jour peut-être, le développeur africain sera reconnu à sa juste valeur et pourra avoir droit au même traitement que ses collègues européens et nord-américains.


(Source : Social Net Link, 19 avril 2014)







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Arrivée d'un quatrième opérateur de téléphonie : bon pour le consommateur, mauvais pour les concurrents



L'impact des télécommunications dans l'économie sénégalaise a fait l'objet d'une étude réalisée par le professeur Raul Katz. Les résultats présentés hier révèlent que le Sénégal se situe dans le peloton de tête des pays africains les plus en avance dans les télécommunications et le numérique, qui représentent près de 13% du Pib. Malgré cette bonne place, la venue d'un quatrième opérateur de téléphonie serait inopportune pour notre pays, car risquant de diminuer considérablement les investissements et la productivité dans le secteur.


Alors que les pouvoirs publics pensent de plus en plus à l'arrivée d'un quatrième opérateur de téléphonie sur le marché sénégalais, l'étude du professeur Katz vient plomber ce rêve à coup de milliards. A en croire l'auteur, ajouter un quatrième opérateur à la structure du marché qui existe ne serait pas très productif. "Il importe de ne pas multiplier le nombre d'acteurs et de ne pas surtaxer les services existants. L'action des trois opérateurs présents au Sénégal assure une concurrence suffisante dans la téléphonie mobile, garantit des investissements élevés des retombés économiques croissants pour le pays.


Les télécommunications étant une industrie très intensive du poi,t de vu de l'investissement du capital, trois opérateurs donnent suffisamment la possibilité d'avoir une concurrence qui mène à une diminution des prixet une accélération de l'innovation. L'arrivée d'un autre opérateur sur le marché sénégalais entraînerait une plus grande baisse des tarifs, au delà des profits des opérateurs. ce qui peut provoquerla baisse du niveau des investissements et de la qualité des télécommunications", avertit le Pr Raul Katz.


Ce dernier cite en exemple le Brésil où l'avènement d'un quatrième opérateur a entraîné une baisse importante de la qualité du réseau, au point que les pouvoirs publics ont instruit les opérateurs d'arrêter la vente de téléphones mobiles parce que plus on en vendait, plus la performance du réseau baissait. D'autres pays comme le Costa Rica, le Chili ou encore l'Argentineont connu la même situation.


Directeur des recherches en business stratégie à la Colombia Business School aux États Unis, le Pr Katz est spécialisé dans l'économie des télécommunications, secteur dans lequel il a réalisé plusieurs études. Selon lui, le besoin d'investissement est important et plus la concurrence est rude, plus les prix baissent et dans ce casil n'y a pas de grandes possibilités d'investir. "Depuis 2009, les tarifs ont considérablement diminué et cette baisse va se poursuivre, pas de façon radicale, mais suffisamment importante", assure -t'il.


Son étude révèle qu'au Sénégal l'impact économique des télécommunications a progressé de 15% depuis 2010. Entre 2005 et 2013, les télécoms mobiles ont contribué pour 22,6% à la croissance particulièrement pour la 2G. En 2011, elles ont contribué à hauteur de 12,6% aux recettes fiscales du pays, contribué à aux emplois générés. La même étude réalisée pour le Sénégal a été faite dans d'autres pays tels que le Niger, le Mali et la Côte d'Ivoire. "La comparaison de ces études a démontré qu'au Sénégal, l'impact économique est beaucoup plus grand que dans les autres pays de la zone francophone. La premiere raison c'est que le haut débit mobile a commencé à se développer au Sénégal avant ces autres pays. Aussi la composition du tissu économique sénégalais dans le domaine des services est particulièrement favorable à l'adoption des technologies de communication", estime le Pr Katz.


Soukeyna Diop


(Source : L'As Quotidien, 18 avril 2014)







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Kenya : le partage des infrastructures va devenir obligatoire



La Commission des communications du Kenya (CCK) a annoncé que le partage d'infrastructure va devenir obligatoire pour les opérateurs de téléphonie mobile. Les autres opérateurs télécom du pays seront surveillés à propos de la manière dont ils utilisent le spectre de fréquence. « Ils ont assez de capacité avec les ressources que nous leur avons donné. Ils doivent désormais avoir la culture du partage », a déclaré Francis Wangusi, le directeur général de la CCK.


Le partage d'infrastructures fait partie de la loi sur la régulation des télécommunications adoptée en 2013. Actuellement, le régulateur télécom travaille aussi sur le règlement encadrant l'itinérance nationale. Le service permettra aux utilisateurs de faire usage de n'importe quel réseau, peu importe où ils sont dans le pays.


« Nous travaillons sur un règlement autour de l'itinérance nationale pour tous les segments. C'est la prochaine chose qui va ouvrir le marché à la concurrence, mais nous devrons attendre que le tribunal de se prononce d'abord sur une question connexe, puis nous publierons le règlement », a indiqué Francis Wangusi.


(Source : Agence Ecofin, 15 avril 2014)







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Quelles stratégies pour profiter pleinement du potentiel des TIC ?



L'apport des TIC dans l'économie est énorme, mais pas encore entièrement exploité. La Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Dakar, la Sonatel et le ministère du Commerce, de l'entreprenariat et du secteur informel ont réfléchi avec les patrons des PME sénégalaises sur les opportunités qu'offrent le secteur des TIC.


Nouveau secteur porteur de l'économie mondiale, les TIC présentent encore une forte marge de manœuvre pour l'économie. Au Sénégal, plus de 18% du PIB est tiré de ce secteur. Raison pour laquelle, la Sonatel, en collaboration avec la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Dakar ont organisé une rencontre avec les PME et des jeunes détenteurs de projets TIC, pour leur permettre d'exploiter les opportunités qu'offre ce secteur. « Ce type de rencontre permet aux entrepreneurs de prendre connaissance des possibilités qu'offrent les TIC pour l'amélioration de leurs performances. Egalement, pour celles qui sont déjà impliquées dans l'utilisation des TIC de voir les nouveautés et les perspectives de développement dans leur secteur », a déclaré Ismaïla Kondé, le représentant du président de la CCIAD. Il a souligné l'importance pour les PME locales d'être au fait de ce qui se passe dans le marché pour éviter de péricliter. En effet, au Sénégal, 90 % du tissu industriel est composée de PME et la moitié de ses entreprises ne survivent pas à leur cinquième anniversaire a souligné M Kondé.


Lui emboitant le pas, le représentant du ministre du Commerce, de l'entreprenariat et du secteur informel a souligné le rôle de pourvoyeurs d'emplois que joue le secteur des TIC. « En sus de la part importante du secteur sur le produit intérieur brut auquel il contribue à hauteur de 18%, il offre une grande marge de progression annuelle de l'ordre de 14 %. Une opportunité à exploiter à son maximum pour les PME surtout », a fait savoir Augustin Faye. Le Directeur de Cabinet a estimé que pour arriver à tiré au mieux les profits que peuvent offrir le secteur des TIC, l'Etat n'avait pas les coudées franches. Il a invité, le secteur privé, comme vient de le faire la Sonatel pour encourager les initiatives innovantes.


Madame Coura Fall, a saisi la perche tendue par le représentant de l'autorité pour indiquer la Sonatel, ne lésine sur aucun moyens pour accompagner les jeunes talents sénégalais dans leur volonté de s'approprier les technologies de l'information et de la communication. La cheffe du département marketing les a invités à suivre l'exemple la société britannique King, éditeur du célèbre jeu « Candy Crush » qui souhaite maintenant cotée à la Bourse de Wall Street. « En créant ce jeu, King ne pensait pas avoir tant de succès. Aujourd'hui, elle perçoit chaque jour 470 000 Euros. Une aubaine que beaucoup aimerait avoir. Pourtant c'est facile, il faut juste laisser parler son imagination à travers les TIC. Il se peut que le prochain inventeur d'applications aussi rentable que *Candy Crush* soit vous », a-t-elle lancé.


Reprenant la parole, Augustin Faye a rappelé l'espoir d'un avenir meilleur pour le Sénégal si des succès stories de ce genre y arrivaient. « Cela réglerait le problème de l'emploi et augmenterait considérablement la part des TIC dans PIB du pays », a t-il affirmé. Le Directeur de Cabinet a dans ce sens les axes d'interventions identifiés et entrain d'être mis en place par l'Etat pour booster la croissance. « 6 axes sont identifiés et seront dégagés sous peu de temps. Il s'agit entre autres de l'élaboration d'un environnement institutionnel favorable au développement des TIC. Cela pour créer des conditions optimales pour capter des investissements. Le secteur étant devenu attractif. On peut aussi noter le fait que l'Eta va faciliter l'accès pour les PME à des financements innovant », a déclaré M Faye.


Pour rappel cette rencontre tenue sous le thème : « Impact des TIC sur les performances des entreprises », a été organisé grâce à un partenariat entre la Chambre de Commerce de Dakar, la Sonatel et le ministère du Commerce a été organisée en faveur des entrepreneurs dans le cadre du Orange Business services.


Une initiative qui cadre bien avec celle prise par les camarades d'Antoine Ngom, réunis au sein de l'Organisation des Professionnels des TIC (OPTIC). Dans une rencontre récente avec le ministre de la Communication et de l'économie numérique, M. Cheikh Bamba Dièye, les contraintes empêchant à ce secteur de se développer comme il devrait l'être ont été soulevées. Parmi lesquelles, le manque de financement. Un appel du pied que le ministre de tutelle avait bien entendu. « Il faut créer des conditions qui facilitent l'implication des banques dans les PME TIC, c'est une niche d'emplois et l'Etat ne cherche que ça », avait-il déclaré.


Amayi Badji


(Source : Réussir Business, 19 avril 2014)







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Kenya : le nouveau plan directeur des TIC dévoilé



Le gouvernement kényan a lancé le plan directeur des TIC pour stimuler la croissance économique dans le pays. Ce document servira de guide pour la politique des TIC sur les trois prochaines années.


Le nouveau plan est axé autour de trois projets, un portail de services aux citoyens, une plateforme e-services du gouvernement et des registres nationaux numérisés. Il décrit en détails la mise en œuvre des projets et les options de financements.


L'événement a suscité l'intérêt des autorités politiques locales. De nombreuses personnalités du secteur de la télécommunication étaient présentes lors du lancement au Connected Kenya Summit 2014.


Le gouvernement kényan a démontré tout son engagement en augmentant l'allocation budgétaire des TIC à 2,5 % et devrait continuer sur cette lancée en mettant en avant plus de projets dans les années à venir. Le Kenya se donne les moyens de ses ambitions et une volonté de s'aligner sur les meilleures pratiques internationales s'affirme.


Le secrétaire du cabinet des TIC, Fred Matiangi affirme que les trois projets ont été sélectionnés pour leur potentiel d'accélérateur de croissance. Ce sommet de deux jours, a été l'occasion pour les professionnels du secteur de discuter des obstacles en matière de TIC afin de proposer la voie à suivre.


(Source : Afrique ITnews, 17 avril 2014)







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"Les TIC contribuent à 23 % dans la croissance économique au Sénégal, c'est l'avis de Raul Karz, Directeur de recherches en business Stratégie à la Colombia School"



En 2002, les revenus du secteur des télécommunications au Sénégal représentaient un peu plus de 4 % du Pib. Ce poids a doublé en 10 ans après, sous l'effet de la diffusion des services, principalement des mobiles, pour représenter près de 13 % du PIB du Sénégal. Le professeur Raul Karz a ainsi conduit une étude au Sénégal et dans 4 pays francophones pour mesurer l'impact des télécommunications dans ces économies. Il diagnostique dans cet entretien, tous les contours de l'environnement numérique. Selon lui, l'entrée en jeu d'un quatrième opérateur pourrait tuer la concurrence.


Quels sont les points majeurs qu'on peut retenir de vos études au Sénégal ?


Notre étude intitulée « l'impact des télécommunications dans l'économie sénégalaise », réalisée pour connaitre et mesurer la contribution des télécommunications dans la croissance économique sénégalaise s'est montrée très instructive. En termes d'impact direct dans l'économie nationale, les télécommunications apportent environ 10,8 % au produit impact intérieur brut et génèrent plus de 70.000 emplois. Au Sénégal, l'adoption du mobile a presque atteint les 90 % et le haut débit mobile est à au moins 500.000 lignes. Ce qui n'a pas manqué d'avoir des incidences sur la croissance économique. L'étude situe la contribution des technologies de communication à la croissance économique aux alentours de 20 % voire 23 %.


Comment faire pour augmenter et garder ce niveau de contribution des télécoms dans l'économie sénégalaise ?


Il faut réduire la fracture générationnelle. Je m'explique. Dans la majorité des familles, surtout dans les pays émergents, où les parents ont plus de 40 ans, il existe ce qu'on appelle une fracture générationnelle. Cela se ressent à travers les objets utilisés pour passer le temps et faire ses achats. Les parents utiliseront les livres au moment où les jeunes seront devant leur ordinateur. Pour casser cette fracture, il faut avoir un enfant dans le foyer. Ce dernier va être le lien entre les parents qui se retrouvent dans les anciens hobbies et le monde extérieur qui a dépassé le niveau des parents. Il n'est pas rare de voir un enfant jouer avec des écrans tactiles et faire des modélisations alors que ses parents ne savent même pas allumer son portable ou ordinateurs.


Comment résoudre ces problèmes et tous les autres problèmes liés à cette fracture numérique ?


En ce qui concerne la fracture numérique dont a parlé, la solution serait que l'enfant donne des cours à ses parents. Sinon, une autre solution serait que l'Etat prenne le relais, pour permettre à cette frange de la population de participer à l'effort économique national. Cela peut être vu comme une sorte d'alphabétisation au numérique. Il ya aussi un problème éducatif dans la fracture numérique. Cette dimension éducative est mise en exergue par Wikipédia. 95% des articles de Wikipédia sont édités en anglais. Je ne parle pas du français ou des autres langues des pays développés, mais les langues locales des pays émergents sont laissées en rade. Cela constitue une manière de marginaliser des personnes qui pourtant, peuvent participer à l'effort numérique. En Colombie, le gouvernement a mis en place un ingénieux système qui permet de créer une demande de service numérique, tout en préparant l'offre d'emploi. Il s'agit de permettre aux PME d'avoir recours aux services de jeunes ingénieurs en informatique pendant une semaine. L'étudiant profite de cette opportunité pour se vendre et prouver l'importance d'un service informatique permanent. Alors que l'entreprise se met aux normes nationales. Au final, tout le monde est gagnant.


Amayi Badji


(Source : Réussir Business, 19 avril 2014)







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L'arrivée d'un quatrième opérateur de téléphonie pourrait entraîner une baisse de la qualité des télécommunications



L'arrivée d'un quatrième opérateur de téléphonie à la structure du marché actuel sénégalais ne serait pas très productive dans le sens où l'expérience des marchés dans pas mal de pays au niveau mondial montre que l'industrie des télécommunications est très indécise du point de vue de l'investissement du capital a fait savoir jeudi à Dakar, le Docteur Raul Katz professeur à l'université des affaires de Colombie.


Les indicateurs de qualité devraient baisser avec l'arrivée d'un quatrième opérateur


Raul Katz a indiqué que « trois opérateurs donnent suffisamment la possibilité d'avoir une concurrence qui mène à une diminution des prix et une accélération de l'innovation ».


« Si l'on ajoute un autre opérateur à l'industrie, bien que le prix puisse diminuer, cela va aussi entrainer la chute des profits des opérateurs d'où une baisse du niveau d'investissement et de la qualité des télécommunications », a-t-il souligné.


Raul Katz s'exprimait au cours d'un atelier de restitution d'une étude sur l'impact des télécommunications sur l'économie au Sénégal.


« On peut donner l'exemple du Brésil, où l'existence de quatre opérateurs a entrainé la réduction de la qualité du réseau d'une façon tellement importante que les pouvoirs publics ont demandé aux opérateurs d'arrêter la vente des mobiles », a-t-il expliqué.


On peut citer également le Costa Rica, le Chili, l'Argentine ... , plusieurs pays où il y'a une concurrence tellement intense et finalement entraîne une diminution de l'investissement.


« Il y'a déjà une concurrence au Sénégal car les prix ont commencé à baisser depuis 2009 et vont continuer à diminuer, mais pas d'une façon radicale si les opérateurs continuent à développer des produits surtout de haut débit qui peuvent générer des revenus adéquats ».


Ndèye Maguette Kébé


(Source : Le Joural de l'économie sénégalaise, 18 avril 2014)







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Télévision : Une structure de pilotage pour la transition vers le numérique



Laurent de Mercey de l'Adetef, opérateur interministériel français de la coopération internationale, ainsi que tous les intervenants de la table ronde sur la transition de la télévision analogique à la télévision numérique ont insisté sur la nécessité, en préparation de la transition, de créer une structure de pilotage.


S'exprimant dans le cadre du 11ème séminaire du réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel) sur « Licences 3G et 4G, état des lieux de l'attribution du premier dividende » enu à Dakar, les 15 et 16 avril 2014, ces panelistes veulent que cette structure définisse la stratégie au niveau national et le rôle des différents acteurs en particulier dans cette transition.


Mais, pour eux, cela ne doit se limiter à ça. Ils demandent également la mise en œuvre d'une campagne d'information pour sensibiliser les usagers au changement et aux opportunités qu'apportera la transition, puis dans un second temps, une expertise opérationnelle pour la phase de déploiement.


Pour eux, au-delà, du bénéfice pour les secteurs de l'audiovisuel (nouvelles chaînes, Hd) et des télécommunications, le passage au numérique représente un aspect essentiel de la modernisation de l'économie.


Les intervenants ont aussi insisté sur l'importance des dispositions de l'accord international GE06 de l'Union internationale des télécommunications (Uit) et le besoin d'une adhésion des parties prenantes tant au niveau national que régional, et sous-régional afin de permettre la mutualisation des efforts et attirer des financements externes.


En France, comme l'ont souligné ses acteurs, la transition s'est faite autour de différentes lois qui ont permis la mise en place d'un cadre de transition sur 6 ans et a représenté 308 millions d'euros de dépenses pour l'Etat, le déploiement de réseau et les chaines de télévision, et 2,6 milliards de recettes publiques suite à l'attribution des licences 4G issus du premier dividende.


Au Burkina Faso, selon Dieudonné Wema, l'élément déclencheur de la réflexion sur le sujet a été le sommet de l'Oif (Organisation internationale de la francophonie) à Ouagadougou fin 2009 sur le sujet.


Aujourd'hui, le Burkina Faso, ainsi que la Côte d'Ivoire représentée par Jean-Paul Apata de l'Artci, l'ensemble des pays de la Cedeao et de l'Uemoa ont adopté la norme DVB-T2 et le MPEG4 comme standards pour la Tnt. Au Burkina Faso, le cadre institutionnel est en place. L'objectif est la couverture en 2014-2015 de la majorité du territoire et l'extinction en 2016.


En Côte d'Ivoire, ces étapes se feront en fonction des retombées technologiques (qualité du service audiovisuel, dividende numérique), financières et sociales qu'elles doivent apporter.


Au Sénégal, Moda Seye de l'Artp, a quant à lui, insisté sur l'importance d'étudier les expériences déjà achevées dans les autres pays pour bénéficier de leurs bonnes pratiques.


Ndakhté M. Gaye


(Source : Eco Finance, 17 avril 2014)







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L'efficacité des TIC dans les interventions humanitaires louée



Les participants au « Cio Summit 2014 » ont unanimement salué l'importante « place qu'occupent les technologies de l'information et de la communication au sein des organisations humanitaires ». Selon les experts, « les Tic rendent efficace les interventions humanitaires, les stratégies de prévention et fournissent des réponses rapides face aux situations d'urgence ».


Grâce à la technologie, les sinistrés se transforment rapidement en premiers intervenants, en envoyant des demandes et des messages, en communiquant des informations essentielles. Ils font, en effet, appel à différents prestataires ou aident à procéder rapidement à une évaluation des dégâts, renseigne un communiqué.


Cependant, l'utilisation des Tic et du mobile par les sociétés nationales Croix-Rouge et de Croissant-Rouge nécessite un programme de réduction drastique de la fracture numérique, notamment dans les pays qui tendent vers l'émergence. Selon les experts réunis à Genève, les humanitaires, pour mieux honorer les tâches qui leur sont conférées, doivent avoir un accès facile à l'internet ou au téléphone portable.


Le « Cio Summit 2014 » qui s'est tenu en Suisse, après celui de 2013, vise à renforcer les capacités des sociétés nationales pour la gestion rationnelle et sécurisée des outils de communication modernes et à positionner le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans l'action humanitaire.


O. Ba


(Source : Le Soleil, 19 avril 2014)







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Archives de l'AOF : Un fonds de 3 km à numériser



Les trois experts français et les cinq archivistes sénégalais chargés de piloter le projet de numérisation des archives de l'Aof ont terminé leur travail de prospection jeudi dernier. Ils ont estimé le fonds à numériser à 3 km, soit plus de 3.000 tablettes d'un mètre remplies. Cette opération pourrait aboutir à la fin 2015.


C'est un travail colossal qui se profile à l'horizon pour numériser les archives de l'Afrique occidentale française (1895-1958). Au Sénégal depuis le début de la semaine pour examiner l'état de conservation et de la disponibilité de l'ensemble des documents entreposé aux Archives nationales, des experts français, aidés d'archivistes sénégalais, ont estimé le fonds à numériser à plus de 3 km, soit plus de 3.000 étagères ou tablettes d'un mètre remplies. « C'est un fonds extrêmement important. Ce sera une mission très longue parce que nous sommes sur une échelle gigantesque. Nous nous sommes assurés de la présence physique des documents déclarés existant avec les archivistes sénégalais sur place. Et après avoir vérifié l'état de leur conservation, nous estimons que ces archives sont communicables ; autrement dit, ils ne sont pas abîmés au point de ne pas pouvoir être numérisés », a expliqué, jeudi, Benoît Van Reeth, directeur du Centre des Archives nationales d'Outre-mer, lors d'une rencontre avec la presse. De retour en France, le chef de la mission a indiqué qu'un rapport sur la faisabilité technique de cette opération sera établi et un cahier des charges élaboré avant qu'un appel d'offres international ne soit lancé.


Selon lui, si la France et le Sénégal ont décidé de numériser ces fonds importants de l'Aof, c'est pour leur donner encore plus une chance de durée et de rayonnement. Ainsi, la première étape va consister à numériser d'abord les archives qui ont été déjà microfilmés à partir de la fin des années 1950, soit un peu plus de 1 km d'archives. Et pour le reste des documents, ils passeront directement du support papier au support numérique sans passer par le microfilmage.


Trouver les moyens


Cependant, avant d'en arriver là, il faut bien que le budget nécessaire à cette opération soit réuni. Car, comme la souligné Van Reeth, « c'est un projet lourd techniquement, humainement et financièrement ». Sur cette question, ses collègues et lui comptent mettre sur la table de solides arguments pour disposer des fonds nécessaires. « Les archives de l'Aof sont inscrites au registre « Mémoire du monde », c'est l'équivalent de patrimoine de l'Humanité de l'Unesco. Elles ont donc une portée mondiale, c'est un argument fort pour trouver des financements. Le deuxième argument sera de dire que nous allons numériser et que nous aurons plusieurs millions de vues », a défendu le directeur des Archives d'Outre-mer.Une fois ces archives entièrement numérisées, elles seront mises en lignes afin que le chercheur, quel que soit son lieu de résidence, puisse y avoir accès sans avoir besoin de venir jusqu'à Dakar pour voir les originaux. Le chef de fil des experts français a assuré que ce projet est soutenu par les plus hautes autorités du Sénégal et de la France et pourra aboutir, dans les meilleures conditions possibles, d'ici à la fin 2015. Pour ce faire, un comité technique composé de trois archivistes français et de cinq archivistes sénégalais a été déjà mis en place.


Une partie des archives diffusée au prochain Sommet de la Francophonie D'ici le Sommet de la Francophonie prévu au mois de novembre prochain, l'opération de numérisation des archives de l'Aof sera loin d'être terminée. Mais, Benoît Van Reeth a révélé qu'ils diffuseront, lors de cette rencontre, une partie de ces documents à partir du fonds déjà microfilmé. « Il est clair que nous n'aurons pas le temps de créer un site Internet pour diffuser toutes les images. Mais, on va sélectionner un certain nombre d'images du stock d'un millions d'images que nous avons, on va les mettre dans un serveur et on les diffusera. Ainsi, on donnera aux participants un avant-goût de ce que sera le site Internet une fois que l'opération de numérisation sera terminée », a-t-il assuré.


Elhadji Ibrahima Thiam


(Source : Le Soleil, 18 avril 2014)







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vendredi 18 avril 2014

[INSTAGRAM] Le selfie du Vice-Président des Etats-Unis

Tout nouveau, tout fun. 

Le mercredi 16 avril, le vice-président des États-Unis a ouvert son compte Instagram officiel . Déjà suivi par plus de 65 000 personnes, Joe Biden s’est amusé à tester la tendance du selfie avec son accolyte, Barack Obama. C'est tout joyeux que le président Obama et Biden ont retourné la caméra vers leurs grands sourires.


D'après Fox News, la photo a été prise à Pittsburgh. Il faut savoir que tous les

Impact dans l'économie sénégalaise : Les télécommunications génèrent 10,8 % du PIB et 70.000 emplois



Les télécommunications contribuent pour près de 10,8 % au Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal et ont généré plus de 70.000 emplois. C'est ce qui ressort d'une étude sur l'impact des télécommunications dans l'économie sénégalaise qui laisse entrevoir un bel avenir pour ce secteur avec l'arrivée de nouvelles générations de services.


La contribution des télécommunications dans la croissance économique sénégalaise est très significative. En termes d'impact direct dans l'économie, elles apportent environ 10,8 % au produit intérieur brut (Pib) et génèrent plus de 70.000 emplois. C'est le résultat d'une étude intitulée « l'impact des télécommunications dans l'économie sénégalaise », réalisée et présentée hier par le professeur Raul Katz, directeur de recherche en « business strategy » à la Columbia Business school.


Cette étude s'est fondée aussi bien sur les effets directs qu'indirects des services des télécommunications dans l'économie de notre pays. « On a mesuré les effets directs et indirects des télécommunications dans l'économie sénégalaise », affirme le professeur Katz. A en croire ce dernier, au-delà des effets directs (contribution au Pib et création d'emplois), il y a les effets indirects qui sont tout aussi importants. Il s'agit de l'adoption des technologies des télécommunications par les entreprises et par le marché.


Au Sénégal, indique Raul Katz, par ailleurs professeur à la Columbia business school de New York (Economics and Finance), et président de Telecom advisory services, l'adoption du mobile a atteint presque le niveau de 90 % et le haut débit mobile est à au moins 500.000 lignes. Ce qui autorise le professeur Katz à croire que le secteur a bien contribué à la croissance économique du pays. L'étude situe la contribution des technologies de communications à la croissance économique aux alentours de 20 % voire 23 %. Une étude similaire réalisée en Côte d'Ivoire, au Niger et au Mali a montré, selon le Pr. Katz, que l'impact économique des télécommunications est plus important au Sénégal que dans ces autres pays de la région francophone. Ceci, selon M. Katz, s'explique par deux raisons : d'abord le haut débit qui a commencé à se développer au Sénégal avant les autres pays. Par exemple, souligne Raul Katz, la Côte d'Ivoire, qui s'est lancée dans le haut débit à partir de 2010, est en retard par rapport au Sénégal. D'autre part, poursuit le Pr Katz, la composition du tissu économique sénégalais, notamment l'industrie de services, est particulièrement favorable au développement des télécommunications.


Une mutation accélérée


En 2002, les revenus du secteur des télécommunications représentaient un peu plus de 4 % du Pib. Ce poids a plus que doublé en 10 ans sous l'effet de la diffusion des services, principalement des mobiles, pour représenter près de 13 % du Pib du Sénégal. La pénétration des mobiles de seconde génération (la 2G) est très élevée au Sénégal et elle continue de progresser. L'étude restituée hier, montre qu'avec plus de huit millions d'abonnements, le taux de pénétration des mobiles a atteint aujourd'hui 93 %. Selon elle, le Sénégal occupe l'une des toutes premières places (4ème) en termes de taux de pénétration dans l'ensemble des pays de l'Afrique de l'Ouest. Dans le même temps, les accès haut débit commencent à atteindre un niveau significatif à savoir plus de 550.000 fin 2012 dont 450.000 en mobile avec les mobiles 3G et 3G+. Parallèlement, l'étude indique qu'un réseau pilote 4G est en test depuis octobre 2013. Par ailleurs, la mise en œuvre du câble transcontinental « West Africa cable system »(Wacs) entre l'Europe et l'Afrique décuple aujourd'hui les capacités d'interconnexion Internet notamment au Sénégal.


Au total, relève l'étude, grâce aux efforts réalisés par les opérateurs de télécommunications, ces données positionnent le Sénégal dans le groupe de tête des pays africains les plus avancés dans les télécommunications et dans le numérique. Pour l'avenir, conseille le document, il faut avoir à l'esprit que, du fait de la croissance démographique, les besoins d'investissements dans le déploiement des infrastructures vont continuer à être importants.


Adama Mbodj


(Source : Le Soleil, 18 avril 2014)







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