mercredi 23 avril 2014

Le Sénégal a les atouts pour devenir leader en économie numérique en Afrique de l'Ouest



Le Sénégal a les atouts pour devenir leader en matière d'économie numérique avec juste de la volonté politique et l'accompagnement de l'Etat, a estimé mercredi à Pikine (banlieue de Dakar) le Directeur général de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), Khassoume Wone.


‘'Il faudrait que le Sénégal soit un pays leader de l'Economie numérique en Afrique de l'Ouest. On a tous les avantages par rapport aux autres pays ouest-africains pour le faire. Il suffit juste qu'il y ait de la volonté politique et que l'Etat accompagne cette idée'', a-t-il indiqué.


M. Wone s'exprimait en marge d'une conférence de presse destinée à faire le bilan de la Semaine nationale de la solidarité numérique, organisée à l'initiative de l'ADIE, du 16 au 23 avril, avec notamment des activités à Dakar, Guédiawaye, Rufisque et Kédougou, etc.


‘'Nous avons l'accès à la mer, (…). Nous avons des cadres de très haut niveau et des jeunes ambitieux bien formés. Il suffit juste qu'il y ait de la volonté politique et que l'Etat accompagne cette idée pour que cette jeunesse sorte et prenne le leadership de l'économie numérique en Afrique de l'Ouest'', a-t-il expliqué.


‘'Nous voulons que l'économie numérique joue un rôle extrêmement important dans le Plan Sénégal émergent'', a-t-il ajouté


Il a indiqué que l'ADIE envisage d'apporter l'année prochaine une dimension internationale à cette semaine nationale de l'économie numérique, en vue de faire participer les pays voisins du Sénégal.


L'objet de la rencontre de cette année, a-t-il expliqué, était de montrer aux citoyens sénégalais que l'économie numérique peut beaucoup apporter à leur pays pour son émergence à l'image des pays de l'Asie du Sud-est surnommés les ‘'dragons''.


‘'Si on prend l'exemple des pays dragons de l'Asie du Sud-est, notamment Singapour, Malaisie, Corée du Sud, etc., ce sont sont des pays qui se sont développés en moins de 30, 40 ans en basant toute leur économie sur l'économie numérique. Ce sont des réalités qui sont là. Il est important de donner à l'économie numérique sa place''.


Selon lui, le Sénégal a ‘'tout à gagner'' en s'inspirant de l'expérience de développement de ces pays asiatiques qui ont ‘'exactement les mêmes réalités économiques que le Sénégal.


‘'Ce sont des pays qui n'ont pas assez de ressources naturelles. Ils n'ont pas de pétrole, pas assez d'or. Nous ne pouvons compter que sur la ressource humaine. Je pense que le schéma de développement de ces pays colle parfaitement au Sénégal'', a dit Khassoum Wone.


(Source : APS, 23 avril 2014)







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Cheikh Bamba Dièye : "La transition numérique nous apporte un nouveau souffle"



La transition numérique va apporter un "nouveau souffle" au Sénégal et en faire un "hub de services'', a estimé mercredi à Dakar le ministre de la Communication et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye.


‘'La transition nous apporte un nouveau souffle, elle permet à l'Etat du Sénégal, au secteur privé d'harmoniser le spectre des fréquences (…) et permettra à l'Etat de recouvrer un peu de sa souveraineté sur ce qu'on peut appeler la distribution des fréquences'', a t-il dit.


Il s'exprimait au cours de la première session ordinaire de la Commission du développement industriel, de l'énergie et des technologies du Conseil économique, social et environnementale (CESE), présidée par Baidy Agne, le premier vice-président de l'institution. Cette commission a élaboré un projet de rapport intitulé : ‘'L'économie numérique, facteur de croissance au Sénégal''.


Ainsi selon M. Dièye, il s'agira, grâce à cette transition, d'avoir ‘'la possibilité non seulement d'ouvrir le pays au reste du monde mais aussi d'accueillir le reste du monde dans nos foyer''.


‘'La question sera de savoir si le Sénégal est économiquement et culturellement prêt, si nous avons les moyens de développer des produits en interne pour juguler et contourner le phénomène de la mondialisation qui nous amène autant de bienfaits que d'agressions'', a-t-il ajouté.


Il a signalé qu'a l'échelle sous-régionale, il s'agira d'uniformiser avec les pays concernés et voir sous quel rapport organiser cette transition qui est selon lui ‘'un phénomène mondial''. D'après lui, "le Sénégal a pris des engagements, donc nous ne pouvons pas ne pas nous organiser''.


Abordant la question de l'internet, il a estimé que tous les pays du monde sont en train de se donner les moyen de réguler ce secteur qui est selon lui ‘'une donnée essentiellement économique''.


‘'Donc c‘est la raison pour laquelle l'Etat est en train de se doter des moyens aussi bien du point de vue des données personnelles que du domaine de la cybercriminalité'', a-t-il soutenu, avant d'ajouter que ‘'le fait d'avoir plus de 93% de taux de pénétration prouve que nous avons l'environnement et l'écosystème pour le développement de tous les systèmes que portent le numérique''.


Il s'agira également, grâce à la transition numérique, d'absorber le taux de chômage dans un délai très court mais aussi d'absorber les déficits en terme d'adaptation aux changements climatiques.


Les interventions, durant le débat général, ont notamment porté sur les déchets électroniques après la transition numérique, la cherté des communications des opérateurs téléphoniques et l'accessibilité aux TICs dans les zones rurales.


Les recommandations issues du projet de rapport, adopté à l'unanimité, ont été axées sur entre autres la mise en place d'un Haut Conseil de l'économie numérique, mais aussi la nécessité de doter l'armée et la police de leur propre réseau pour des raisons de sécurité nationale.


(Source : APS, 23 avril 2014)







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Toutes les dispositions prises en prévision de la fin de la concession de la SONATEL



Le ministre de la Communication et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a déclaré mercredi à Dakar que l'Etat du Sénégal avait pris toutes les dispositions nécessaires concernant la fin, en 2017, du contrat de concession qui lie la Société nationale des télécommunications (SONATEL) à l'opérateur France télécoms.


‘'A l'aune de la fin de la concession en 2017, l'Etat a déjà pris toutes les dispositions. Notre ministère a demandé au Premier ministre de prendre un arrêté pour permettre à l'ensemble des acteurs [...] de travailler ensemble et de concert pour qu'on ne jette pas le bébé avec l'eau du bain'', a-t-il dit.


Il s'exprimait au cours de la première session ordinaire de la Commission du développement industriel, de l'énergie et des technologies du Conseil économique social et environnementale (CESE), présidée par Baïdy Agne, premier vice-président de cette institution.


Cette commission a élaboré un projet de rapport intitulé : ‘'L'économie numérique, facteur de croissance au Sénégal''.


Evoquant l'importance de pouvoir ‘'conserver l'outil de production de cette entreprise qui fait la fierté du Sénégal'', il a dit : ‘'Nous sommes parfaitement informés sur ce que France télécoms propose en matière de modernisation, car ils sont dans de grand groupes''.


‘'Mais chaque élément posé doit être regardé avec toute la réserve et la froideur qu'il faut pour voir ce qui est pertinent, sur le fait de matérialiser et de généraliser l'ensemble des activités, de les uniformiser (….)'', a-t-il indiqué.


"Tout cela, sont des données connues et maîtrisés, et c'est à l'aune des intérêts du Sénégal, car quoi que l'on puisse dire, la SONATEL reste une entreprise sénégalaise avec des billes sénégalaise à l'intérieur, et c'est pourquoi toute croissance économique au niveau de la SONATEL est immédiatement répertoriée dans notre économie nationale'', a-t-il souligné.


Selon M. Dièye, il faut rendre cette entreprise ‘'extrêmement florissante et prospère'' ? et faire en sorte que l'ancrage territorial et la prééminence du Sénégal à l'intérieur de ce dispositif puisse être préservé dans un environnement de concurrence mondialisé.


Le rapporteur de la commission Boukhadirou Kaba a rappelé que dans le domaine du numérique, le Sénégal est en perte de vitesse ? et que selon l'indice de développement des TICs, IL est au 13e rang en Afrique subsaharienne derrière le Maroc, le Kenya et le Ghana, et au 124e au rang mondial.


‘'Néanmoins, le Sénégal est leader devant la Côte d'Ivoire, et il occupait, en 2010, la première place mondiale de la contribution des télécommunications au PIB, 11% devant le Vietnam et le Kenya'', a ajouté M. Kaba.


Pour sa part, Baidy Agne a insisté sur l'importance de créer des ‘'emplois productifs'' dans le secteur du numérique.


(Source : APS, 23 avril 2014)







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Le robot projecteur qui se balade dans la maison



Keecker est un robot capable de transformer la maison en lieu unique de divertissement et de contrôle de la maison.




La robotique et la domotique ont d’abord été considérées comme superficielles mais leur utilité est aujourd’hui admise et les appareils conçus sont toujours plus performants et multitâches.





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Twitter, un outil utile pour prédire les infractions



Certains "tweets" offrent des informations utiles à la police pour prédire crimes et délits.






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Maroc Telecom tient son Assemblée générale sur fond de rotation d’actionnariat





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Stéphane Richard assure Macky Sall de sa volonté de développer la Sonatel, même au delà du Sénégal





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Mali : Orange a lancé la commercialisation du smartphone Yuv Smart à 46 000 FCFA





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L'État algérien rachète 51% de l’opérateur Djezzy pour de 2,6 milliards de dollars





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En RD Congo, Orange enregistre un taux de croissance annuel de plus de 20% depuis deux ans





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mardi 22 avril 2014

[Android] Suivez le concours Miss Côte d'Ivoire 2014 via une application mobile

Le COMICI  a décidé de nous surprendre avec cette app mobile dédiée à ce concours de beauté En parcourant cette application mobile, j'ai pu découvrir les miss qui se sont succédées depuis 1996 et de suivre de bout en bout la Caravane de présélection 2014.
 












Finalement, le COMICI a décidé de se rapprocher davantage du public à travers

Orange Money enregistre 10 millions d’abonnés et prépare le lancement de son API

C’est à Dakar, où le seuil des dix millions d’abonnés fut franchis, que Stéphane Richard, PDG du groupe en déplacement dans la capitale sénégalaise a voulu symboliquement marquer la date en offrant à l’heureuse cliente auteur du “succès” un smartphone associé à un compte Orange […]


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Des mobiles pour détecter la maladie de Parkinson?

Bien que méconnu du grand public, la maladie de parkinson touche pourtant plus de 6 millions de personnes dans le monde. La plus grande difficulté liée à cette pathologie réside dans le diagnostic. L’absence de bio marqueurs et la complexité des procédures rendent sa détection […]


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Regard d'un « Magum Këur » sur le monde numérique, monde d'une génération à advenir



Le Sénégal vit depuis quelques jours une semaine nationale dite "de solidarité numérique". Impossible de le rater, notre pays a l'art de "thêatraliser" le moindre évènement pour des raisons plus ou moins avouées...


Pour ce coup, l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE)à la manœuvre aura bien joué sa partie en faisant participer le secrétaire général de l'UIT, (Union internationale des Télécommunications), la plus ancienne des institutions de l'ONU puisqu'elle a été créée au 19ème siècle dès que la première télécommunication, le télégraphe, a passé les frontières des États, donc avant la Société Des Nations (SDN), ancêtre de l'ONU.


L'objectif était de réglementer l'utilisation du télégraphe entre pays : le secrétaire général de l'UIT est le patron de la gouvernance mondiale des télécommunications.


L'UIT dont le secrétaire général est malien, africain donc pour ne pas dire africaniste, est un organisme tout à la fois de coopération, de développement, de réglementation, de normalisation du secteur des télécommunications dans lequel travaillent avec une collégialité exemplaire les experts de tous les pays, de toutes les entreprises publiques ou privées, institutions, universités, qui veulent en être membres.


Elle définit des périodes d'études animées par des groupes de toute origine et dans une parfaite synergie, ce qui offre à tous les pays qui font l'effort d'y participer l'opportunité d'opérer des choix optimum de développement et d'opter pour les meilleures pratiques dans le domaine.


Le Sénégal se faisait un devoir de participer à ses travaux par le biais de ses administrations publiques qu'étaient l'OPT et Télésénégal, ce qui contribuait à la qualité de l'expertise nationale.


L'ambition affichée de l'UIT, " Engagée à connecter le monde" , en dit long sur son programme et son secrétaire général s'est fait un devoir de mobiliser tout son leadership pour que l'Afrique soit présente aux rendez-vous du futur qui se dessinent, notamment "la société des connaissances" en construction.


La société des connaissances évoquée par le secrétaire général de l'UIT n'est autre que le lieu du fameux "rendez-vous du donner et du recevoir" cher à notre défunt président-poête et que le village planétaire qu'est devenu le monde rend possible.


Être connectée est pour l'Afrique un passage obligé pour être de ce rendez-vous, aussi l'initiative de l'ADIE ne pouvait être occultée par Mr Touré qui s'est dit très attentif et certainement très fier des avancées remarquables réalisées ces dernières années par une entreprise de la sous région, notre opérateur historique Sonatel.


Initiative qui vient à son heure soutenir une autre initiative présidentielle celle là de connecter les Sénégalais, tous les Sénégalais sans exclusive : "l'Etat a des ambitions politiques d'éduquer ses citoyens !" dixit le président Macky Sall faisant oeuvre d'un leadership qui vient à son heure.


Le Sénégal a déjà mal négocié cette opportunité qu'a été le dividende démographique, une population très jeune, 65% dit-on, qu'un bon système éducatif aurait pu transformer en un avantage décisif certain pour sortir du sous-développement.


Il s'agit aujourd'hui de tirer parti du moteur de croissance qu'est l'Internet pour rattraper le coup et permettre à cette jeunesse de disposer d'outils efficients de formation, mais aussi aux autres couches laborieuses de moyens de perfectionner leur art afin de mettre toute la population dans les conditions d'améliorer elle-même son mieux-être.


C'est en cela, la capacité d'agréger les énergies, que l'internet peut apporter sa contribution pour booster le Plan Sénégal Emergent.


Il est patent que tout le monde n'a pas les ambitions d'un chef d'Etat engagé à satisfaire les besoins souvent élémentaires pour ne pas dire primaires de populations à qui la réalisation des OMD ne suffira pas à offrir tout le mieux-être espéré.


Ambitions qui ne sont pas celles des managers de grands groupes de télécommunications engagés à satisfaire les désirs de leurs actionnaires dont le seul objectif est le bon rendement de l'action en bourse.


A cet égard, les organisations de travailleurs qui se battent pour que l'emploi soit préservé sonnent l'alerte avant que l'opérateur historique national Sonatel ne soit vampirisé dans un système de management engagé à littéralement dématérialiser l'entreprise : l'externalisation et la délocalisation seront passées par là à côté des suppressions de postes de travail.


Toutes les autorités devraient être plus attentives encore plus les organisations patronales à cet appel qui transcende le caractère habituel de simples revendications syndicales et pose rien moins que la problématique de la sauvegarde du patrimoine national qu'est Sonatel et il n'y a rien d'exagéré dans le propos.


Autres ambitions affichées, celles là bien plus légitimes, de ces acteurs de l'économie nationale soutenus par leur organisation patronale et engagés pour leur part à porter leur contribution à la richesse nationale à 20% contre 10% ces derniers années. La préférence nationale, le patriotisme économique, l'intérêt national commandent, serait-ce


contre les intérêts d'un pays lié par une "amitié" plus que tricentenaire dont l'un des grands leaders disait que "les pays n'ont pas d'amis, ..." , de donner à ce bel élan de générosité l'occasion de s'exprimer.


La belle saga des "dix années pionniers", les dix glorieuses de Sonatel qui ont suivi sa création, ont démontré s'il en était besoin qu'il ne faut pas désespérer de l'expertise nationale, ...à condition de bien l'encadrer.


C'est grâce à cet encadrement de l'Etat faut-il le rappeler que, bénéficiant d'un management hors pair, Sonatel a pu transformer en success story toutes les opérations qu'elle a engagées jusque au delà des frontières du pays.


Seulement, il faudra bien demander au préalable à ces acteurs qui réclament leurs parts du marché "des comptes et mécomptes" sur l'exploitation de la licence d'opérateur du service universel attribuée au Consortium du Service Universel CSU.


Pour faire simple, à quand la mise en service du réseau pilote de Matam en chantier depuis 2010 ? Quand est-ce que retentira le "Hayo" Halpular promis dans les récepteurs des mobiles ?


En effet, le marché national des télécommunications connaît déjà un quatrième opérateur bénéficiaire d'une licence dite de service universel qui cible la desserte des zones laissées pour compte par les opérateurs nationaux.


La licence de service universel découle d'une politique sectorielle très innovante de l'Etat ayant pour objectif la réalisation du service universel de télécommunications, la garantie d'un libre accès au service dans le proche environnement de toute localité isolée , une réelle démocratisation des services de télécommunications, avec comme levier le fonds de développement du service universel, le FDSUT.


Le marché national devrait pouvoir connaître d'autres licences de SUT si la phase pilote du réseau de Matam s'avère probante ; seulement, l'ARTP, le gendarme du marché, n'a pas ou a très peu communiqué sur ce projet capital pour nos PME/PMI...


C'est dire que la conclusion péremptoire de la conférence commanditée par Orange sur l'arrivée d'un quatrième opérateur sur le marché jure d'avec les orientations nationales retenues d'hier à aujourd'hui par les autorités.


Ceux qui sont attentifs au jeu de concurrence très âpre menée sur notre continent par les grands groupes de télécommunications y verront ni plus ni moins une tentative de conserver une rente de situation bien confortable dans notre pays à travers le contrôle de notre opérateur national Sonatel. L'autre dira, parlant des APE, "les pratiques habituelles de l'Europe avec l'Afrique".


Le marché national des télécommunications ne souffre même pas d'un déficit de régulation : le rôle de notre gendarme du marché est cantonné à la publication périodique de statistiques sur des chiffres fournis par les opérateurs, ce que l'ANSD (Agence nationale de la statistique) saurait mieux faire.


L'absence de régulation a eu pour effet de figer l'opérateur historique Sonatel dans une confortable position dominante sinon de monopole : l'immobilisme, c'est l'équilibre des pouvoirs institués dit-on.


Le manque de volonté dans la mise en oeuvre de mesures d'autorégulation classiques sur la portabilité des numéros ou la sélection du transporteur, le dégroupage de la boucle locale ou mieux le roaming national a participé à cet immobilisme.


Cette situation ne pourra jamais produire la baisse escomptée sur les tarifs en faveur des consommateurs sauf à autoriser de nouvelles licences d'opérateurs.


D'une manière générale, l'Etat, brésilien ou américain soit-il, est dans son rôle régalien d'intervenir chaque fois que le système disfonctionne et quel que soit le domaine, télécommunications ou finances (cf crise de 2008).


Et le segment Internet qui n'a pas décollé aura été le plus impacté par cette situation : la douzaine de fournisseurs d'accès des débuts s'est réduit comme une peau de chagrin.


La belle aventure exotique de Metissacana est emblématique de la galère des pionniers qui ont voulu construire un business avec l'Internet comme facteur.


L'opérateur historique disposant seul d'une infrastructure non partagée jusque chez le client, les progressions significatives notées dans ce segment n'ont pu l'être qu'avec l'arrivée du haut débit de deuxième puis de troisième génération sur le mobile.


Simple effet de mode avec l'avènement des smartphones, beaucoup plus un effet de levier sur les ventes de terminaux mobiles qu'un effet lié à un usage de l'Internet comme levier de croissance.


Le Sénégal ayant été connecté depuis le début des années 90 durant ses "années pionniers", on aura ici glandé pendant près d'une vingtaine d'années dans un domaine qui aurait pu recruter davantage parmi les jeunes.


Qui plus est avec un environnent qui a connu une floraison de multiples écoles et autres institutions d'enseignement supérieur.


L'on comprend mieux dès lors la pertinence de l'intervention de l'Etat déterminé à réaliser l'Internet pour tous, un coup de tonnerre dans le monde numérique qui peut signer le retour du leadership de notre pays dans le secteur des télécommunications. Une avancée, une contribution majeure dans l'offre de service universel que l'UIT ne manquera pas de noter au crédit de notre pays.


Momar Gassama


(Source : Sud Quotidien, 22 avril 2014







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[Hello TMRC] Une nouvelle solution pour améliorer la diffusion de vidéos en ligne



Face à la recrudescence de la vidéo en ligne, de nouvelles solutions voient le jour pour optimiser la qualité et le coût de la diffusion.




Présente il y a dix jours lors du NAB SHOW* à Las Vegas aux côtés de Level(3)**, la startup française Streamroot.io, issue de la saison 5 du Camping a décroché vendredi dernier le prix Hello Tomor





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